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Mercredi 23 Avril 2008

23 avril - L'U de M décernera six grades honorifiques lors des cérémonies de collation des diplômes

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Communiqué de presse

- Pour diffusion immédiate -

le mardi 22 avril 2008

L'U de M décernera six grades honorifiques lors des trois cérémonies de collation des diplômes

MONCTON, N.-B. - Le recteur et vice-chancelier de l’Université de Moncton, Yvon Fontaine, a annoncé que cinq doctorats d’honneur et un éméritat seront attribués à d’éminentes personnalités du monde des affaires, des communications, de la littérature, de la fonction publique et du milieu associatif lors des cérémonies de collation des diplômes qui auront lieu aux trois campus en mai.

L’Université décernera un doctorat honorifique en sciences sociales à Euclide Chiasson, ancien président de la Société nationale de l’Acadie, lors de la collation des diplômes du campus de Shippagan, le vendredi 16 mai à 14 heures au Pavillon sportif.

Un doctorat honorifique en histoire sera décerné à l’historien québécois Jacques Lacoursière, alors que le professeur à la retraite Adrien Bérubé recevra l’éméritat en géographie lors de la collation des diplômes du campus d’Edmundston, le samedi 17 mai à 14 heures à la Cité des Jeunes A.-M.-Sormany.

Au campus de Moncton, la collation des diplômes aura lieu le samedi 24 mai à 13 heures au Ceps Louis-J.-Robichaud. L’auteur à succès Neil Bissoondath recevra un doctorat honorifique en littérature, et Monique Collette, présidente de l’Agence de promotion économique du Canada atlantique, deviendra docteure d’honneur en administration publique. Un doctorat honorifique en administration des affaires sera également remis à Camille Thériault, président et chef de la direction du Mouvement des caisses populaires acadiennes.

ADRIEN BÉRUBÉ
Professeur émérite en géographie


Natif d’Edmundston, le professeur Adrien Bérubé a oeuvré pendant près de 40 ans au Campus d’Edmundston où il a participé d’une façon remarquable au développement de sa discipline, la géographie.

Il est titulaire du baccalauréat ès arts (sciences) et du baccalauréat en éducation de l’Université de Moncton, de la maitrise ès arts (géographie) de la Simon Fraser University et du doctorat en géographie de l’Université Laval.

Pendant sa carrière, M. Bérubé a touché avec un égal succès à toutes les dimensions de la vie universitaire : administration, enseignement, recherche et services à la collectivité. Dans ses fonctions de chef de secteur, de directeur des services pédagogiques et de doyen des études, il a su exercer un leadership éclairé, empreint d’un humanisme apprécié de tous et toutes. Ardent défenseur de l’enseignement postsecondaire au Madawaska au moment du Rapport Lebel en 1975, il a contribué à façonner la destinée de l’Université de Moncton et du Campus d’Edmundston dans les années 1990 et 2000.

M. Bérubé a été très actif au sein de l’Association canadienne des géographes. Membre depuis 1972, il a présidé le chapitre de l’Atlantique de l’Association de 1998 à 2001, devenant ainsi membre de l’exécutif national. Il a été président du comité organisateur du Congrès annuel de l’Atlantique en 1998.

Il a aussi présidé les destinées de l’Association des professeurs et bibliothécaires du Collège Saint-Louis-Maillet de 1976 à 1978 et occupé la présidence du Comité organisateur du Congrès annuel de l’Association québécoise de cartographie en 1993-1994.

Adrien Bérubé a également été président de nombreux comités et rédacteur de plusieurs mémoires de la Société historique du Madawaska, notamment celui présenté en 1973 à la Commission Graham et qui a entrainé l’adoption de nouveaux toponymes pour plusieurs circonscriptions électorales, dont Madawaska-les-Lacs.

Professeur passionné, auteur d’une cinquantaine d’articles et de communications scientifiques, il a donné de nombreuses conférences et fait plusieurs voyages d’études notamment en Corée, au Japon, en Scandinavie, en Californie, en France, en Belgique, en Hollande, en Allemagne, aux Pays-Bas et en Union soviétique.

