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Mardi 02 Décembre 2008

Rapport récent sur la gestion intégrée des zones côtières

Les communautés côtières sont de plus en plus conscientes des enjeux variés relatifs à leur territoire respectif et gèrent de plus en plus en fonction d'un développement durable. Dans cette optique, l'utilisation du bassin versant comme unité géographique de base de gestion du territoire a été adoptée par nombre de groupes communautaires. Le rapport récent de Turcotte-Lanteigne et Fergusson du Ministère de Pêches et Océans (MPO) (voir référence complète en fin de texte) fait état d'un sondage détaillé effectué à l'hiver 2003 auprès de groupes communautaires de la côte est du Nouveau-Brunswick qui gèrent par bassin versant.

L'idée de base du rapport est de mieux connaître chacun des groupes existants en examinant leur philosophie, leur structure de gouvernance, leurs partenaires, leur plan de gestion, leurs activités passées et futures, leur territoire et l'état de leur environnement, et d'en faire un bilan. De Campbellton au cap Tourmentin, il existe 16 groupes communautaires dont les efforts portent sur des enjeux tels que l'eutrophisation par les effluents, l'impact des activités humaines sur les plages, la contamination des zones aquatiques et l'érosion des sols par l'exploitation forestière. Ils ont en commun l'amélioration de la qualité des eaux douces, mais peuvent se concentrer sur des problématiques propres à leur territoire ou leurs préoccupations. Toutefois, il y a un intérêt commun sur les milieux côtiers, estuariens et même marins. De nombreux projets ou activités ont donc été mis en branle : stabilisation des berges, restauration de cours d'eau, nettoyage de plage, sensibilisation dans les écoles ou auprès de groupes d'adulte pour n'en nommer que quelques-uns. La gouvernance est de type communautaire, mais les structures internes peuvent varier : par exemple, un conseil d'administration avec ou sans des représentants de divers secteurs ou la présence ou non de comité technique ou scientifique. Ces groupes sont à un stade d'activité plus ou moins avancé (prêt du tiers seulement en est à l'élaboration d'un plan de gestion intégrée) et, malgré le fait que beaucoup de travail a été fait et qu'ils sont dynamiques avec un potentiel élevé d'action, on s'aperçoit que la démarche n'en est qu'à ses débuts. Les auteurs soulignent l'avantage d'une gestion à l'échelle communautaire en termes de sensibilisation, de participation et de valorisation, mais aussi les besoins d'un soutien financier stable et à long terme. Ces groupes n'ont toutefois pas la même interprétation du concept de gestion intégrée et la nécessité d'un guide et d'une meilleure compréhension des processus de la gestion intégrée est apparente. De plus, certains enjeux importants ne sont pas pris en compte (comme les conflits d'usage), il y a confusion sur le rôle des différents ministères et le monitoring du territoire est difficile.

Le rapport cherche à identifier les étapes à franchir pour la mise en place de processus qui s'adresseraient aux enjeux prioritaires du MPO (eutrophication des zones côtières, espèces envahissantes, forage pétrolier), mais on s'aperçoit surtout du besoin des communautés d'avoir accès à un support nécessaire, ce qui inclut des experts qui pourraient les aider dans leurs objectifs en gestion intégrée. À l'UMCS, on commence tout juste à former des étudiants qui œuvreront dans ce domaine et qui, soyons assurés, pourront apporter une contribution essentielle aux communautés. Il ressort aussi du rapport que les groupes de gestion par bassin versant font déjà un travail très important; saluons donc leurs efforts en espérant que cela progresse pour le bien de tous.


Texte : André Robichaud, géographie, UMCS

Référence : Turcotte-Lanteigne A. et E. Fergusson (2008). Vers une gestion intégrée des zones côtières de l'est du Nouveau-Brunswick; vue d'ensemble des groupes communautaires et de leurs efforts vers une gestion intégrée du territoire; Pêches et Océans Canada, Rapport Manuscrit Canadien des Sciences Halieutiques et Aquatiques 2854, 129 pages.
Source : Service des communications, Campus de Shippagan
Communiqué de presse - Pour diffusion immédiate -
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