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Historique du CFMNB

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Historique de la formation médicale francophone au N.-B.

Le Nouveau-Brunswick collabore à la formation médicale en français depuis de nombreuses années par l'entremise d'une entente de partenariat avec le Québec établit en 1969. Cette entente visait l'augmentation du nombre de médecins au Nouveau-Brunswick pour pallier à la pénurie dans les régions francophones, en majorité rurales. 

Augmentation du nombre de places en médecine

Dès 1969, 12 places étaient réservées aux étudiants du Nouveau-Brunswick dans les universités du Québec qui offraient la formation médicale en français, soit à l'Université Laval, l'Université de Montréal et l'Université de Sherbrooke. Au début des années 1980, le Nouveau-Brunswick se retrouvait toujours confronté à une importante pénurie de médecins francophones. Ainsi, le nombre de places disponibles en médecine pour les étudiants du Nouveau-Brunswick passe de douze à vingt en vertu de l'Entente Québec/Nouveau-Brunswick.

Mise en place d'un processus d'admission concerté

Dans ce contexte, l'Université de Moncton assume la coordination de toutes les demandes d'admission et agit comme agent de liaison entre les universités du Québec et les étudiants du Nouveau-Brunswick. Grâce à ce processus concerté, les étudiants du Nouveau-Brunswick se font concurrence entre eux pour les places disponibles au lieu d'être en compétition avec l'ensemble de la cohorte du Québec.

Mise en place d'un programme de stages cliniques basé dans la communauté francophone

Ce programme, initié en 1981, a été la fondation sur laquelle s'est bâtie la formation médicale en français au Nouveau-Brunswick. En 1985, Moncton accueille la première unité (six mois) de formation en médecine de famille. En 1989, la première unité extérieure (trois mois) de formation en médecine de famille voit le jour à Edmundston alors que la région de Moncton reçoit les premiers externes au stage de médecine de famille et soins aigus de première ligne. Plusieurs stages réguliers et optionnels en médecine de famille, de même que des stages optionnels en spécialités, sont par la suite progressivement développés dans la région de Moncton et ailleurs dans la province. Enfin, depuis 1987, les stages d'immersion clinique de première et deuxième années du Programme de médecine de Sherbrooke sont offerts dans le réseau de santé francophone de la province.

Rapatriement des places en médecine à l'Université de Sherbrooke

En 1996,  75 % des 24 étudiants francophones du Nouveau-Brunswick admis en médecine ont été concentrés à l'Université de Sherbrooke plutôt que de les répartir entre les trois facultés de médecine francophones du Québec. Depuis 2003, l'Université de Sherbrooke admet 24 étudiants du Nouveau-Brunswick sur un total de trente étudiants, les six autres sont toujours admis dans les universités de Montréal ou de Laval.

Délocalisation progressive de la formation en médecine

Depuis 1999, l'Université de Sherbrooke offre le programme complet de la formation en médecine de famille au Nouveau-Brunswick, principalement à Moncton avec une collaboration des milieux de soins ailleurs dans la province. Les résidents de cette spécialité ont pu ainsi compléter une partie de plus en plus grande de leur formation au Nouveau-Brunswick, ce qui a nettement favorisé le retour des professionnels de la santé dans la province.

Stages cliniques

Des stages d'externat pour les étudiants inscrits au doctorat en médecine sont progressivement mis en place vers les années 1989. Le nombre de stages pour des résidents en spécialité a également connu un essor pendant cette période, étant favorisé par l'exigence plus grande de la part des facultés de médecine pour la formation en région.

Centre de formation médicale sur le campus de l'Université de Moncton

À compter de 2003, la contribution de Santé Canada via le Consortium national de santé en français (CNFS), a été déterminante pour le développement et la consolidation de la formation en français dans le domaine de la santé. Le CNFS a contribué à la délocalisation du Programme de doctorat en médecine (m.d.) de l'Université de Sherbrooke en appuyant la mise en place du nouveau Centre de formation médicale du Nouveau-Brunswick (medecine), hébergé à Moncton, sur le site de l'Université de Moncton.

L'apport du CNFS a aussi servi à bonifier les différentes structures mises en place au Nouveau-Brunswick au fil des ans et au déploiement en région. De plus, le CNFS a permis l'élargissement des stratégies existantes vers d'autres régions en atlantique, en misant notamment sur l'augmentation des admissions en médecine; l'augmentation du nombre et du choix des stages cliniques et leur capacité d'accueil et sur le développement de nouveaux sites de stages.

La communauté francophone s’est prise en main pour sa formation médicale grâce à un partenariat qui a débuté au début des années 1980 entre quelques individus déterminés. À l’origine du projet de la formation médicale au Nouveau-Brunswick, il y a eu une volonté et un désir de créer un système de santé équitable pour les francophones du Nouveau-Brunswick vivant en milieu minoritaire. Progressivement, une structure de gouvernance a vu le jour dont l’aboutissement est une formation médicale basée dans la communauté et orientée vers les besoins. La délocalisation du Programme d’études médicales prédoctorales constitue donc une première au sein de la Francophonie minoritaire canadienne et représente un intérêt pour la formation médicale en région de par le monde.