NEIL BISSOONDATH
Docteur d’honneur en littérature


Né à Arima (Trinidad) et titulaire du baccalauréat en études françaises de la York University, Neil Bissoondath est professeur agrégé au Département des littératures de l’Université Laval où il enseigne la création littéraire depuis huit ans.

Écrivain, penseur, intellectuel et pédagogue, Neil Bissoondath est l’un des romanciers les plus accomplis au Canada et jouit d’une renommée nationale et internationale grâce à ses nombreuses créations artistiques. Il possède à son actif cinq romans, deux collections d’histoires courtes et une centaine d’essais importants.

Depuis près de 20 ans, il s’efforce avec courage, pertinence et imagination, à faire ressortir les liens existant entre la narration et le questionnement identitaire, qu’il s’agisse d’identité collective ou individuelle. Son écriture et la finesse de ses réflexions ont nourri les débats entourant les problématiques identitaires au Québec et dans le reste du Canada, tout comme ceux découlant du domaine du multiculturalisme. Sa contribution à la société a été accueillie et soulignée par ses pairs et la critique estime que l’ensemble de son œuvre est une réalisation exceptionnelle.

En 1985, il publie son premier succès littéraire, Digging Up the Mountain (Arracher les montagnes). La critique et le public sont enthousiastes. Entre 1988 et 2005, il écrit cinq livres dont Selling Illusions (Le marché aux illusions), qui porte sur les politiques multiculturelles du Canada et qui lui a valu le Gordon Montador Award.

Les prix littéraires se multiplient au fil des ans : Hurh Maclennan Prize for Fiction (2002 et 2005), Prix Spirale (1995), Canadian Authors Association Prize for Fiction (1993), et Prix du magazine canadien (1986). Il a aussi été finaliste pour une dizaine d’autres dont celui du Gouverneur général et le Prix Fémina (étranger).

Animateur à la télévision pour Vision World et scénariste, il est un orateur chevronné et un conférencier recherché dans les domaines de la littérature et de la diversité culturelle. Depuis 1990, il a prononcé plus de 40 conférences au Canada, au Mexique, aux États-Unis et en Espagne. En 1999, la York University lui remettait un doctorat d’honneur en lettres.

En avril 2006, M. Bissoondath a été invité à donner la prestigieuse Conférence Antonine Maillet/Northrop Frye Lecture. Couronnée de succès et intitulée L’âge de la confession, cette conférence a depuis été publiée en français et en anglais aux Éditions Gooselane.

EUCLIDE CHIASSON
Docteur d’honneur ès sciences sociales


En Acadie, le nom d’Euclide Chiasson est synonyme d’engagement social. Natif de Campbellton, il est titulaire du baccalauréat ès arts du Collège de Bathurst, du baccalauréat en philosophie de l’Université d’Ottawa et de la maitrise en philosophie de l’Université de Sherbrooke.

M. Chiasson amorce sa carrière en 1966 comme professeur de philosophie au Collège de Bathurst. Par la suite, on le retrouve à la présidence du Syndicat forestier du Nord, puis coopérant international en Bolivie. En 1984, il fonde le magazine acadien Ven’d’Est, dont il est l’éditeur et l’éditorialiste jusqu’en 1994.

À l’emploi de Coop Atlantique de 1994 à 2000, il occupe initialement le poste de directeur aux affaires publiques pour ensuite devenir vice-président aux ressources humaines et secrétaire général. Il occupe par la suite un poste de coordonnateur de projets spéciaux à l’Union des pêcheurs des Maritimes. Depuis octobre 2006, il est directeur général du Consortium national de développement de ressources pédagogiques en français au collégial, un regroupement de collèges francophones à l’extérieur du Québec qui soutient le développement pédagogique au collégial.

Ardent défenseur du peuple acadien, Euclide Chiasson a fait preuve d’un engagement exceptionnel pour propulser l’Acadie à l’avant-scène de la francophonie canadienne et internationale.

Pendant sa carrière, il a été président fondateur du Parti acadien et membre fondateur du Réseau acadien de solidarité internationale qui fut à la base de la mise sur pied des congrès mondiaux acadiens. Il a occupé la présidence de la Société nationale de l’Acadie de 2000 à 2004 et a été le principal responsable du dossier pour l’adoption, par le gouvernement canadien en 2003, de la Proclamation royale sur la reconnaissance des torts causés aux Acadiens et Acadiennes pendant la Déportation de 1755.

