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Mardi 15 Décembre 2009

Sid-Ahmed Selouani, un professeur-chercheur de très haut niveau

Sid-Ahmed Selouani, professeur en gestion de l'information et chercheur à l'UMCS
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L'Université de Moncton compte en ses rangs des professeurs de qualité qui sont aussi des chercheurs de haut niveau reconnus à l'échelle internationale. Le professeur Sid-Ahmed Selouani en est un exemple parfait. Natif d'Algérie, il est arrivé au Campus de Shippagan en 2002 après avoir occupé pendant deux ans un poste de chercheur postdoctoral à l'INRS – Télécommunications à Montréal.

Ce professeur titulaire possède une solide formation. Après avoir obtenu son diplôme d'ingénieur en télécommunications de l'Université des sciences et technologie d'Alger en 1987, il a poursuivi ses études de Master en électronique dans cette même université (1991) et à l'Université Joseph Fourier de Grenoble en France – grâce à une bourse de mérite de la Banque mondiale – où il a brillamment obtenu un Doctorat d'état en électronique, en 2000. Un an après, il a obtenu une qualification pour le poste de maître de conférences des universités de France, et a été la même année selectionné comme chercheur postdoctoral par l'INRS – télécommunications de Montréal ; et depuis lors il vit au Canada.

En 2004, deux ans à peine après son arrivée au Campus de Shippagan, le professeur Selouani y a fondé le laboratoire de recherche en interaction humain–système (LARIHS). Cette infrastructure lui a permis d'initier des collaborations abordant la problématique de la robustesse des systèmes d'interaction verbale dans les télécommunications mobiles, de concevoir des interfaces vocalisées pour les francophones d'Acadie et d'étudier l'efficacité des systèmes d'interaction vocale pour des utilisateurs ayant un accent étranger par rapport à la langue d'utilisation.

Même si ses travaux de recherche – souvent en lien avec la Francophonie - ont une portée internationale, plusieurs d'entre eux ont des retombées au Nouveau-Brunswick même et en particulier dans la Péninsule acadienne.

Ainsi, en mai 2008, la Fondation canadienne pour l'innovation et la Fondation de l'innovation du Nouveau-Brunswick ont accepté de contribuer au financement d'une nouvelle structure de recherche que M. Selouani a créée en partenariat avec une entreprise spécialisée dans l'industrie horticole (Jiffy Products Ltd.). L'objectif consiste à optimiser la gestion de la chaine d'approvisionnement en rendant plus efficace l'interaction des opérateurs francophones avec les systèmes de gestion, et ce, en proposant une combinaison inédite des technologies RFID et vocale.

S.-A. Selouani a aussi créé un premier prototype de système de communication palliatif au profit de personnes francophones ayant des troubles de la parole. Ce système est également mis à la disposition des praticiens pour les aider à déterminer automatiquement le degré de sévérité de divers troubles de la parole dans le cas de patients francophones.

Depuis 2003, Sid-Ahmed Selouani a obtenu de nombreuses subventions de recherche individuelles ; il est également très impliqué dans des projets de recherche de groupe subventionnés. En à peine huit années, il a écrit seul ou en collaboration trois chapitres de livres et environ 90 articles et comptes rendus dans des revues scientifiques avec comité de lecture. Il a prononcé des conférences dans de nombreux pays.

Estimant que la recherche va de soi avec l'enseignement universitaire, il considère que ses cours en gestion de l'information sont aussi une source d'inspiration pour sa recherche : «C'est peut-être un cas particulier mais la nature de mes cours basés sur les technologies de l'information qui sont extrêmement changeantes et évolutives font qu'ils sont très utiles à ma recherche et que cette dernière est très utile à mes cours. Cet équilibre, je l'ai longtemps cherché et je pense l'avoir trouvé à l'Université de Moncton».

Le professeur Selouani a à cœur de contribuer au développement de la Péninsule acadienne. Dans un monde en pleine mutation par rapport à l'économie, qui ne repose plus comme par le passé sur l'exploitation des matières premières et les produits manufacturés, constate-t-il, c'est tout le monde qui doit se restructurer autour d'une économie désormais tournée vers l'innovation dans les services et la technologie. C'est pourquoi, son vœu le plus cher est de voir le plus grand nombre possible de gens de la Péninsule acadienne entreprendre des études de deuxième et troisième cycles, et de les voir embrasser des domaines technologiques. Si l'on investit dans ces personnes, elles feront bénéficier la communauté de tout ce qu'elles auront appris. «La future prospérité de cette région passe par une Université ouverte sur sa communauté, par le savoir et l'innovation», selon lui.

Sur le plan personnel, le professeur Selouani – qui est marié et père de quatre enfants – apprécie la qualité de vie dans la Péninsule acadienne et la gentillesse de ses habitants qui l'ont adopté dès son arrivée et qui l'appellent tout simplement, Sid !

Texte tiré du rapport annuel 2008-2009 de l'Université de Moncton
Source : Service des communications, Campus de Shippagan
Communiqué de presse - Pour diffusion immédiate -
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