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Jeudi 22 Mars 2012

Soirée séminaire-concert portant sur l’improvisation

« A l’aube de l’humanité, là où l’Homme commença ses activités subjectives et intellectuelles bien avant qu’aucun système d’écriture ou construction musicale ne voit le jour, la musique était purement improvisée. »

Lors de la première soirée improvisation en 2011, cet événement a suscité beaucoup d’intérêt. En collaboration avec le Département de musique, Dariush Zarbafian a donc décidé de poursuivre et organiser le deuxième volet d’une telle soirée improvisation (II), le samedi 24 mars à 19 heures dans la salle Neil-Michaud de l’édifice des Beaux-arts au campus de Moncton. Et grâce aux intervenants, le programme sera cette fois-ci plus enrichissant et plus varié tant sur le plan théorique que pratique.

Le concept d’improvisation est une activité subjective qui produit et transmet des données et des renseignements non organisés et presqu’inconnus vers un résultat organisé et conscient. Effectivement les règles et les systèmes musicaux s’installent progressivement.

L’improvisation existe depuis des siècles dans presque toutes les cultures du monde. On sait qu’elle se fait dans plusieurs domaines comme la musique, le théâtre et parfois la peinture.

Dans le passé dans certaines régions du monde, en particulier en Orient et en Asie, l’improvisation, qu’elle soit en musique ou en poésie, jouait un rôle très important. Dans beaucoup de pays comme l’Iran (la Perse), l’Inde, la Chine, le Japon et les pays arabes, elle était considérée comme un art à part entière. Par exemple, un poète avait une place très importante auprès du roi et il devait être capable d’improviser instantanément pour son bon plaisir.

Entre le 7e et le 10e siècle dans le monde musulman, presque tous les palais royaux étaient bondés de musiciens et de poètes improvisateurs. Ceci dit, l’improvisation en musique et en poésie se complète souvent mutuellement.

Sur le continent africain, la diversité de l’improvisation en musique est débordante, ce qui retient l’attention de beaucoup de chercheurs depuis des décennies. D’ailleurs, ces musiques font l’objet de beaucoup de recherches.

Malheureusement, depuis plus d’un siècle, les conditions sociopolitiques ont changé et dans beaucoup de pays l’art de l’improvisation, en particulier la poésie, est mis à l’écart. L’improvisation parfois dans certains pays est considérée comme étant méprisante, un art vulgaire sans fondement. Au contraire dans certaines cultures, elle est considérée comme étant sublime.

Dans quel état l’improvisateur se positionne-t-il ? Est-ce un état mystique ou le fruit d’un mécanisme créateur qui est capable de faire émerger et organiser les renseignements combinatoires et en faire une œuvre artistique ? Quel rôle socioculturel joue un artiste improvisateur dans le triangle : les données musicales - artiste - public ?

Depuis quelques décennies, peu importe le concept d’improvisation, il fait l’objet d’étude et de discussion auprès des chercheurs et des artistes dans le monde entier. De multiples questions et réponses sont posées mais il reste toujours la question principale et énigmatique : « Quel est vraiment l’état dans lequel un artiste improvise ? »; elle demeure très perplexe et mystérieuse.

Cette année, on essayera d’approfondir et d’apporter plus d’éléments en s’appuyant sur les arguments pour ainsi franchir un pas vers l’avant sur les différentes notions qui peuvent avoir ou non un impact sur l’improvisateur et l’improvisation.

À la lumière de ses recherches, M. Zarbafian souhaite vivement en arriver à faire une synthèse sur l’ensemble des éléments qui peut déclencher un nouveau concept et éclairer ce chemin tant mystérieux pour arriver à en publier un article.

Ce séminaire-concert sera enrichi par des intervenants tels que Richard Gibson, Roland Bourgois et André Bourgois, l’Ensemble AVAHANG (Richard Gibson, Dariush Zarbafian, Michel Deschênes, Kevin Johnson et Joey Roy). Serge Gallant et deux étudiants en ethnomusicologie, Richard Daigle et Christian Thibeault, s’ajoutent à cette équipe.

Le concept d’improvisation sera abordé sur deux aspects : théorique : modélisation de l’improvisation, improvisation mélodique et rythmique, le rapport entre l’improvisation et la composition, l’opposition entre l’improvisation et composition; et pratique : différents intervenants apporteront leur contribution en donnant les exemples musicaux.

La soirée s’adresse à tous ceux et celles qui s’intéressent à ce sujet. M. Zarbafian vous invite tous à participer à un débat pour enrichir ce séminaire.

Lors de cette soirée également, on abordera les styles de musique tels que le jazz, la musique orientale en particulier, la musique persane (percussion et musique modale) et la musique classique.

L’entrée est libre.
Source :
Communiqué de presse - Pour diffusion immédiate -
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