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Mardi 28 Septembre 2010

Des réflexions communes pour les baccalauréats en Gestion de l'information et Gestion intégrée des zones côtières de l'UMCS

De gauche à droite, on aperçoit Anne Fauré, Monica Mallowan, Philippe Rouselle, Carolle Bulger, Alexandre Kenny, Roberson Etienne, Dave Haché, Christine Thériault et Caroline Savoie.
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Il est reconnu que la gestion intégrée des zones côtières est un processus qui se construit par des rapports de force, des enjeux de pouvoir, des négociations, mais aussi des connaissances, des informations et des données (Billé, 2006). Ces derniers sont à la fois des leviers pour l’action mais aussi des éléments porteurs d’enjeux stratégiques (Billé, 2006). Par exemple, au cours de nombreux exercices de concertation ou de démocratie participative, il n’est pas rare de voir émerger des confrontations entre ce qu’on appelle le « savoir-expert » et le « savoir-profane » (Garin, Rimaudo, 2002, Lascoumes, 2001, dans Barthélémy, 2005). Les futurs gestionnaires des zones côtières ont donc besoin d’être équipés pour savoir comment capter, saisir et traiter ces connaissances (Nonaka, 1995, Davenport, 2002, Delbecque et Pardini, 2008), afin d’éclairer la prise de décision dans une perspective de développement durable.

Comment faire la distinction entre des connaissances explicites et des connaissances tacites ? En quoi la reconnaissance des savoir locaux est importante ? Comment les connaissances scientifiques sont-elles « traduites » dans la société civile ? Faut-il tout connaitre pour mieux gérer ? Autant de questions qu’à la fois, les étudiants du BGI et les étudiants du BGIZC sont amenés à traiter.

Ces réflexions communes justifient la réalisation d’un projet commun dans les cours GEIN3700 Gestion des connaissances et GIZC4010 Gestion Intégrée des Zones Côtières 1.

A partir des témoignages livrés par cinq conférenciers et du travail de recherche d’information ciblée, les étudiants produiront une carte conceptuelle et un référentiel de ressources spécialisées en vue d’éclairer la nature des enjeux récurrents des zones côtières des provinces Maritimes.

Ce projet constituera un premier élan en vue de rapprocher des expertises complémentaires au sein des deux baccalauréats de l’Université de Moncton au campus de Shippagan, afin de mettre sur pied des outils de référence en gestion intégrée des zones côtières, ressources nécessaires et utiles aux communautés côtières ainsi qu’aux chercheurs spécialisés.

D’ailleurs, dans ce contexte, le mercredi 29 septembre nous avons eu le plaisir d’accueillir Monsieur Lewnanny Richardson (Directeur) accompagné de Nathalie Paulin (Superviseur), de l’organisme à but non lucratif Nature Nouveau Brunswick. Ces deux biologistes de formation, nous ont entretenus sur leurs rôles clés d’acteurs de la gestion intégrée des zones côtières notamment autour du Pluvier siffleur (Charadrius melodus), une espèce d’oiseau en péril.

Sachant que les plages de la Péninsule Acadienne font partie de l’habitat de cette espèce, on comprend aisément que l’anthropisation (piétinement, passages de véhicules motorisés, etc.) de ces espaces côtiers est susceptible d’entraver le bon développement du Pluvier siffleur. Autrement dit, trouver les stratégies pour conserver cette espèce s’inscrit dans des démarches de gestion intégrée des zones côtières.

D’autre part, les connaissances mobilisées par Monsieur Lewnanny Richardson et son équipe revêtent aujourd’hui une importance particulière, surtout lorsqu’on essaye d’évaluer, par exemple, les conséquences de la marée noire du 20 avril dernier dans le golfe du Mexique suite à l’explosion de la plate forme pétrolière Deepwater Horizon, exploitée par BP. En effet, le Pluvier siffleur hiverne notamment le long de la côte du golfe du Mexique comme 75 % de tous les oiseaux aquatiques migrateurs des États-Unis (Klein, 2010). Il s’agit là d’un exemple très concret de la théorie du chaos: une catastrophe dans le golfe du Mexique a des répercussions sur des oiseaux nidifiant sur les plages de la Péninsule Acadienne. Par conséquent, les besoins en gestion intégrée de nos zones côtières ne sont donc pas de l’ordre du mythe, et le travail systématique et minutieux de l’équipe de Monsieur Richardson doit être soutenu et appuyé. C’est d’ailleurs un rôle que la démarche de gestion des connaissances assure, par ses méthodes facilitant la capture, la formalisation et la modélisation des expériences validées par des spécialistes dont les compétences de haut niveau vont profiter aux jeunes professionnels et à la communauté entière.


Monica Mallowan, Sciences de l’information – Intelligence économique

Anne Fauré, Administration publique – Zones côtières
Source : Service des communications, Campus de Shippagan
Communiqué de presse - Pour diffusion immédiate -
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