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Lundi 23 Août 2010

Et si l'on enseignait l'espoir?

Valois Robichaud, professeur à la retraite, lancera un troisième ouvrage lors du Salon du livre de la Péninsule acadienne du 7 au 10 octobre.
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Valois Robichaud, professeur à la retraite de l'UMCS, lancera un nouvel ouvrage intitulé «Et si l'on enseignait l'espoir» lors du prochain Salon du Livre de la Péninsule acadienne qui se tiendra du 7 au 10 octobre prochain. L'auteur nous en fait la description :

J'ai écrit cet ouvrage à la demande de mes étudiants mais surtout pour témoigner du double héritage reçu des éducatrices du primaire de mon enfance: la soif d'apprendre et le goût du dépassement personnel. Je suis un apprenant passionné et mon développement personnel, encore aujourd'hui, va au-delà de tout ce que j'avais pu imaginé ou espéré. Pourquoi? Parce que l'enfant que j'ai été a reçu suffisamment d'amour pour se tenir debout dans l'existence et marcher sur la route de la vie, assoiffé d'apprendre et décidé de se nourrir de tout ce qui vit. Je demeure un «vivant d'espérance».

Mon parcours scolaire et universitaire est la toile de fond qui a inspiré ma réflexion sur l'espoir à l'école. J'ai eu vraiment besoin de ces êtres d'écoute dans mon aventure de la connaissance, aventure qui fut parfois périlleuse. Au fil de ma carrière, j'ai vu des enfants brisés dans leur estime, leur image et leur amour propre. Il a fallu l'amour d'un maître pour guérir ces cicatrices invisibles de l'âme et du cœur infligées par des parents démunis et souffrants et parfois par des enseignants inconscients de l'empreinte qu'ils pouvaient laissée dans la vie de leurs apprenants.

J'ai compris très tôt que la soif d'apprendre, le goût de connaître et le bonheur de savoir prenaient tout leur sens dans une relation authentique entre l'enseignant et l'élève, le maître et l'étudiant. J'ai vécu l'enthousiasme contagieux d'un maître qui partage son feu intérieur avec ses étudiants.

J'ai accompagné des jeunes sur la route de l'actualisation de soi, car rien ne peut freiner cette force intérieure pour qui veut prendre sa propre vie en main.

Combien de chemins d'école empruntons-nous au cours d'une vie? De ce premier matin où nous quittons papa et maman pour la petite école jusqu'au dernier soir de notre vie, les chemins parcourus auront été diversifiés, parfois étranges et imprévisibles mais ils auront façonné notre personnalité.

Quels que soient les lieux visités ou les institutions d'apprentissage fréquentées, l'école, le collège, le lycée ou l'université, soyons assurés que les expériences originelles et les sensations premières jalonneront le parcours d'une vie.

La générosité ne peut être que féconde! Ai-je réussi par mon être à adoucir l'existence, à arracher mes étudiants aux pesanteurs et à les engendrer par mon âme et mon cœur, autant que par mes savoirs? J'ose le croire. Mais je n'ai pas toujours su quoi faire ou que dire. J'ai eu mes moments de souffrance, de recherche, de conscience et d'apprentissage. La relecture de mes années d'écoles et de mes expériences en enseignement m'a permis de progresser intérieurement et de réaliser avec encore plus de profondeur «qu'enseigner» c'est créer le sens par la relation et le lien entre l'enseignant et l'apprenant».

Si l'école est le lieu de la construction du savoir, elle doit aussi être le milieu où l'élève est rassuré et conforté dans sa présence au monde peu importe ses limites et ses forces en présence. L'école invite au dialogue humain et à l'expression de sa différence où le « normal » et les critères ne doivent pas enfermer l'individu, mais l'ouvrir sur son essence. La peur et la méfiance font place à l'espérance, terreau dans lequel peut naître et surgir, encore et toujours, le meilleur de chaque apprenant.

Que d'enfants et d'adolescents ont été blessés dans leur personnalité profonde par des attitudes, des regards, des jugements, des punitions, des humiliations et des écarts de langages ou de comportements! Puissions-nous créer une école-communauté où la lumière et la parole libérées de l'élève enchantent encore. Lorsque la peur et les défenses régressent, il y a certainement moins de troubles de comportements à gérer n'est-ce pas …

Est-ce que les enfants de demain pourront créer à même la salle de cours le monde rêvé dans lequel ils aimeraient vivre ? Imposerons-nous notre culture, notre façon d'être et de penser où serons-nous assez libres intérieurement pour nous laisser enseigner par ces maîtres d'espérance et ces aventuriers planétaires? Une nouvelle question se pose : non plus «quel monde laisserons-nous à nos enfants? « mais » quels enfants laisserons-nous au monde à venir!»

Valois Robichaud en est à sa troisième publication. En 2007, il publiait un ouvrage sur les enjeux identitaires de la retraite intitulé «Vivre la retraite avec sérénité, un temps pour la rencontre de soi» alors qu'en 2009, il lançait un livre intitulé «Accueillir les besoins psychiques de l'adulte vieillissant – Être en harmonie avec soi-même et les autres».
Source : Service des communications, Campus de Shippagan
Communiqué de presse - Pour diffusion immédiate -
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