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Jeudi 02 Décembre 2010

Des étudiantes et étudiants en science infirmière et en gestion de l'information mettent en commun leurs connaissances!

Au troisième rang à droite les deux professeures Madame Florence Ott et Charlotte L’Heureux-Lemieux avec leurs étudiants en science infirmière et en gestion de l’information.
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Que se soit dans le domaine de la santé ou dans celui de la gestion de l’information, chaque professeur rencontre des difficultés quand il s’agit de faire assimiler les nombreuses contraintes de ces métiers aux étudiants. Plus encore, passer de la théorie à la réalité du monde professionnel demande de s’intéresser aux nombreuses disciplines. La pratique solo n’est plus possible!

C’est pourquoi, Mesdames Charlotte L’Heureux-Lemieux, professeure d’éthique professionnelle au baccalauréat en Science infirmière de l’Université de Moncton, Campus de Shippagan, site de Bathurst, et Florence Ott, professeure en gestion documentaire au baccalauréat en gestion de l’information du Campus de Shippagan ont décidé de tenter une première expérience transdisciplinaire au site de Bathurst, le 18 novembre 2010.

Il s’agissait de proposer à leurs étudiants respectifs une étude de cas construite en partenariat et rejoignant des préoccupations communes, notamment dans la protection des données personnelles et la tenue des dossiers. Les deux professeures ont développé une situation infirmière clinique allant de l’admission de la patiente, en passant par l’hospitalisation et par son retour à domicile.

Ce cheminement clinique présentait une série de défaillances. Les étudiants devaient les identifier pour répondre aux 20 questions intégrées à l’étude de cas. Celle-ci reflétait des problèmes d’ordre éthique, de poursuites en justice, de non-respect de la confidentialité, de manque de rigueur dans la tenue des dossiers et de gestion d’information chaotique.

Par l’entremise de ce jeu de rôle, les participants devaient se placer dans la peau d’un acteur. Parmi eux, nous retrouvions : un patient, un commissaire aux plaintes et à la qualité des services, une infirmière novice, une infirmière responsable, un directeur général, un observateur et un consultant. Ce dernier était, en l’occurrence un étudiant en gestion d’information. Au besoin, pour accentuer l’argumentation on faisait intervenir d’autres acteurs comme un responsable de la gestion des risques où un journaliste afin de mieux confronter les futurs professionnels à la réalité du monde du travail.

Le jeu a suscité des réflexions, des questions, des discussions et des arguments portant sur les problèmes mentionnés précédemment. Cette méthode d’apprentissage a permis de comparer les points de vue des uns et des autres et de s’ouvrir à une autre profession. Le dossier client informatisé a été abordé en termes d’efficacité, d’accessibilité et de protection des données. Il va de soit, que la circulation de l’information entre les cliniques et les établissements de santé permettront d’assurer des soins et services continus. Par contre, les étudiants en science infirmière s’interrogent sur les mesures de sécurité à prendre afin de protéger la confidentialité et la vie privée des usagers.

Les apprentissages recueillis des étudiants en science infirmière touchent à quatre éléments : la responsabilité de l’infirmière ou de l’infirmier novice est semblable à celle des collègues immatriculés, le soutien professionnel en cours de probation, l’encadrement professionnel et une solide orientation.

D’emblée, les deux groupes d’étudiants ont pris la défense des droits des usagers cités dans l’étude de cas (perte d’un enfant, non-respect de la confidentialité et atteinte à la vie privée). Plusieurs d'entre eux ont soulevé l’importance des mesures disciplinaires pour les employés qui enfreignent la vie privée des patients et la confidentialité des dossiers. La rigueur dans la rédaction des notes d’infirmières est capitale puisqu’elle communique la condition clinique des patients et assure la continuité auprès d’autres professionnels de la santé.

Les étudiants en gestion de l’information ont mis l’accent sur la valeur des notes d’observation et d’évolution de l’infirmière et de l’infirmier dans la tenue des dossiers car cela est indispensable lorsque survient un litige. Les contraintes professionnelles liées au domaine de la santé ont été mieux cernées. La gestion documentaire est cruciale pour favoriser des soins rapides et appropriés, protéger les données personnelles et assurer une conservation efficace des dossiers patients, à long terme.

Ces mêmes étudiants ont proposé à leurs collègues d’améliorer la gestion des documents notamment en tenant compte de la réglementation et des normes en vigueur dans la protection des données personnelles. Ils ont évoqué la complexité du dossier médical électronique. Les niveaux d’accès et la prudence quant aux partages des fichiers ont été soulevés ainsi que l’importance de documenter chaque dossier pour faciliter l’échange d’information et protéger l’usager et les professionnels.

Les formulaires d’appréciations remplis par les étudiants révèlent que l’expérience est concluante. Les pistes d’améliorations suggérées sont : préciser les rôles des acteurs dans l’étude de cas, clarifier certaines questions et en élaborer de nouvelles sur la gestion de l’information. De ce fait, l’apprentissage des apprenants sera bonifié.

Les étudiants ont apprécié la libre expression et le partage d’opinions. L’une des étudiantes en science infirmière cite : « cette approche m’a permis de confronter mes idées avec d’autres personnes que des infirmières. Je comprends que l’éthique professionnelle est un travail d’équipe et de collaboration. Je saisis mieux la portée du travail transdisciplinaire. Les étudiants en gestion de l’information étaient bien préparés pour intervenir avec nous. Garder un esprit ouvert est capital dans la santé ».

L’expérience a été enrichissante et novatrice pour tous les intervenants et mérite d’être répétée. Les professeures en science infirmière et en gestion de l’information en santé récidiveront à l’automne 2011.

Charlotte L’Heureux-Lemieux, professeure d’éthique professionnelle, baccalauréat en Sc. Infirmière.
Florence Ott, professeure en gestion documentaire, baccalauréat en gestion de l’information.
Source : Service des communications, Campus de Shippagan
Communiqué de presse - Pour diffusion immédiate -
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