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Mercredi 12 Octobre 2011

Développer un outil d’aide à la décision adapté au contexte de la hausse du niveau marin et de l’érosion côtière

Une équipe de chercheurs, d’intervenants et d’étudiants travaille actuellement sur un projet « Péninsule acadienne » dans le but de développer un outil d’aide à la décision adapté au contexte de la hausse du niveau marin et de l’érosion côtière pour trois communautés, en l’occurrence Le Goulet, Bas-Caraquet et Shippagan.
L’outil d’aide à la décision comprendra une série de cartes montrant différents scénarios de recul et d’inondation aux horizons 2025, 2055, 2085 et 2100 et les infrastructures qui risquent d’être affectées. Cela devrait permettre aux communautés côtières de mieux évaluer les risques, de mieux planifier les aménagements et d’adopter des réglementations en conséquence.
L’outil pourrait éventuellement être utilisé ailleurs. Le projet de la Péninsule acadienne comprend cinq volets.
Le premier volet porte sur l’évaluation du recul de la côte et est mené par le professeur Serge Jolicoeur (campus de Moncton) et Stéphane O’Carroll (professionnel-SIG). Le deuxième volet porte sur les scénarios d’inondation selon la hausse du niveau marin et les ondes de tempêtes, la confection de photos aériennes à haute résolution corrigées et le développement d’un modèle numérique de terrain à partir de données LIDAR. Dominique Bérubé et Marc Desrosiers (Ressources naturelles du N.-B.), Reid McLean
(Département des gouvernements locaux du N.-B.) et Réal Daigle (consultant) ont travaillé sur ces aspects.
Le troisième volet porte sur les infrastructures à risque : déterminer les infrastructures qui pourraient être menacées par le recul de la côte et les inondations. Ce volet est mené par une équipe du campus de Shippagan composée d’André Robichaud (professeur de géographie), Inuk Simard (professionnel de recherche-SIG), Anne Doiron et Meher Chelbi, étudiants du programme de baccalauréat en gestion intégrée des zones côtières.
Le quatrième volet est la confection des cartes (Serge Jolicoeur et Stéphane O’Carroll). Enfin, le cinquième volet est mené par Mélanie Aubé (IRZC) et Benjamin Kocyla (CAPA), en parallèle avec le volet quatre, et comprend le transfert de l’information, la sensibilisation, la consultation, et ultimement l’application de l’outil dans les trois communautés.
Le troisième volet a pour objectif de déterminer les infrastructures à risque des trois communautés mentionnées plus haut qui pourraient être affectées par le recul de la côte dû à l’érosion et à la hausse du niveau marin, ainsi que les inondations qui accompagnent souvent les tempêtes. Quatre horizons temporels ont été choisis (2025, 2055, 2085 et 2100) pour faire les projections. Leur rôle a été de combiner (i) les données venant des volets 1 (scénarios d’inondation plus photos aériennes haute résolution de 2009 plus données altimétriques LIDAR) et 2 (scénarios d’érosion) (ii) les bases de données existantes sur les infrastructures s’il y a lieu et (iii) les nouvelles données mettant à jour ou ajoutant les éléments qui ne sont pas dans (ii) et qu’ils ont produites.
En résumé, ils ont utilisé les bases de données produites dans les autres volets et les ont superposées à une base de données d’infrastructures dans le but d’identifier les zones où les infrastructures (bâtiments, routes) risquent d’être inondées ou menacées par le recul de la côte à différentes périodes dans l’avenir. Concrètement, ils ont produit des séries de fichiers de sortie ARC GIS montrant la position en 2009 des infrastructures résidentielles, commerciales et industrielles ainsi que les routes et autres infrastructures, toutes catégorisées selon un niveau de risque (nul, faible, moyen, élevé) basé sur les scénarios d’inondation et d’érosion produits lors des volets précédents.
Le travail a été fait de mars à septembre de cette année, principalement au laboratoire de géomatique du campus de Shippagan. Un outil d’aide à la décision sous forme de cartes, produites par Serge Jolicoeur et Stéphane O’Carroll utilisant les fichiers du volet trois produit au campus de Shippagan et les indications/instructions des municipalités, sera ainsi développé.
Ce projet est financé par le Programme d’initiatives de collaboration pour l’adaptation régionale, un projet collaboratif entre les ministères de l’Environnement du Nouveau-Brunswick, de Ressources naturelles Canada et de l'Université de Moncton - campus de Moncton et de Shippagan.
Source : Service des communications, Campus de Moncton
Communiqué de presse - Pour diffusion immédiate -
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