Université de Moncton

Communications, affaires publiques et marketing
Fil de nouvelles Bookmark and Share
Lundi 14 Décembre 2009

La migration des francophones du Nouveau-Brunswick

Une étude réalisée par l'Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques (ICRML) logé au Campus de Moncton de l'Université de Moncton à partir des données du recensement de 2006 permet d'analyser les tendances migratoires des francophones du Nouveau-Brunswick.

Disponible sur le site Web de l'ICRML, cette étude montre que le solde migratoire net des francophones dans la province est négatif. Elle confirme également certaines tendances migratoires du Nord vers le Sud de la province.

D'autres faits saillants sont présentés dans le document en annexe.

Cette étude sera suivie prochainement d'une autre qui portera sur l'Ontario. De plus, l'équipe de recherche présentera les données pour l'ensemble du Canada sur le site Web de l'ICRML.

Analyse de la migration des francophones au
Nouveau-Brunswick entre 2001 et 2006


Faits saillants

Les données du recensement de 2006 montrent qu'au Nouveau-Brunswick, les francophones ont enregistré un solde migratoire interprovincial déficitaire de 2001 à 2006 : 9 085 migrants francophones sont sortis de la province, alors que 7 010 y ont migré, pour un déficit de 2 075 personnes.

Les provinces de destination privilégiées par les migrants francophones sont d'abord le Québec, l'Ontario, puis l'Alberta. Plus de la moitié (57,5 %) des migrants francophones migrent vers le Québec.

7 050 personnes ont migré à l'intérieur des régions économiques de la province.

• Les données confirment qu'il y a une forte migration de la région économique de Campbellton-Miramichi vers celle de Moncton-Richibucto.

• Campbellton-Miramichi est la région économique qui connaît la plus forte migration de sortants : 44 % de toute la migration infraprovinciale francophone (3 125 francophones) provient de cette région.

• Moncton-Richibucto est la région économique qui attire le plus de francophones, soit 3 735 francophones représentant 53 % de la migration infraprovinciale.

Du côté des migrants âgés de 20 à 29 ans, le solde migratoire dans la province est aussi négatif. Entre 2001 et 2006, 1 740 jeunes francophones ont migré vers la province et 3 470 ont quitté la province, ce qui donne un solde net négatif de 1 730 personnes. Il est à noter que les jeunes migrants contribuent pour une part importante au déficit migratoire de la province.

En ce qui concerne les caractéristiques des migrants et des non-migrants pour chaque région économique, les données montrent que lorsque ces migrants migrent vers des régions économiques où les francophones sont fortement minoritaires (Saint John - St. Stephen; Fredericton - Oromocto), ils parlent plus souvent le français à la maison ou au travail que les non-migrants. Dans ces deux mêmes régions, les migrants ont un revenu moyen supérieur aux non-migrants. En général, les migrants sont moins nombreux, en proportion, à avoir un faible revenu. Seuls les migrants de Moncton-Richibucto ont un taux de chômage légèrement supérieur aux non-migrants. Dans les autres régions, les migrants ont des taux inférieurs.

Les migrants sont proportionnellement plus nombreux à avoir un diplôme universitaire dans toutes les régions économiques.

-30-

Renseignements :

Éric Forgues, ICRML, au 506-858-4668
Maurice Beaudin, U de M, Campus de Shippagan, au 506-336-3627

Adresse Web : http://www.icrml.ca

Source : Service des communications, affaires publiques et marketing
Communiqué de presse - Pour diffusion immédiate -
Fil de nouvelles Bookmark and Share
Imprimer cette page
Calendrier
Nouvelles
Bottin
Accueil  |  Communications, affaires publiques et marketing  |  Urgence  |  Assistance technique © 2017, Université de Moncton. Tous droits réservés.