Université de Moncton

Direction des communications, des affaires publiques et du marketing
Abonnez-vous à l’infolettre
Bookmark and Share
Mercredi 11 Avril 2018

Causerie-midi du CRDE : Présentation des récipiendaires des prix dans la catégorie Sciences humaines, sociales et santé (cycles supérieurs) du 29e Colloque des jeunes chercheuses et chercheurs

Le Centre de recherche et de développement en éducation (CRDE) désire inviter la communauté universitaire à sa prochaine causerie-midi. Nicole Forest et Samuel Gagnon, étudiante et étudiant à la maîtrise en éducation à l’Université de Moncton, y parleront de leur projet de thèse.

La causerie aura lieu le vendredi 13 avril, de 12 h à 13 h, au local B-119 du pavillon Jeanne-de-Valois, campus de Moncton.

Projet de thèse de Nicole Forest, étudiante à la maîtrise en éducation mention enseignement-ressource à l’Université de Moncton : Le phénomène de l’intimidation en contexte scolaire inclusif : perceptions et vécu des élèves d’une école secondaire francophone en milieu rural du Nouveau-Brunswick.

Résumé du projet de thèse
Depuis plus de trente ans, les chercheuses et chercheurs et les actrices et acteurs en éducation du Nouveau-Brunswick travaillent pour créer un environnement accueillant face aux différences individuelles et culturelles afin que chaque élève soit inclus académiquement et socialement dans son milieu scolaire (Leblanc et Vienneau, 2010; MacKay, 2006; Porter et AuCoin, 2012). Récemment, la province s’est distinguée à l’échelle internationale pour l’adoption d’une toute première politique sur l’inclusion scolaire qui défend le respect des droits de l’apprenante ou de l’apprenant et de la diversité. Étant la seule province canadienne à recevoir ce prix prestigieux soulignant son caractère innovateur et son excellence, le Nouveau-Brunswick est discerné comme chef de file en matière d’inclusion scolaire (MEDPE, 2013; Zero Project, 2016).

Malgré les efforts déployés dans le but de favoriser la valorisation des différences, le taux de jeunes qui rapportent avoir été intimidés à l’école en 2017 est établi à 52 % pour l’ensemble de la province et à 62 % en milieu rural (Conseil de la santé du Nouveau-Brunswick, 2017; Défenseur des enfants et de la jeunesse du Nouveau-Brunswick, 2017). Afin de donner un sens à ces chiffres, nous avons tenté de comprendre l’intimidation telle qu’elle est vécue par les élèves de la douzième année d’une école secondaire francophone et inclusive en milieu rural au Nouveau-Brunswick. Inspirées de la phénoménologie interprétative du courant de Heidegger, nous avons offert l’occasion aux élèves d’exprimer leur point de vue se rapportant à leurs expériences vécues par l’entremise d’entrevues individuelles, de groupes de discussion et de productions artistiques (Creswell, 2013; Eddles-Hirsch, 2015; Heidegger, 1962). À partir du portrait obtenu reflétant leurs perceptions, trois constats sont émergés. Le premier repose sur le fait que l’intimidation est perçue comme un concept vague. Le deuxième révèle une émergence de liens entre les réactions face aux gestes d’intimidation et la résilience, alors que le troisième se fonde sur le rôle de l’école inclusive en tant qu’agent ayant le potentiel de contrer l’intimidation. Enfin, cette recherche souligne l’importance de donner la voix aux élèves, incluant une minorité silencieuse n’étant pas toujours écoutée, afin de mieux comprendre leur vécu dans des situations difficiles et de les engager dans la recherche de solutions possibles pour améliorer leur milieu scolaire.

Projet de thèse de Samuel Gagnon, étudiant à la maîtrise en éducation à l’Université de Moncton : Regard sur le processus par lequel les enseignantes mobilisent des habiletés de pensée en communauté de recherche philosophique.

Résumé du projet de thèse
Plusieurs recherches démontrent que bien qu’on reconnaisse l’importance de l’enseignement de la pensée en contexte scolaire, les enseignantes et enseignants restent perplexes quant à la façon d’agir (Lang, Ferguson et Chiasson, 2015; Akinoglu et Karsantuk, 2016). Quelques chercheuses et chercheurs ont exploré l’implantation du programme de Philosophie pour enfants (PPE) et la communauté de recherche philosophique (CRP) en salle de classe. Ils indiquent que les enseignantes et enseignants sont aptes à modifier leurs pratiques pédagogiques vers un enseignement de la pensée et des habiletés qui la composent (Gagnon et Yergeau 2016; Jones, 2008). Nos objectifs de recherches visent à : 1) explorer le processus par lequel des enseignantes et enseignants mobilisent les habiletés de pensée en communauté de recherche philosophique et 2) comprendre l’expérience telle que vécue par les enseignantes et enseignants pendant l’intégration de la PPE à leur enseignement. Nous avons adopté comme méthode de recherche l’étude de cas selon le modèle de Yin (2014). Nous sommes actuellement dans la phase de collecte de données. En cherchant à mieux comprendre comment les enseignantes et enseignants vivent l’enseignement de la pensée, notre recherche pourrait rendre explicite les méthodes pédagogiques qui permettent la mobilisation d’habiletés de pensée.

Au plaisir de vous y voir en grand nombre !
Source : Direction des communications, des affaires publiques et du marketing
Communiqué de presse - Pour diffusion immédiate -
Bookmark and Share
Imprimer cette page
Calendrier
Nouvelles
Bottin
Accueil  |  Urgence  |  Assistance technique © 2019, Université de Moncton. Tous droits réservés.