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Jeudi 10 Juin 2010

Petite enfance : principal défi pour la vitalité des communautés francophones et acadienne

Dans la photo, Rodrigue Landry est accompagné de Ghislaine Pilon, présidente de la Commission nationale des parents francophones, à gauche, et de Madeleine Vachon, présidente de l'Association francophone des parents du Nouveau-Brunswick.
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Une étude réalisée pour le compte de la Commission nationale des parents francophones (CNPF), intitulée Petite enfance et autonomie culturelle, là où le nombre le justifie… V, signée par Rodrigue Landry, directeur général de l'Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques logé à l'Université de Moncton et financée par Patrimoine canadien, conclut que le secteur de la petite enfance constitue le principal défi pour la vitalité des communautés francophones et acadienne (CFA). Après un survol des grandes tendances lourdes qui attestent la vitalité fragile des CFA, elle dresse le profil démolinguistique des enfants admissibles à l'école française en vertu de l'article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés.

Cette analyse montre que seulement la moitié des enfants reçoit le français comme langue maternelle, proportion très similaire à celle qui fréquente l'école française. De plus, la clientèle admissible à l'école française est à la baisse et les deux tiers des enfants sont nés de parents exogames (mariages mixtes). La transmission du français comme langue maternelle (seule ou avec l'anglais ou une autre langue) varie beaucoup selon la structure familiale, soit 93 pour cent si les deux parents sont francophones, 34 pour cent si la mère est le parent francophone d'un couple exogame et 15 pour cent si c'est le père qui est le parent francophone.

Pour Rodrigue Landry, bien que l'exogamie produise un effet néfaste sur la transmission du français aux enfants, il reste que, si les parents étaient mieux avisés, ils seraient plus en mesure de transmettre les deux langues officielles à leurs enfants et d'en faire des Canadiens et Canadiennes entièrement bilingues.
La présidente de la Commission nationale des parents francophones (CNPF), Ghislaine Pilon, se réjouit de la réalisation de cette étude dont les résultats sont « particulièrement importants » pour la CNPF.

« Ces résultats d'aujourd'hui nous invitent à relever un défi de taille fort intéressant, dit-elle. Rappelons-nous, d'une part, que la petite enfance est notre espoir de demain et, d'autre part, qu'elle se trouve à la porte d'entrée de nos écoles comme les futurs leaders de nos communautés francophones et de notre pays. »
Afin de renverser les tendances observées, l'étude propose la tenue d'une vaste campagne nationale fondée sur une approche de marketing social pour éveiller la conscience collective des parents aux problèmes existants et aux solutions envisagées. En outre, elle recommande que les services à la petite enfance soient livrés selon le principe de la dualité comme c'est le cas en éducation.

Selon l'auteur de l'étude, « les CFA ne peuvent pas se permettre le luxe de perdre la moitié de leur population francophone future avant même que les enfants soient d'âge scolaire. »

La Commission nationale des parents francophones œuvre pour le bien-être de la petite enfance et, puisqu'il n'y a pas d'enfants sans parents, elle œuvre pour le plein épanouissement du parent francophone dans son milieu familial et communautaire. Dans le contexte de son mandat, le concept de la petite enfance comprend tous les enfants de 0 à 18 ans vivant en milieu minoritaire francophone. Ce concept nous amène à porter une attention particulière à l'accueil de nos enfants d'ayants droit dans la francophonie pancanadienne.

Dans cet esprit, le rapport présenté par Rodrigue Landry est particulièrement important. Il est le résultat de la cinquième d'une série d'études qui guide la Commission nationale des parents francophones dans sa mission et qui l'éclaire pour le développement d'une politique familiale sur la petite enfance.

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Renseignements : (506) 858-4669
helene.gallant@umoncton.ca
www.icrml.ca
Source :
Communiqué de presse - Pour diffusion immédiate -
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