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Projets en cours

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Au cours des prochaines années, mon intention est de travailler sur différents projets:


MARTTI KOSKENNIEMI ET LA DÉCONSTRUCTION DU DROIT INTERNATIONAL

Comment rendre compte de la posture critique contenue dans l’œuvre du juriste finlandais Martti Koskenniemi? Associée à ce qu’il définit comme une « culture du formalisme » qui aurait comme horizon une forme d’« universalisme légal », cette posture critique semble en effet paradoxale, et peut-être même dangereusement ambigüe, car elle présuppose chez Koskenniemi ce qui semble constituer le problème même auquel se heurterait au fond le droit international, c’est-à-dire son indétermination. M’inspirant des travaux de Jacques Derrida qui insistait dans Force de loi pour faire de la possibilité d’une déconstruction du droit la condition de possibilité d’une justice à venir, le présent projet propose une lecture de l’œuvre de Koskenniemi qui avance que c’est l’indétermination même du droit international qui ouvre la possibilité d’arborer une posture critique en matière de politique internationale.

 

UNE BRÈVE HISTOIRE (DE L'IMAGINAIRE) DU POLITIQUE

Ce projet, qui est pour le moment dans un état très préliminaire, m’occupe néanmoins ponctuellement depuis plusieurs années. La question (qui est loin d’être originale) est la suivante : qu’est-ce que « le » politique entendu au sens du vivre-ensemble collectif des hommes au sein d’un espace qu’ils considèrent comme le leur, mais qui reste néanmoins fondamentalement divisé ? Qu’est-ce qui est spécifiquement à l’œuvre dans cette mise en forme du vivre-ensemble collectif, dans cette condition (plutôt que cette nature ou cette essence) politique ? Cette condition qui n’aura pas toujours été la même – que l’on songe par exemple au passage initié par la révolution néolithique entre les formes disons élémentaires de la vie en groupe (les sociétés que l’on caractérise trop rapidement peut-être comme vivant sans dispositif politique spécifique) et les formes apparemment plus complexes du vivre-ensemble (celles qui supposent par contraste l’existence d’une structure politique centralisée) qui conduiront ultérieurement les hommes à prendre la pleine mesure de ce qu’implique être acteur du vivre-ensemble et se gouverner soi-même – aura ainsi été marquée par divers processus et surtout de profondes transformations qu’il s’agira de discerner d’abord dans l’imaginaire que les hommes s’en firent. Car, au fond, c’est dans cet imaginaire que réside peut-être l’enjeu principal : non pas parvenir à déterminer une fois pour toute ce que serait le politique, l’entreprise serait empiriquement et analytiquement illusoire, mais plutôt cerner un peu plus spécifiquement la manière dont les hommes se sont imaginés vivre-ensemble du fait de cette condition qui est la leur et qui n’a sans doute rien d’une nature consubstantielle ou d'une essence qui nous serait propre.