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Mardi 07 Décembre 2010

Un trio de l'Université de Moncton au Colloque d'automne de l'Association de la Recherche Qualitative

Dans l'ordre habituel on peut voir Pierre-Yves Barbier Ph.D., professeur au département d'enseignement au secondaire et des ressources humaines de l'Université de Moncton, campus de Moncton; Renée Guimond-Plourde Ph.D., professeure-chercheure au secteur éducation, kinésiologie et récréologie de l'UMCE; Yves de Champlain Ph.D., professeur en éducation au campus de Shippagan de l'Université de Moncton.
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Dans le cadre du colloque d’automne tenu par l’Association de la Recherche Qualitative (ARQ) à l’Université du Québec à Trois-Rivières le vendredi 29 octobre dernier, des professeurs-chercheurs en provenance des trois campus de l’Université de Moncton y ont participé. Devant les quelque cent chercheurs, étudiants et théoriciens, le président d’assemblée, François Guillemette, a souligné cette première, une représentation de chacun des campus de l’Université de Moncton, plus spécifiquement en provenance du secteur éducation.

Le colloque, qui avait pour thème, «Les défis de l’écriture en recherche qualitative», s’est ouvert avec les paroles de sagesse du professeur à la retraite, Jean-Pierre Deslauriers. Dans son allocution, «Aimer son sujet pour capter l’intérêt du lecteur», il encourage tout chercheur à publier parce qu’écrire est un processus qui permet de se révéler à soi-même comme «diffuseur de la connaissance». Qualifié d’«acte d’imperfection», écrire nécessite cependant un apprentissage progressif. Une telle pratique se déploie au fur et à mesure, d’où l’importance, pour celui qui choisit ce moyen de diffusion, d’installer un rituel, une discipline quotidienne.

En avant-midi, Pierre-Yves Barbier présentait une communication, «Pour faciliter la gestion de la validité interne de l’argumentation à l’occasion du processus décisionnel jalonnant le parcours de recherche et d’écriture». Dans un premier temps, son argumentation a permis de mettre en évidence, selon un éventail de traditions, les tensions suscitées par les décisions stratégiques à prendre du point de vue épistémologique. Dans un deuxième temps, son apport proposait une série de questions visant l’élaboration d’un profil susceptible d’encadrer, voire d’orienter le déploiement de la recherche. La perspective soulevée tire sa source de la pratique réflexive de l’auteur dans la formation et l’accompagnement à la méthodologie qualitative et d’une modélisation de la situation de recherche au campus de Moncton.

En après-midi, Yves de Champlain présentait «L’écriture en recherche qualitative : le défi du rapport à l’expérience». Dans cette communication du professeur-chercheur du campus de Shippagan trois questions délimitant les fonctions de l’écriture dans le cadre d’une recherche qualitative ont été soulevées. Premièrement, quelles sont les différentes natures des données écrites et quels sont ces différents statuts qui en découlent? Ensuite, quelles en sont les implications épistémologiques? Et, finalement, comment le chercheur peut-il en tenir compte, non seulement lors de l’analyse de textes, mais encore plus dans la préparation à l’écriture. Cette dernière question vise évidemment le sujet de la recherche mais également le chercheur lui-même en tant que scripteur des données.

Dans le cadre d’un événement festif qui se tenait pour souligner les Fêtes du 25e anniversaire de l’ARQ, Renée Guimond-Plourde, professeure-chercheure rattachée au Secteur éducation, kinésiologie et récréologie du campus d’Edmundston, proposait un témoignage, «C’est l’ARQ qui m’a enfantée». Ce petit clin d’œil ramenait les membres à un événement tenu en octobre 1998 où on avait donné la parole à des étudiants inscrits à la maîtrise et au doctorat. Dans le cadre d’études de deuxième cycle, elle avait alors proposé sa première communication, «Un audacieux pèlerinage et un plaisir ontologique… réponse d’une chercheure en herbe à l’appel de la recherche qualitative». Ce témoignage qualifiait l’événement de «rite de passage» où «l’initiée » devait réussir une épreuve quelconque. À cause de l’accueil de la communauté des «maîtres» ainsi que les nombreuses mains tendues par les «sages qualitatifs» de l’époque, ce fait marquant a permis la poursuite d’études de troisième cycle dans le sillon de la recherche qualitative.

Rappelons que les communications présentées feront d’ailleurs l’objet d’une publication future dans la collection Les Actes de la revue «Recherches qualitatives».
Source : Service des communications, Campus de Shippagan
Communiqué de presse - Pour diffusion immédiate -
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