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Jeudi 24 Septembre 2015

Des professeures l’U de M et de Mount Allison University étudient le milieu de travail infirmier

La photo nous fait voir, de gauche à droite, les chercheuses Ann Rhéaume-Brüning, professeure de science infirmière à l’Université de Moncton, et Jane Mullen, professeure de commerce à la Mount Allison University
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Ann Rhéaume-Brüning, professeure de science infirmière à l’Université de Moncton, et Jane Mullen, professeure de commerce à la Mount Allison University, mènent une recherche visant à déterminer les facteurs qui influencent la santé et le bien-être du personnel infirmier en milieu de travail. Elles s’intéressent particulièrement au rôle que joue le leadership dans l’atténuation de certains aspects négatifs du travail.

Les deux chercheuses se concentrent sur l’analyse de deux aspects : l’effet de la fatigue chronique sur la sécurité en milieu de travail et l’influence de l’environnement psychosocial sur les aspects négatifs du travail par quart. Elles examinent, par ailleurs, le rôle critique que peut jouer le leadership dans l’atténuation de ces problèmes.

Des études ont déjà démontré que la fatigue est une préoccupation importante liée à la sécurité dans de nombreux milieux de travail. Toutefois, avant cette récente étude, on savait peu de choses sur le rapport entre la fatigue et la participation des employés à des activités supplémentaires qui contribuent indirectement à la sécurité du milieu de travail. Ces activités peuvent comprendre la participation volontaire à des programmes et à des réunions portant sur la sécurité, l’aide apportée aux collègues et la promotion des programmes de sécurité.

« Les données démontrent que les employés qui ne s’engagent pas volontairement dans des activités liées à la sécurité signalent des niveaux de fatigue plus élevés. Il se peut que le personnel infirmier n’ait pas le temps et l’énergie de s’engager dans de telles activités, souligne la professeure Mullen. De plus, nous avons trouvé que le soutien social en milieu du travail aide les individus à faire face aux exigences professionnelles et que la participation des employés aux initiatives est directement liée à la qualité du leadership exercé. »

Un autre volet de l’étude porte sur les effets du travail par quart sur le bien-être du personnel infirmier et de leurs patients.

« Une grande proportion du personnel infirmier fait des quarts de travail de douze heures, en plus de faire des heures supplémentaires, dans un domaine très exigeant, a affirmé Mme Rhéaume-Brüning, d’autant plus qu’il s’agit d’un travail en rotation de jour et de nuit. Les études démontrent que ces horaires ont des effets néfastes sur la santé et peuvent être une source d’erreurs qui affectent, évidemment, le soin aux patients et leur sécurité. En examinant les données, j’ai été étonnée de constater dans quelle mesure le leadership peut atténuer certains des effets négatifs du travail par quart. Un leadership fort semble aussi protéger le personnel contre l’épuisement professionnel et réduire les conflits entre le travail et la vie personnelle. »

Mme Mullen a présenté ces résultats à un colloque sur le travail, le stress et la santé qui a eu lieu en mai 2015 à Atlanta, en Georgie, tandis que Mme Rhéaume-Brüning a fait état de leurs recherches lors du Congrès mondial des infirmières et infirmiers francophones qui a eu lieu à Montréal en juin.

Les deux chercheuses poursuivront leurs recherches à Terre-Neuve cette année.
Source :
Communiqué de presse - Pour diffusion immédiate -
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