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Mercredi 12 Septembre 2012

Le laboratoire PHENORA en pleine ébullition!

Un bel exemple de collaboration entre établissements. De gauche à droite, Guillaume Brideau, étudiant d'été à l'UMCS, Maxime Boudreau, étudiant diplômé de l'UMCM, France Béland, chargée de projet à l'IRZC, Mélanie Chiasson, technicienne à l'IRZC, et Sébastien Plante, professeur-chercheur à l'UMCS et chercheur associé à l’IRZC.
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PHENORA est le nom du laboratoire du professeur Sébastien Plante qui signifie « Physiologie et nutrition des organismes aquatiques ». Et c'est exactement ce qui a été accompli cet été dans ce laboratoire! Plus particulièrement de la recherche en nutrition et en physiologie chez le saumon atlantique et le homard américain. Au total, trois projets majeurs sont présentement en cours dans le laboratoire du professeur Plante, à l’Université de Moncton, campus de Shippagan.

Le premier projet est issu du Fonds d’innovation de l’Atlantique (FIA) obtenu par l'équipe du professeur Marc Surette de l’Université de Moncton, campus de Moncton, en collaboration avec l’Institut de recherche sur les zones côtières (IRZC). Monsieur Plante est chercheur associé avec l’IRZC et fait donc partie de cette équipe de recherche. Le projet, intitulé « Development of dietary products derived from New Brunswick bio-resources » vise, entre autres, à tester une huile végétale novatrice qui a le potentiel de remplacer l’huile de poisson dans la fabrication de moulée aquacole. Cette nouvelle huile possède un profil en acides gras particulier comparativement aux autres huiles végétales et pourrait donc combler les besoins énergétiques des poissons. Des saumons atlantiques font présentement l’objet d’une expérimentation dans les laboratoires du pavillon aquacole de l'IRZC situés à l'Aquarium et Centre marin du Nouveau-Brunswick.

Le deuxième projet provient d’un autre FIA obtenu par l’IRZC auquel le professeur Plante participe à titre de codemandeur. Ce projet est intitulé « Valorisation et commercialisation de coproduits marins pour l’alimentation animale et humaine et ses applications dans la prévention de l’obésité, du diabète et la neurodégénérescence ». Dans ce projet d’envergure, les chercheurs veulent produire des ingrédients innovateurs à partir de « déchets » d’usines de transformation de produits de la mer. Comme ces « déchets » proviennent de la même ligne de transformation que les produits dédiés à la consommation humaine, ils ont encore de grandes qualités sanitaires. Ces coproduits sont souvent gorgés de biomolécules actives ayant de grands potentiels sur la santé humaine ou animale. Ces nouveaux ingrédients pourraient potentiellement remplacer la farine de poisson traditionnellement utilisée dans l'industrie aquacole. En effet, les stocks de poissons sauvages servant à la fabrication de farine de poisson sont surexploités dont plusieurs ont atteint un rendement maximal de production. Ce projet propose également d’approfondir des processus physiologiques fondamentaux associés à l’incorporation de ces ingrédients riches en biomolécules actives sur la santé générale des poissons d'élevage. Jusqu'à présent, neuf ingrédients ont été testés et trois ont été sélectionnés pour des études plus approfondies chez le saumon.

Le troisième projet en est un de recherche et développement coopératif (RDC) du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG). Ce projet, en collaboration avec le professeur Marc Surette de l'UMCM, la compagnie Homarus Inc. (entreprise gérée par l'Union des pêcheurs des Maritimes) et l’IRZC, est intitulé « Développement d'une moulée aquacole pour l'élevage de larves de homard pour fin d'ensemencement en milieu naturel ». Depuis 2002, Homarus Inc. et l’IRZC travaillent dans le but premier d'assurer une production de homards juvéniles afin d'effectuer des expériences d'ensemencement sur les lieux de l’action. Les techniques aquacoles sont bien en place et l'équipe est capable de produire des centaines de milliers de larves par année, mais il reste à optimiser la nourriture distribuée aux larves de homard. Les larves de décapodes crustacés passent par plusieurs stades de développement, engendrés par une succession de transformations ontogénétiques. Durant les trois premiers stades de leur vie (environ 160 degrés-jours), les larves pélagiques ont l'apparence d'une petite crevette, elles sont planctonivores et elles se déplacent dans la colonne d'eau au gré du courant. Dès le stade IV (environ 280 degrés-jours), la larve se métamorphose prenant ainsi l'apparence d'un homard adulte miniature. Cette métamorphose requière des remaniements structuraux et métaboliques majeurs. En captivité, de fortes mortalités sont observées durant le passage du stade III au stade IV. Dans un contexte d'écloserie, les larves sont majoritairement alimentées de produits commerciaux à base d'artémies. Aucune nourriture n'a été à ce jour spécifiquement développée pour les larves de homard. Les objectifs de cette recherche sont donc de combler cette lacune. En produisant une moulée pour larves de homard, l'exportation complète des techniques d'élevage vers l'industrie sera donc possible et grandement facilitée.

Tous ces projets ne pourraient avoir lieu sans l'aide de personnel hautement qualifié. Le professeur Plante compte donc sur une solide équipe composée de chercheurs, de biologistes, de techniciens et, sans oublier, les étudiants. La recherche, c'est aussi de former les scientifiques de demain!
Source : Service des communications, Campus de Shippagan
Communiqué de presse - Pour diffusion immédiate -
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