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Le travail social hospitalier en psychiatrie

Je travaille en psychiatrie depuis presque 20 ans. Mes premières années d'expérience étaient au Centre Hospitaliser Restigouche de Campbellton après mon baccalauréat. Ensuite, après ma maitrise, je suis venue travailler à l'Hôpital Régional Dr. Georges-L-Dumont à Moncton. J'y suis donc depuis 1991.

J'ai toujours voulu travailler en psychiatrie et j'ai donc toujours travaillé en psychiatrie. Les maladies psychiatriques et les symptômes variés m'intriguent depuis toujours. Le milieu hospitalier est un milieu qui bouge beaucoup. Le travail que je fais est loin d'être routinier. Je suis choyée de travailler avec une équipe multidisciplinaire qui fonctionne bien. Chacun a un rôle très précis, donc lorsqu'il y a un problème, il est clair pour nous qui fait quoi.

Mon rôle dans mon équipe est le rôle qui a le plus de variété, ce qui fait en sorte que mon travail est loin d'être monotone. Je suis responsable de faire une évaluation de la situation sociale et familiale, et ensuite je dois intervenir selon le besoin social de la personne. Je peux aider à localiser des ressources communautaires et faire le lien avec toutes les agences que l'on utilise. Je peux offrir du soutien en individuel, de l'intervention au niveau du couple et de la famille, ainsi que du soutien et de l'éducation aux proches. Je peux aussi simplement servir de consultante pour les gens de mon équipe.

Personnellement, j'aime moins remplir des formulaires et faire toutes sortes de démarches pour les ressources, mais les personnes aidées apprécient tellement ce coté de notre travail, qu'il est un plaisir de le faire avec eux. Ce que j'aime le plus, c'est d'accompagner les gens et leurs proches, dans le cheminement qu'ils doivent faire pour retourner à la guérison, l'équilibre et le fonctionnement optimal.

Il me fait plaisir d'accueillir des stagiaires à tous les semestres. Les étudiants qui sont venus dans le passé ont aimé leur expérience, en apprenant beaucoup sur les ressources communautaires, ainsi que sur les maladies mentales. Ils me disent se sentir bien accueillis par l'équipe. Pour ma part, j'apprécie toujours la perception d'apprentissage des étudiants : ils voient mon travail d'un œil frais, ce qui me fait l'apprécier encore plus!

Ministère du Développement Social à Campbellton

Comment garder la passion après 20 ans de services? C'est pourtant ce que je ressens comme travailleur social dans le domaine du bien-être à l'enfance au Ministère du Développement Social. En effet, il n'y a pas de plus beaux défis que de pouvoir renouveler ses pratiques professionnelles dans le but de mieux répondre aux besoins changeants de la population. Je suis fier de pouvoir contribuer activement à la mise en place de nouvelles stratégies collaboratives avec les familles afin de faire la différence dans la vie des enfants. Ce qui m'encourage vers l'avenir, c'est tout ce potentiel partenarial pour soutenir nos familles. Et comme en fait foi ce proverbe africain, « Ca prend tout un village pour élever un enfant ».

Mario Bourgoin
Travailleur Social 3, TSI, MSS

Services de protection de l'enfance, Moncton

Une expérience gratifiante pour ceux à la recherche de défis et d'aventures

Lorsquon m'a demandé de partager mon expérience et ma carrière en protection de l'enfance, je me suis dit que ce serait la meilleure occasion de briser l'image négative qu'on se fait de ce domaine d'intervention. Par contre, il est important de préciser que les services de protection de l'enfance n'est pas un domaine pour tous. Selon mon opinion, la réalité de notre travail offre un environnement parfait pour ceux en quête de défis continuels ; acquérir de nouvelles connaissances, expériences et habilités spécifiques aux intérêts du travailleur.

Je suis diplômé de l'Université de Moncton depuis 2001 et en septembre 2009 je vais célébrer mes huit années de carrière en protection de l'enfance en services continus. Je dois être honnête que ma première réaction était presqu'une crise de panique et/ou d'évanouissement à l'idée de travailler dans un milieu tellement "dangereux et traumatisant". Ma perception de la protection de l'enfance était souvent véhiculée par des histoires d'horreurs comme souvent manifesté dans le cinéma, les médias et également de mon vécu personnel, éducation sociale et universitaire.  

Il est donc très important d'être "humain", de comprendre qu'il ne sera pas toujours possible d'avoir une coopération égale avec le client, puisque nous devons souvent nous imposer dans leur secrets et souvent travailler de façon urgente; offrant très peux de privé à la famille, mais toujours dans le but de protéger les enfants à risque.

Durant la première rencontre avec les parents j'essais d'explorer leur peur, leurs intérêts et répondre à leur questions. Souvent il est possible de voir que les intérêts des parents sont les mêmes que les nôtres, dont assurer la protection de leurs enfants, améliorer le fonctionnement et la stabilité de la famille. Ce processus m'engage avec la famille pour débuter un plan de service, incluant des objectifs commun et des activités spécifiques pour répondre aux éléments de protection.

De jours en jours, dans mon  travail je fais face à une multitude de problématiques complexes, des situations d'abus physique, sexuel et émotionnel. Les problématiques de négligences physique et émotionnel, en plus des enjeux de santé mental, drogues et violence deviennent de plus en plus présentes et/ou dévoilé dans notre société. Il est donc impossible de travailler en protection de l'enfance de façon indépendante et isolé. Certaines problématiques vont nous toucher plus que d'autres et il est crucial de bien rechercher le support de nos collègues et supérieurs pour nous délester de ces fardeaux. Les images et expériences auquelles nous sommes exposés peuvent aisément avoir un impact sur notre santé physique, émotionnelle, notre vie de couple en plus des membres de notre famille. Il faut être au aguets des symptômes qui peuvent facilement nous épuisés professionnellement. Le travailleur en protection doit être prêt aux imprévues, aux crises survenant au pire moment et d'avoir une capacité d'adaptation. 

En ce qui concerne les qualités nécessaires pour un travailleur social qui souhaite pratiquer en protection de l'enfance, je crois que la capacité de créer de bonne relation de travaille, les habilités de résolution de conflit, une bonne humeur, une capacité d'adaptation accrue, un vouloir d'apprentissage et d'engagement envers les familles sont tous des atouts. Je crois qu'il faut prendre bien soin de soi. Si vous croyez posséder ces qualités ou être capable de les acquérir, travailler dans mon domaine devra s'avérer une expérience des plus gratifiantes au niveau personnel, social et intellectuel.

Denis Jalbert t.s.i.,
Ministère du développement social

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