Sa contribution exceptionnelle a été soulignée par de nombreux organismes. Il a reçu l’Ordre du mérite des anciens, anciennes et amis de l’Université de Moncton, l’Ordre des francophones d’Amérique du Conseil supérieur de la vie française, l’Ordre du mérite 3e degré du Mouvement des Caisses populaires acadiennes, la Médaille du 125e anniversaire de la Confédération, l’Ordre de la Pléiade de l’Assemblée internationale des parlementaires de langue française et le Prix Séraphin-Marion de la Société Saint-Jean-Baptiste remis à une personnalité francophone à l’extérieur du Québec.

En plus d’être maire adjoint de Pointe-Verte, M. Chiasson siège actuellement au conseil d’administration de la Caisse populaire des Fondateurs et assure la direction générale de la Fondation du Collège de Bathurst.


MONIQUE COLLETTE
Docteure d’honneur en administration publique


Monique Collette a connu une brillante carrière au sein de la fonction publique fédérale.

Titulaire du baccalauréat ès arts (traduction et interprétation) de l’Université de Moncton, elle a amorcé sa carrière en 1974 au Secrétariat d’État (bureau de la traduction) à Moncton à titre de directrice de la Section de la traduction.

Au cours des années 1980 au Secrétariat d’État, elle a occupé divers postes dont celui de directrice régionale pour le Nouveau-Brunswick et l’Île-du-Prince-Édouard et directrice générale des Opérations régionales à Ottawa.

En 1987, elle revient en Acadie où elle devient adjointe ministérielle principale à l’Agence de promotion économique du Canada atlantique. Par la suite, toujours au sein de l’APÉCA, elle assume de façon successive les fonctions de directrice générale de la coordination, secrétaire générale, directrice générale des communications et vice-présidente du bureau de l’APÉCA de l’Île-du-Prince-Édouard.

En 1996, Mme Collette occupe la direction générale des communications à Développement des ressources humaines Canada, à Ottawa. Elle passe ensuite au ministère de la Justice à titre de directrice générale de la stratégie nationale pour la prévention du crime. En 2000, au sein du même ministère, elle est nommée sous-ministre adjointe.

Depuis 2003, elle assume les responsabilités de présidente de l’APÉCA dont le siège social est à Moncton. À ce titre, elle dirige l’activité économique régionale pour le gouvernement du Canada dans les provinces atlantiques grâce à un budget d’environ 350 millions de dollars et à un personnel de quelque 650 personnes.

Mme Collette a été membre du Conseil des gouverneurs de l’Université de Moncton, du Conseil de l’Institut canadien de recherche sur le développement régional, coprésidente fondatrice du Comité national du développement des ressources humaines de la francophonie canadienne, vice-présidente de l’Association professionnelle des cadres de la fonction publique du Canada et présidente du Comité consultatif sur la pension de la fonction publique.

Pendant sa carrière, elle a reçu le Prix d’excellence de la catégorie des cadres à l’APÉCA, le Prix du leadership du sous-ministre de Justice Canada et le Prix du partenariat national de l’Association professionnelle des cadres de la fonction publique du Canada.


JACQUES LACOURSIÈRE
Docteur d’honneur en histoire


Natif de Shawinigan, au Québec, Jacques Lacoursière a fait ses études classiques au Séminaire de Trois-Rivières et au Collège de Lévis. Il a poursuivi ses études supérieures à l’École normale Maurice-L.-Duplessis, à Trois-Rivières, à l’Université de Montréal et à l’Université d’Ottawa.

M. Lacoursière est reconnu comme l’un des meilleurs vulgarisateurs de l’histoire du Québec et du Canada. Professeur, chercheur, communicateur hors pair, animateur d’émissions de radio et de télévision et auteur à succès, il oeuvre à la diffusion des connaissances de l’histoire du Québec et du Canada auprès d’un très vaste public. Il est le premier francophone à recevoir le prix Pierre-Berton de la Société d’histoire nationale du Canada.

