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Mardi 07 Mai 2013

L’UMCS sera présente au 81e congrès de l'Acfas

Frantz Dorcel Ady, étudiant à la maitrise en études de l’environnement à l’Université de Moncton, présentera les travaux de sa thèse au 81e Congrès de l’Association francophone pour le savoir (Acfas) qui aura lieu du 6 au 10 mai 2013 à l’Université Laval. La thèse de M. Ady est dirigée par Alain Patoine, professeur au programme de baccalauréat en gestion intégrée des zones côtières (BGIZC) au campus de Shippagan. Cette thèse porte sur l’évaluation de la sensibilité à long terme des estuaires face à la variabilité climatique et aux usages du territoire.

En plus d'être parmi les écosystèmes les plus productifs et les plus riches en espèces, les estuaires et plus généralement les zones côtières abritent près de 66 % de la population mondiale, ce qui en fait des milieux à la fois très demandés et potentiellement très vulnérables.

La grande productivité et biodiversité des estuaires repose en partie sur les algues planctoniques (microscopiques, à la dérive dans l'eau). Celles-ci sont influencées par de nombreux facteurs, soit naturels ou de l’activité humaine. Par exemple, les transformations territoriales comme le déboisement ou l'expansion agricole ont peut-être altéré la quantité et la qualité des eaux de ruissellement qui alimentent les estuaires tout au long du XXe siècle. Pareillement, le réchauffement graduel qui s'est fait sentir au cours du XXe siècle pourrait avoir favorisé le développement des algues – ou de certaines espèces d'algues au détriment d'autres espèces. Le défi est de vérifier quelle a été l'importance relative des facteurs territoriaux et climatiques dans la productivité des estuaires sur de si longues périodes de temps.

Durant la conférence qu'il prononcera à l'Acfas, M. Ady expliquera comment il a pu retracer l'abondance et la diversité des algues dans le lac Inkerman depuis le milieu du XIXe siècle (1860) jusqu’à aujourd’hui. Les résultats de sa recherche tendent à montrer que l'abondance des algues a atteint des sommets entre 1910 et 1950, alors que l'activité agricole était en plein essor. Ceci peut s'expliquer par une possible fertilisation du lac par les eaux de ruissellement alors vraisemblablement riches en engrais. Les algues ont par la suite décliné en abondance durant les années 1950-2000, en même temps que se développaient les activités d'extraction de la tourbe. Les eaux de drainage habituellement colorées qui s'écoulent des tourbières auraient pu diminuer la pénétration de la lumière dans l'eau, nuisant ainsi aux algues.

Les fluctuations d'abondance des algues montrent également des ressemblances avec les variations de températures et des précipitations durant le XXe siècle, mais dans un sens qui demeure présentement difficile à expliquer.

La technique que M. Ady a utilisée pour révéler les tendances à long terme de la productivité des algues du lac Inkerman constitue une première dans le domaine de l'écologie des écosystèmes côtiers canadiens et devrait permettre de mieux cerner les facteurs qui influencent la santé des zones côtières à long terme.

Lire le résumé de la conférence (section Eau, géologie et paysages à 13 h) à http://www.acfas.ca/evenements/congres/programme/81/200/202/d
Source : Service des communications, Campus de Shippagan
Communiqué de presse - Pour diffusion immédiate -
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