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Lundi 11 Mars 2013

Art dramatique : le prochain exercice pédagogique public sera une pièce de William Shakespeare

Dans le cadre de leur prochain exercice pédagogique public, les étudiantes et étudiants de 4e et 3e années du Département d’art dramatique présentent « Le songe d’une nuit d’été », de William Shakespeare, du 9 au 13 avril à 20 heures au studio-théâtre La Grange au campus de Moncton.

Écrite vers 1594 quand l’auteur avait 30 ans déjà et une expérience certaine du théâtre et de l’écriture dramatique, cette pièce se compte parmi les plus complexes et peut-être les plus controversées de Shakespeare.

Dans l’excellente adaptation française d’Herménégilde Chiasson, ce texte vieux de plus de 400 ans et rejoué sans relâche depuis sur toutes les scènes du monde, révèle encore plus pour nous sa pertinence et son actualité.

La tradition théâtrale romantique du 19e siècle et qui s’est prolongée bien longtemps après au 20e, nous a transmis « Le songe » comme un conte de fées inoffensif, occultant complètement le côté inquiétant de cette pièce à significations et niveaux d’interprétation multiples qui traite de certains aspects de notre condition existentielle.

Les commentateurs modernes, parmi lesquels le célèbre critique et homme de théâtre polonais Jan Kott, ont depuis longtemps souligné l’origine diabolique de Puck, le farfadet malicieux qui noue et dénoue les intrigues amoureuses du Songe. Également l’origine des noms des petites fées de la pièce : Grain-de-moutarde, Toile-d’araignée ou Fleur-de-poids fait référence à des plantes ou autres matières utilisées dans la composition de certaines potions aphrodisiaques du Moyen-Âge.

Ensorcelé par Puck, Bottom le tisserand est transformé en âne et Titania, la reine des fées, en tombe éperdument amoureuse. Cependant si l’âne est synonyme de bêtise, on oublie bien souvent qu’il est aussi un symbole phallique. « Le vrai thème du Songe est le passage par la bestialité » *

L’amour est aveugle et donne lieu à bien des confusions aussi entre les quatre jeunes qui sont au centre de l’action. Cupidon va jusqu’à mélanger les partenaires et les identités en créant ainsi des situations absurdes voire comiques ou grotesques.

Avec ces imbroglios qui constituent son action même, la pièce semble poser une question fondamentale: comment peut-on structurer la vie en société, comment trouver un équilibre et donner un sens à la dignité humaine quand la nature même de l’homme est si instable et imprévisible ?

* « Shakespeare notre contemporain » Jan Kott Éditions universitaires Marabout 1964
Si vous riez de bon cœur pendant le spectacle, ce que nous vous souhaitons de tout cœur, il est possible que parfois vous riiez de vous-même et alors la preuve que ce texte ancien est toujours bien vivant n’est plus à faire.

Toutes ces interrogations restent et c’est à chacun de leur donner la réponse qui lui plaira ce qui nous rappelle le titre d’une autre pièce de Shakespeare, « Comme il vous plaira ! »

Cet exercice pédagogique est dirigé et mis en scène par le professeur Andréi Zaharia avec une distribution composée, en ordre alphabétique, des étudiantes et étudiants Isabelle Bartkowiak, Carole Belliveau, Stéphan Bénard, Marilyn Bouchard, Solange LeBlanc, Sébastien Leclerc, Xavier Lord-Giroux, Bianca Richard, Joannie Thomas et Myriam Vaudry en 4e année; et Caroline Bélisle, Mégane É. Comeau Dubuc, Nicolas Dupuis, Brigitte Gallant, Samuel Rioux et Hélène-Eugénie Roy en 3e année.

Les billets seront en vente à la Librairie acadienne ou au guichet du théâtre avant les représentations. Le tarif ordinaire des billets est de 10 $ et 5 $ pour les étudiants.

Réservations : 858-4470 ou 858-4404.
Source :
Communiqué de presse - Pour diffusion immédiate -
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