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Lundi 05 Octobre 2015

Un ouvrage du professeur Paul Grell sur le suicide des jeunes francophones du Nouveau-Brunswick vient de paraître

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Les résultats d’une vaste recherche sur le suicide des jeunes francophones du Nouveau-Brunswick sont publiés aux Éditions Berg International dans un ouvrage de Paul Grell, professeur à l’École de travail social de l’Université de Moncton.

Financée par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada, cette étude est menée à partir d’un échantillon représentatif de près de trois cents jeunes de vingt-et-un à vingt-quatre ans. Il s’agit d’un ensemble de récits et de pratiques dessinant à grands traits la «mosaïque» sociale de diverses formes de rejet de la vie. On en arrive ainsi, selon le professeur Grell, « à démontrer que le suicide des jeunes se situe bien au-delà d’une simple affaire privée ou d’une inclination psychologique ».

Toujours selon le professeur Grell, « l’objet de ce livre est de dépister les thèmes profonds qui donnent forme et sens aux suicides des jeunes en transformant nos expériences (nos actions, nos sentiments, nos idées) autour des questions suivantes : Qu’est-ce qui constitue la réalité pour des jeunes accomplissant ce geste, et pas (ou peu) de réalité pour nous qui en sommes les témoins? Ou encore qu’est-ce que cela signifie de vivre à une époque et dans un monde où des jeunes ont la volonté de se tuer? Ne devrait-on pas plutôt se demander comment il se fait qu’ils ne soient pas plus nombreux à passer à l’acte? Il y a fondamentalement quelque chose que nous ne comprenons pas dans ces actes de suicide de jeunes. Le fait, par exemple, que leurs morts apparaissent comme la seule mise en langage possible de leurs expériences de vie, comme des phrases et des mots, et renvoient à la question des participations (ou absences de participation) et des solidarités sociales. Comment comprendre que nous ne comprenons pas ou si peu l’avènement des suicides de jeunes? »

Des interrogations de ce genre sont développées tout au long de cet ouvrage. La première partie concerne autant les suicides de jeunes que les petites mises à mort que nombre d’actes violents, brimades et vexations, conduisent au manque de repères, à la solitude et au lent anéantissement. Ces jeunes sont pour l’essentiel, infectés par une atmosphère dépressive et des situations démentes qui imprègnent profondément leur univers symbolique intime. L’auteur les appelle les « enfants du chaos ».

Dans la seconde partie, il n’est plus question de formes de suicide par défaut de pouvoir mener une existence sensée et digne, dans des espaces qui se présentent aux jeunes comme fondamentalement toxiques à leurs caractères humains. Il est question, au contraire, de formes de vie inventées pour mener des existences sensées et dignes desquelles peuvent surgir des morts volontaires dans un monde autre – un ailleurs – qui renvoie à l’imaginaire radical et que ces jeunes s’efforcent de créer. Ce sont des individus de rupture.

Selon le professeur Grell, « ce livre permet de mieux comprendre le sens de leur décision en interrogeant les situations sociales et l’état d’esprit qui accompagnent leurs gestes ».

Renseignements : 858- 4441 (paul.grell@umoncton .ca)

Source :
Communiqué de presse - Pour diffusion immédiate -
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