De 1962 à 1972, M. Lacoursière est coauteur du Boréal Express, un journal d’histoire du Canada. Il se fait connaitre grâce à plusieurs publications, dont sa remarquable série Histoire populaire du Québec. Son ouvrage Canada-Québec : synthèse historique (1534-2000), publié en 1976 en collaboration avec Denis Vaugeois, a d’ailleurs servi de manuel pour l’enseignement de l’histoire du Canada dans les écoles francophones du Nouveau-Brunswick.

En 1996, M. Lacoursière préside, pour le compte du ministère de l’Éducation du Québec, un groupe de travail sur l’enseignement de l’histoire. Le rapport Lacoursière propose des changements très importants à l’enseignement de l’histoire dans les écoles secondaires et ses recommandations ont un écho favorable dans toutes les provinces canadiennes.

Très actif dans le domaine des médias, il a participé à la télésérie historique Épopée en Amérique, réalisée par Gilles Carle, et lauréate de trois prix Gémeaux. Au fil des ans, il a été chroniqueur historique à plusieurs émissions radiophoniques de Radio-Canada.

Ardent gardien et passeur de la mémoire collective, M. Lacoursière a reçu plusieurs prix et distinctions. Il est membre de l’Ordre du Canada, membre de l’Académie des Grands Québécois, chevalier de l’Ordre national du Québec et membre de l’Ordre national du mérite de la République française. En 2007, il a reçu le Prix Gérard-Morrisset, la plus haute distinction accordée par le gouvernement du Québec pour l’ensemble d’une carrière consacrée au patrimoine.

Dans le cadre des célébrations du 400e anniversaire de la ville de Québec, Jacques Lacoursière animera une série de grandes conférences sur la ville de Québec.

CAMILLE THÉRIAULT
Docteur d’honneur en administration des affaires


Titulaire du baccalauréat ès sciences sociales (science politique), Camille Thériault est le premier étudiant diplômé de l’Université de Moncton à accéder aux fonctions de premier ministre du Nouveau-Brunswick.

Natif de Baie-Sainte-Anne, il entreprend sa carrière en 1981 à titre de directeur général de la Commission industrielle de Kent, puis vice-président des affaires générales de la Coopérative des pêcheurs unis des Maritimes. En 1987, il amorce sa carrière politique après avoir été élu député de Kent-Sud à l’Assemblée législative du Nouveau-Brunswick.

Camille Thériault accède au Conseil des ministres en 1991. Il sera responsable de nombreux dossiers puisqu’il est nommé tour à tour ministre des Pêches et de l’Aquaculture, ministre de l’Enseignement supérieur et du Travail et ministre du Développement économique et du Tourisme. En 1998, il remporte la course à la chefferie du Parti libéral et devient le 29e premier ministre du Nouveau-Brunswick, poste qu’il occupe jusqu’en juin 1999. Il exerce par la suite la fonction de chef de l’opposition jusqu’en 2001.

En 2002, il est nommé président du Bureau canadien d’enquête sur les accidents de transport et de la sécurité des transports. Lors des événements du 11 septembre 2001 aux États-Unis, M. Thériault a été un intervenant majeur au niveau de la sécurité, coordonnant avec ses homologues nationaux et internationaux les réformes nécessaires en matière de sécurité.

En 2004, il est devenu président et chef de la direction du Mouvement des caisses populaires acadiennes, poste qu’il occupe encore aujourd’hui.

M. Thériault a participé de façon considérable au développement du Nouveau-Brunswick. Faisant partie de l’équipe McKenna du début jusqu’à la fin, il a été au cœur des enjeux de cette époque. Pendant les années 1990, il a participé activement au redressement économique de la province. Mentionnons notamment son apport à la réalisation du projet du Pays de la Sagouine à la fin des années 1980 ainsi qu’au développement stratégique de l’industrie de l’écotourisme de la région de Bouctouche.

M. Thériault a reçu l’Ordre de mérite des diplômés et diplômées de l’Université de Moncton ainsi que le prix Paul-Harris du Club Rotary de Bouctouche. Il a aussi été décoré de l’Ordre de la Pléiade en obtenant le grade de Grand Officier.


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Source : Service des communications, campus de Moncton
Source : Service des communications, Campus d'Edmundston
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