Université de Moncton

Communications, affaires publiques et marketing
Fil de nouvelles Bookmark and Share
Mercredi 03 Novembre 2010

Julie Bérubé soutient sa thèse de doctorat en études françaises

La photo nous fait voir, de gauche à droite, Annette Boudreau, directrice du Centre de recherche en linguistique appliquée et directrice de thèse; Françoise Gadet, examinatrice externe de l’Université de Paris-10 Nanterre; Marie-Ève Perrot, examinatrice externe de l’Université d’Orléans; Julie Bérubé, doctorante; Laurence Arrighi, professeure au Département d’études françaises et évaluatrice interne; et Isabelle McKee-Allain, doyenne de la Faculté des arts et des sciences sociales et présidente du jury.
Agrandir l'image
Julie Bérubé, de Québec mais autrefois de Bathurst, a soutenu avec succès sa thèse de doctorat en études françaises (linguistique) à la Faculté des arts et des sciences sociales de l’Université de Moncton.

Dans son travail d’analyse, intitulé « Discours et idéologies linguistiques en Acadie du Nouveau-Brunswick : l’exemple de la presse et du milieu scolaire », Mme Bérubé souhaite contribuer à prolonger la réflexion sur les idéologies linguistiques et leurs conséquences sur les représentations, plus particulièrement en contexte scolaire.

Puisque peu d’études au Canada ont été consacrées aux représentations linguistiques et aux idéologies qui contribuent à les forger, Mme Bérubé a tenté d’apporter un éclairage particulier aux relations qu’entretiennent les locuteurs avec leur langue. Pour ce faire, elle a opté pour une étude de cas, celle de l’Acadie du Nouveau-Brunswick, où elle a exploré à l’aide d’une recension de la presse et du matériel pédagogique l’évolution des perceptions du français sur une période de 75 ans, en tenant compte du contexte sociohistorique qui a vu naître les diverses idéologies linguistiques en cause.

La première partie de la thèse a été consacrée à l’étude du discours sur la langue dans trois types de publications, soit L’Émerillon (1930-1965), les journaux étudiants de l’Université de Moncton (1967-1999) et le quotidien L’Acadie nouvelle (1984-2006). Ce corpus, riche par la diversité de son lectorat et par son étendue dans le temps, lui a permis de cerner l’évolution et l’articulation des idées sur la langue, de même que leur inscription dans un contexte sociohistorique particulier.

La seconde partie s’est intéressée aux idéologies linguistiques recensées dans le matériel pédagogique utilisé au Nouveau-Brunswick francophone, soit les programmes de français du ministère de l’Éducation de cette province ainsi que cinq manuels scolaires et guides d’utilisation publiés aux Éditions d’Acadie.

Les discours dominants sur la langue affectent grandement les représentations linguistiques des locuteurs. Les idéologies linguistiques qui sont à la source de ces discours sont le plus souvent véhiculées par les médias et se retrouvent également dans le matériel pédagogique destiné à l’enseignement de la langue.

L’éducation en milieu plurilingue ou minoritaire soulève de ce fait des questionnements qui intéressent de près plusieurs disciplines des sciences humaines. En sociolinguistique, la question des idéologies linguistiques diffusées par certains médias et instances institutionnelles ne peut manquer de stimuler les chercheurs et les chercheuses qui souhaitent mieux comprendre les enjeux liés aux représentations diglossiques.

Source :
Communiqué de presse - Pour diffusion immédiate -
Fil de nouvelles Bookmark and Share
Imprimer cette page
Calendrier
Nouvelles
Bottin
Accueil  |  Communications, affaires publiques et marketing  |  Urgence  |  Assistance technique © 2017, Université de Moncton. Tous droits réservés.