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Vendredi 29 Mai 2015

Haïti : une expérience marquante pour les étudiantes de l’UMCE

Les étudiantes en science infirmière de l’UMCE ont visité la Croix des bouquets (photo), l’un des quatre établissements des sœurs Salésiennes afin de leur remettre des dons reçus en vêtements et en matériel scolaire. L’établissement est situé dans un nouveau quartier situé en périphérie de Port-au-Prince qui a vu le jour à la suite du séisme en janvier 2010. Ce nouvel établissement a été construit il y a trois ans à peine. Il combine un orphelinat, qui accueille environ 150 jeunes filles pensionnaires, et une école de la maternelle à la 10e année.
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À la fin de leur stage en soins de santé primaires en Haïti, les six étudiantes en science infirmière de l’Université de Moncton, campus d’Edmundston (UMCE), et leur professeure en ont déjà long à raconter sur leur séjour dans ce pays des Grandes Antilles.

La superviseure du stage, France Chassé, a recueilli les propos des étudiantes de troisième année, Jessica Bossé, Nadia Poteau, Isabelle Wallace, Marie-Ève Francoeur, Angie Sullivan et Jolène Thériault. Pour le groupe qui quittera Haïti demain, samedi, les impressions sont très variées (à lire, tous les témoignages des étudiantes : http://www.umce.ca/communications/Observations_Haiti.pdf)

Ce que l’on constate, de prime abord, c’est la résilience du peuple haïtien après le terrible séisme de janvier 2010. Très tôt le matin, jusqu’à très tard en soirée, ils sont nombreux dans la rue à tenter de vendre des objets vairés, comme des vêtements, des matériaux, des fruits, des légumes, de la viande, etc., afin d’amasser quelques dollars haïtiens pour rapporter de la nourriture à la maison en fin de journée.

Cinq ans après la grande catastrophe, la ville entière de Port-au-Prince, la capitale, semble être en reconstruction totale : les maisons, les routes, les édifices, les écoles et les commerces. Par la même occasion, on tente tant bien que mal de solutionner des défis importants engendrés par une surpopulation omniprésente.

On observe chez le peuple haïtien de la détermination, de la débrouillardise et surtout une grande joie de vivre. Ils sont peut-être pauvres financièrement, mais ils sont riches de cœur. Ce que l’on voit, ce sont des gens heureux, fiers, bien habillés, propres et bien coiffés.

Les étudiantes ont noté l’accueil chaleureux de la part des membres de la communauté religieuse, des pensionnaires, tout comme l’ensemble du peuple haïtien. Ils sont généreux de leur temps, démontrent de l’ouverture d’esprit, ainsi que de l’intérêt pour l’apprentissage et les nouveautés. Les enfants sont tous plus beaux les uns que les autres. Ils sont charmants, vifs d’esprit et animés par la curiosité. Ils n’hésitent aucunement à s’approcher, à vous toucher et à vous parler dans trois ou quatre langues différentes (créole, français, anglais et espagnol). C’est un peu comme recevoir une surcharge d’amour inconditionnel.

Tout n’est cependant pas rose. Certains aspects négatifs ou irritants ont frappé le groupe de l’UMCE pendant ces deux semaines. Elles relèvent notamment des pannes électriques fréquentes, l’interruption de l’eau courante à différents temps de la journée, la piètre salubrité de l’environnement à Port-au-Prince (la vue désolante de montagnes de déchets dans la rue et la présence d’animaux de la ferme dans la cour d’école), la congestion du réseau routier, toutes des conditions liées à la surpopulation de la capitale nationale.

Puisqu’elles ont consacré la majeure partie de leur temps aux soins de santé, les étudiantes et leur professeur ont également été marquées par le fonctionnement hospitalier. À l’hôpital, les unités de soins étaient situées dans des édifices séparés. Par conséquent, en l’absence d’un corridor, la famille faisait marcher le patient dans le stationnement, entre les voitures qui circulaient et les différentes salles d’attente extérieures. Qui plus est, la pharmacie est située dans un autre bâtiment et nécessite que l’infirmière quitte le chevet de son patient pour se rendre dans un autre édifice récupérer le médicament que le médecin vient de prescrire à son patient. C’est la famille qui assume tous les soins de base du patient, de la literie nécessaire pour le lit d’hôpital, les soins d’hygiène, les vêtements, la nourriture, les boissons, ainsi que les déplacements. Plusieurs membres des familles dorment sur des bancs à l’extérieur de l’unité et, malgré tout, personne ne se plaint.

Ce stage humanitaire d’une durée de 12 jours (16 au 30 mai) restera imprégné dans la mémoire des étudiantes et de leur superviseure qui ont séjourné chez les sœurs Salésiennes de Don Bosco.

Le stage regroupait diverses expériences, notamment des initiatives d’éducation en promotion de la santé et en prévention des infections, des activités de dépistage ainsi que des interventions de soins de premières lignes. Les clientèles ciblées variaient en âge et selon des besoins de santé spécifiques. Cette expérience à l’international est reconnue dans le cadre du cours clinique de fin de programme des étudiantes sélectionnées.

Grâce à la générosité de nombreux donateurs, elles ont remis à des gens dans le besoin l’équivalent de 14 sacs de hockey pour un poids approximatif de 500 livres (226 kilogrammes), soit des vêtements, des chaussures, du matériel scolaire, des frisbees, des brosses à dent et du dentifrice ainsi que des pansements, des bandages et des tubulures.

Les étudiantes en science infirmière et leur professeure seront de retour à Edmundston dimanche matin.

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Renseignements : Hugues Chiasson, coordonnateur des communications à l'UMCE (737-5034 - b)
Source : Service des communications, Campus d'Edmundston
Communiqué de presse - Pour diffusion immédiate -
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