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Mercredi 17 Mars 2010

Ouvrage collectif portant sur les grands enjeux des femmes pour un développement durable

Jeanne d'Arc Gaudet
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Le lancement d'un ouvrage collectif, sous la direction des professeures Jeanne d'Arc Gaudet de l'Université de Moncton et Louise Lafortune de l'Université du Québec à Trois-Rivières, aura lieu le mardi 23 mars à 16 heures dans le salon étudiant du pavillon Jeanne-de-Valois au Campus de Moncton.

Publié par les Presses de l'Université du Québec, l'ouvrage, intitulé Les grands enjeux des femmes pour un développement durable, est abordé sous deux angles différents : les grands enjeux des femmes du Sud ainsi que les grands enjeux des femmes en science, en technologies et en ingénierie en matière de démocratie, de citoyenneté et de leadership.

Malgré la distance qui sépare les expériences des auteures de ce livre, Mmes Gaudet et Lafortune mentionnent que la théorie du patriarcat (laquelle a instauré une division des rôles selon le genre dans les sphères publique et privé) a depuis longtemps façonné l'imaginaire de la majorité des collectivités humaines sur la planète. Par conséquent, les filles et les femmes, peu importe où elles se retrouvent, qu'elles soient du Nord ou du Sud (manière de distinguer les pays plus riches de ceux plus pauvres) font encore trop souvent les frais d'idées rétrogrades, et beaucoup au cours de leur vie rencontrent des défis et des obstacles structurels et culturels qui les empêchent de participer pleinement à la vie démocratique de leurs pays.

L'ouvrage collectif comprend 15 chapitres et les auteures du collectif ajoutent que c'est cette compréhension universelle des rôles sociaux qui permettent d'unir les intérêts des unes et des autres.

Dans la première partie du collectif, on retrouve huit chapitres qui portent sur les grands enjeux des femmes du Sud. Le premier chapitre écrit par Monique Ilboudo, du Burkina Faso, aborde le sujet de la révolution éthique pour les grands enjeux des femmes du Sud associés au développement durable. Elle mentionne qu'il ne peut y avoir de développement durable sans démocratie, ni de démocratie sans une participation égalitaire entre les hommes et les femmes dans la gestion des affaires publiques.

Dans le deuxième chapitre, Jeanne d'Arc Gaudet questionne le manque de volonté politique pour ouvrir l'égalité d'accès des femmes aux décisions et initiatives qui visent la durabilité du développement. Pour ce faire, elle mentionne que les décideurs politiques et socioéconomiques doivent transformer leurs discours en des plans d'action rigoureux pour assurer que l'égalité entre les sexes devienne une réalité.

Pour sa part, Lita Villalon aborde, au chapitre trois, les grands enjeux pour bâtir la sécurité alimentaire et suggère aussi de changer des politiques pour améliorer l'égalité des sexes pour que les femmes aient accès aux outils techniques, aux intrants et à plus de formation pour améliorer leur productivité agricole.

Dans le quatrième chapitre, Ilna Daniel parle de la situation des femmes haïtiennes qui occupent une position inférieure dans les décisions administratives et politiques du pays, situation occasionnée notamment par les stéréotypes sexistes et le manque d'accès à la formation.

Pour sa part, dans le chapitre 5, Liette Vasseur traite des traditions et de l'engagement des femmes dans les communautés rurales des pays du Sud. Elle dénonce le peu de place accordé aux femmes dans le développement durable, comme dans toute forme de développement économique.

Dans le chapitre 6, Yvonne Bonzi-Coulibaly partage ses réflexions sur la place de la femme dans les projets de développement au Burkina Faso. Elle soutient que les programmes d'aide mis en place ne peuvent être appliqués sans l'adhésion de tous et de toutes et sans une bonne stratégie de communication.

Nestorine Compaore, dans le chapitre 7, pose un regard critique pour affirmer que le monde est engagé dans un processus de développement qui est non durable. Elle se penche plus particulièrement sur la situation au Burkina Faso en explorant l'idée que le leadership des femmes pourrait mener à un développement équitable et durable dans ce pays.

Marie-Thérèse Seguin a signé le chapitre 8. Elle fait une synthèse des problématiques des chapitres antérieurs et fait valoir les embûches et des perspectives d'action à envisager tout comme les moyens nécessaires et les stratégies appropriées pour construire un monde dans lequel les femmes pourront jouir de leur entière citoyenneté.

Dans la deuxième partie, les auteures des chapitres 9 à 15 traitent de la question des grands enjeux des femmes en sciences, technologies, ingénierie et mathématique (STIM). Claire Deschênes, Pascale Dubé, Louise Lafortune et Jeanne d'Arc Gaudet abordent le leadership des femmes en STIM qu'elles perçoivent comme étant une question multidimensionnelle parce qu'elle revêt plusieurs aspects et comporte de nombreuses facettes.

Le chapitre 10 écrit par Donatille Mujawamariya présente les résultats d'une étude réalisée en collaboration avec ses collègues Claire Lapointe et Jeanne d'Arc Gaudet auprès d'adolescentes de 12e année, de leurs enseignantes et enseignants, les conseillères et conseillers en orientation et les directeurs et directrices en contexte linguistique minoritaire, tandis qu'Anne-Marie Laroche et Jeanne d'Arc Gaudet au chapitre 11 présentent les résultats d'une autre recherche réalisée au Nouveau-Brunswick francophone ayant utilisé une approche pédagogique novatrice auprès des groupes d'élèves de 9e et 10e années qui mettait l'art dramatique au service de la promotion des sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (STIM).

Dans le chapitre 12, Monique Frize traite de la question de la participation féminine en sciences et en ingénierie. Selon l'auteure, le caractère cyclique des progrès et des reculs est inquiétant. Selon l'auteure pour qu'il y ait un progrès soutenu et durable, il faudrait que les efforts soient constants.

Des solutions sont proposées par Marcela Cid et Ève Langelier dans le chapitre 13. Les auteures présentent des projets qui contribuent à promouvoir des carrières scientifiques chez les jeunes filles tandis que dans le chapitre 14, Hélène Guay et Pauline Provencher présentent leur propre synthèse des réflexions qui ont précédé la production du présent ouvrage collectif. Enfin, dans le chapitre 15, Louise Lafortune aborde les enjeux des femmes en STIM en proposant une synthèse des différents points de vue sur la situation des femmes et des filles en STIM.

La préface a été écrite par le recteur, Yvon Fontaine, et Benoit Bourque, directeur du Bureau des relations internationales, tandis que la postface est de Paulette Sonier-Rioux, présidente de l'Alliance des femmes de la francophonie canadienne. Un merci tout spécial à Dolorès Breau qui a produit la photo en arrière plan de la couverture.

En publiant cet ouvrage collectif, les auteures ont d'abord voulu laisser une trace pour les générations futures, mais aussi sensibiliser les organismes et institutions qui décident des politiques à l'importance d'inclure les femmes dans toutes les étapes décisionnelles. Pour elles, la durabilité du développement passe par la démocratie et, plus particulièrement, par les femmes.

Les personnes intéressées sont invitées à ce lancement.

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Source :
Communiqué de presse - Pour diffusion immédiate -
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