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Vendredi 12 Décembre 2014

Un article du professeur Patrice Nicolas est en nomination pour un prix Opus du Conseil québécois de la musique

Le professeur Patrice Nicolas, du Département de musique de l’Université de Moncton, est l’auteur d’un article qui est en nomination pour un prix Opus du Conseil québécois de la musique, dans la catégorie « article de l’année ». Intitulé « De quelques fausses idées du contrepoint d'école et de leurs conséquences », l’article est paru dans Les Cahiers de la Société québécoise de recherche en musique (vol. 14, no 2, 2013, p. 11-24).

Résumé de l’article
« Désirant renouer avec une tradition contrapuntique dont les principes étaient depuis longtemps oubliés, les théoriciens des XIXe et XXe siècles, désormais dominés par les notions harmoniques, donnèrent les chimères de leur imagination pour des vérités ayant de tout temps existé. Il est donc malheureux que leurs ouvrages servent encore de base à l’enseignement du contrepoint dans la plupart des institutions d’éducation musicale, en ce qu’ils condamnent l’esprit de tout apprenti contrapuntiste à se perdre dans le dédale inextricable d’une science imaginaire. Il en résulte d’ailleurs un fait fort inquiétant sur lequel on ne peut plus élever le moindre doute : c’est que le contrepoint d’école ne mène aucunement l’étudiant vers les grands polyphonistes. Dès lors, incapable d’analyser correctement les oeuvres du Moyen-âge et de la Renaissance – et donc incapable d’en saisir les mécanismes et de s’en faire une idée complète –, l’apprenti compositeur s’en détourne, passant à côté de bien des techniques d’écritures fort intéressantes, lesquelles, surtout en ces temps postmodernes, ne pourraient donner que plus d’élan à son originalité.

Après un bref exposé de la théorie contrapuntique originelle, quelques-unes des fictions romantiques sont passées en revue. Il est ainsi démontré que rien ne vaut l’emploi des traités du Moyen-âge et de la Renaissance pour l’enseignement du contrepoint et de l’analyse de la musique ancienne. De courts extraits tirés d’oeuvres des XIVe, XVe et XVIe siècles sont analysés afin de montrer que la théorie contrapuntique originelle conduit à une parfaite compréhension des oeuvres du passé, une chose à laquelle ne peut prétendre le pseudo-contrepoint romantique. »
Source :
Communiqué de presse - Pour diffusion immédiate -
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