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Mercredi 26 Mai 2010

ICRML : analyse des tendances migratoires au Québec entre 2001 et 2006

Une étude réalisée par l'Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques, logé au Campus de Moncton, à partir des données du recensement de 2006 permet d'analyser les tendances migratoires au Québec.

Alors que la plupart des études sur la migration ne distinguent pas les deux groupes linguistiques de langue officielle au Canada, cette étude permet de situer les tendances migratoires des anglophones par rapport aux francophones au Québec. Disponible sur le site Web de l'ICRML, cette étude fait suite à celles qui viennent d'être réalisées pour le Nouveau-Brunswick, l'Ontario et Terre-Neuve-et-Labrador.

L'équipe de recherche présentera prochainement les données pour l'ensemble du Canada sur le site Web de l'ICRML.

Migration interprovinciale
Entre 2001 et 2006, la province du Québec accusait un solde migratoire net négatif de 11 480 personnes, soit - 0,2 pour cent de sa population. Pendant cette période, 73 740 personnes ont migré(1) vers cette province, dont 25 865 anglophones et 35 525 francophones, alors que 85 220 personnes ont quitté la province, dont 33 900 anglophones et 30 580 francophones. Il est à noter que les francophones ont beaucoup moins tendance à migrer en dehors de la province (30 580 ou 0,5 pour cent de la population francophone). Ce sont surtout les anglophones(2) qui contribuent dans une large part au solde migratoire net négatif, avec une perte de -1,4 pour cent de leur population alors que les francophones affichent un léger solde migratoire net positif, soit un gain de 0,1 pour cent de leur population.

Les migrants interprovinciaux anglophones en provenance de l'extérieur du Québec provenaient surtout de l'Ontario (63,2 pour cent), de la Colombie-Britannique (11,9 pour cent) et de l'Alberta (8,1 pour cent). Parmi les provinces de destination, on retrouve les mêmes que celles d'origine puisque les migrants anglophones se sont établis principalement en Ontario (62,3 pour cent), en Colombie-Britannique (12,8 pour cent) et en Alberta (10,2 pour cent).

Migration infraprovinciale
Entre 2001 et 2006, 566 315 personnes ont migré dans les régions économiques du Québec, dont 30 215 anglophones et 486 240 francophones. Les principales régions de destination des migrants anglophones qui demeurent au Québec sont la Montérégie (34 pour cent) et Montréal (26 pour cent). Chez les francophones, ce sont aussi la Montérégie (18 pour cent) et Montréal (16 pour cent), bien que les Laurentides (13 pour cent) et Lanaudière (11 pour cent) soient aussi des destinations populaires.

Un phénomène d'étalement urbain a été observé autour de la région de Montréal, ville qui accuse des soldes migratoires négatifs. Les principaux mouvements migratoires qui se font aux dépens de Montréal, se font par rapport à la Montérégie (-20 345), à Lanaudière (-13 480), aux Laurentides (-11 070) et à Laval (-8 020). Laval est une autre région qui accuse un solde migratoire négatif par rapport aux Laurentides (-12 040) et à Lanaudière (-4 780), ce qui confirme le phénomène de l'extension de l'étalement urbain. Chez les anglophones, la plus forte perte migratoire se fait entre Montréal et la Montérégie (-4 500) aux dépens de Montréal, puis entre Montréal et Laval (-1 780) aussi aux dépens de Montréal. Les Laurentides affichent un solde positif par rapport à Montréal (415) et à Laval (615).

Migrants (20 - 29 ans)
Du côté des migrants âgés de 20 à 29 ans, il y a eu 20 220 jeunes migrants qui ont quitté la province, dont 8 495 anglophones et 8 460 francophones, tandis que 19 550 y ont migré, dont 8 745 anglophones et 8 310 francophones, ce qui représente un solde net légèrement négatif de -670 ou -0,1 pour cent. Le solde migratoire net dans la province s'est avéré positif (0,3 pour cent ou 250) chez les anglophones et pratiquement nul (-0,0 pour cent ou -150) chez les francophones.

(1) Un migrant est une personne qui habitait dans une région économique (appelée région administrative au Québec) différente lors du recensement de 2006 par rapport à celui de 2001. Nous distinguons les migrants qui entrent dans une région économique ou la province des migrants qui en sortent.
(2) Et allophones

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Renseignements :
Éric Forgues, ICRML, au 506-858-4668
Maurice Beaudin, Campus de Shippagan, au 506-336-3627
Josée Guignard Noël, ICRML, tél. 506-858-4665

Adresse Web : http://www.icrml.ca

Source :
Communiqué de presse - Pour diffusion immédiate -
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