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Mardi 22 Janvier 2013

Santé des bassins versants côtiers de la Péninsule acadienne

Alain Patoine, professeur en gestion intégrée des zones côtières, sur le terrain.
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Comme à chaque début d'année, la Société canadienne de limnologie (SCL) et la « Canadian Conference for Fisheries Research » ont tenu leur congrès annuel rassemblant environ 300 chercheurs des milieux universitaires et gouvernementaux qui œuvrent dans les sciences aquatiques à la grandeur du Canada et des États-Unis. Cette année, le congrès a eu lieu du 3 au 5 janvier 2013 à Windsor, en Ontario, à proximité du lac Érié.

Les conférences plénières ont souligné l'importance grandissante d'une approche intégrée et multidisciplinaire à l'étude des écosystèmes. Ce qui veut dire que les projets de recherche ne doivent plus seulement aborder des questions de sciences naturelles, mais doivent aussi aborder des aspects des sciences sociales et économiques de manière à mieux contribuer au dynamisme des sociétés. Communiquer les résultats des travaux de recherche ou recourir à la participation du public s'avère également nécessaire. En effet, c'est souvent grâce aux citoyens que les résultats de la recherche peuvent avoir le plus grand impact sur la société. Ces constatations renforcent la pertinence de l'approche préconisée en gestion intégrée des zones côtières (GIZC).

Alain Patoine, professeur-chercheur au Baccalauréat en gestion intégrée des zones côtières (BGIZC) à l'UMCS y a présenté une partie de ses travaux portant sur la santé des rivières côtières du nord-est du Nouveau-Brunswick. Les résultats présentés sont en partie le fruit de la thèse de Wilcken Destravil, étudiant à la Maîtrise en études de l'environnement à l'Université de Moncton. Il ressort que la qualité des eaux et la productivité biologique des rivières Caraquet, Pokemouche, Petite Tracadie et Tabusintac dépendent autant des conditions naturelles que des activités humaines de transformation du territoire. Par exemple, la couleur et la turbidité des eaux augmentent après une pluie et sont plus élevées dans les rivières drainant de grandes surfaces de territoire, comme c'est le cas pour la rivière Caraquet dont le bassin versant est environ 300 fois plus grand que la rivière elle-même. La pluie et la surface de bassin versant sont des conditions que l'on peut difficilement gérer. À l'opposé, la proportion de terres humides s'avère une caractéristique du bassin versant que l'on peut gérer et qui influence aussi la qualité des eaux des rivières la Péninsule acadienne. Il semble en effet que la limpidité des eaux et la production biologique primaire sont plus faibles là où la proportion de terres humides est plus élevée.

À terme, ces travaux visent à identifier les caractéristiques territoriales gérables qui nous aideraient à maintenir des rivières qui fournissent une variété de biens et services à la société, comme les pêcheries commerciales et sportives, la baignade, le tourisme, la conservation, et l'éducation.

Pour plus de renseignements :
http://www.umoncton.ca/umcs-bgizc/node/1
http://professeur.umoncton.ca/umcs-patoine_alain/node/8
Source : Service des communications, Campus de Shippagan
Communiqué de presse - Pour diffusion immédiate -
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