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Communications, affaires publiques et marketing
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Mardi 02 Décembre 2008

En route vers un emploi en gestion intégrée des zones côtières

Luc Robichaud, technicien à la recherche de la tourbe et tourbières (IRZC), explique aux étudiants du BGIZC comment utiliser une sonde qui permet d'extraire un échantillon et observer les caractéristiques de la tourbe à différentes profondeurs sous la surface d'une tourbière.
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Une question souvent posée aux gens œuvrant dans le programme de BGIZC (Bac. en gestion intégrée des zones côtières) est le type d'emploi auquel mène cette formation. À question facile, réponse moins simple : en fait, le diplôme peut mener à un grand nombre de types d'emploi (pardon?) parce que la formation est multidisciplinaire (hein?) et couvre une foule de problématiques (quossé?). Hmmm...

Pour clarifier un peu plus, il faut savoir que la GIZC s'intéresse aux aspects économiques, sociaux et environnementaux des zones côtières, ce qui demande des connaissances générales en socio-économie, en gestion de projet, en sciences de l'environnement et en développement durable. Pourquoi tant de connaissances nécessaires? Parce que le but de quelqu'un qui fait de la GIZC est «d'augmenter la qualité de vie des communautés qui dépendent des ressources côtières pour leur survie tout en maintenant la diversité biologique et la productivité des écosystèmes côtiers.»1. Ce n'est donc pas une mince affaire, car il faut comprendre à la fois les aspects humains et environnementaux des enjeux côtiers souvent antagonistes, comme par exemple les besoins des communautés par rapport à la sensibilité des milieux naturels.

C'est pourquoi les employeurs potentiels sont nombreux et diversifiés : gouvernement (Pêche et Océans, Environnement, Ressources naturelles, Tourisme et Patrimoine, Agriculture) y compris les gouvernements locaux (municipalités, communautés autochtones), secteur privé (firmes de consultant, entreprises, industrie de la pêche, producteurs de tourbe, etc.), organismes à but non lucratif (groupes de bassin versant, conseils de conservation de la nature, associations diverses, y compris des organismes connus comme Greenpeace et la Fondation David Suzuki), sans oublier les associations de pêcheurs et d'aquaculteurs, les commissions d'aménagement et les universités (chaires, centres et instituts de recherche, laboratoires).

Chacun de ces milieux de travail a ses exigences et, par ailleurs, les stages qui accompagnent le BGIZC permettent aux étudiants d'avoir une expérience concrète et même de créer des contacts dans l'un ou l'autre de ces environnements d'emploi.

Qu'est-ce que les employeurs recherchent chez les gens qu'ils embaucheront pour faire de la GIZC? Et bien, quelqu'un qui a : le sens de l'organisation et qui peut se débrouiller en terme de recherche documentaire et d'organisation d'activités diverses; un sens aigu de la communication avec et entre divers intervenants, donc une grande capacité d'écoute et une bonne attitude envers le public en plus d'être capable de communiquer par écrit (rapports) et oralement (conférences, ateliers); une bonne capacité d'analyse et d'utilisation de méthodes par résolution de problèmes; comprendre et faire le lien entre les sciences naturelles et les sciences sociales, donc une certaine polyvalence; une personnalité souple qui permet de passer des analyses de laboratoire aux réunions publiques; des connaissances de base en SIG; etc. Les employeurs recherchent quelqu'un qui est en mesure de comprendre les avis donnés par des spécialistes de différents domaines. En somme, quelqu'un qui, sans être lui-même un spécialiste dans toutes ces disciplines, est à l'aise avec les aspects scientifiques, politiques, sociaux, et administratifs des zones côtières tout en étant capable d'analyser, d'organiser, de communiquer, de planifier et de faire le lien entre différents intervenants qui n'ont pas nécessairement les mêmes vues et besoins par rapport à un enjeu.

En terme concret, quels emplois existent en GIZC? Il faut dire que la GIZC est un concept récent et les offres d'emploi ne mentionnent pas nécessairement un BGIZC. Néanmoins, de nombreux emplois exigent exactement ce que la GIZC offre. Par exemple, une annonce apparue récemment demande un «urbaniste côtier» qui sera responsable de la gestion de programmes de protection côtière et d'élaboration de politique des milieux marins au gouvernement provincial. Dans le descriptif, on dit «La personne retenue sera ... chargée du renforcement des capacités en ce qui concerne la gestion de la zone côtière en étroite collaboration avec les autorités chargées des services d'urbanisme et de la protection de l'environnement.» Et plus loin : «... assurer une continuité dans la gestion des milieux marins et terrestres qui sont en lien avec la zone côtière...». On ne mentionne pas dans les exigences un Bac. en GIZC, mais une combinaison de formations que peu ou pas de candidats ont. Par contre, une personne avec un BGIZC a déjà tous ces atouts et serait certainement favorisée.

Élise Mayrand, qui est associée au programme en BGIZC, fait depuis peu la compilation des offres d'emplois dans le domaine qui concernent les futurs diplômés et m'en a montré quelques-unes : agent de planification de l'eau de surface (NB), technologue des licences d'utilisation de l'eau (poste bilingue au Manitoba où il y a des lacs de grandes tailles), coordonnateur de programme en gestion des communautés viables (NB), urbaniste responsable des communautés durables (NB), agent de planification et développement, «marine protected areas campaigner» et «marine conservation policy research analyst» (CB). Tous ces postes mentionnent les connaissances et les compétences qu'un étudiant en GIZC acquiert. D'autre part, il existe de nombreux postes temporaires, souvent sous des descriptifs vagues comme agent de projet, ce qui permet d'acquérir de l'expérience de travail et gravir les échelons du monde de l'emploi dans ce domaine. Donc, la GIZC, quossa mange l'hiver? Une diversité de choses, ce qui permet de survivre plus aisément dans un «hiver» économique pas toujours commode.

1. Sorensen, J., Baseline 200 Background Report : The Status of Integrated Coastal Management as in International Practice, Boston, Harbour and Coastal Center, Urban Harbours Institute, Univ. of Mass., 2000.

(Texte écrit par André Robichaud. Ont collaboré à cet article : Michelle Landry, Inuk Simard, Élise Mayrand, Louis Fortin et Alain Patoine.)
Source : Service des communications, Campus de Shippagan
Communiqué de presse - Pour diffusion immédiate -
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