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Vendredi 05 Avril 2019

Des intervenants du Nord-Ouest se mobilisent pour échanger sur la violence à caractère sexuel

Les professeurs Jeanne-Marie Rugira et Jean-Philippe Gauthier s’adressent aux quelque 65 participantes et participants de la formation sur la violence à caractère sexuel.
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Environ 65 personnes provenant de divers milieux du nord-ouest du Nouveau-Brunswick se sont réunis à l’Université de Moncton, campus d’Edmundston (UMCE), le mercredi 3 avril, afin de recevoir une formation sur la violence à caractère sexuel.

La session d’une journée regroupait des participantes et participants provenant du milieu hospitalier, du milieu scolaire, de centre de traitement des dépendances, du domaine de la santé mentale, de l’Escale MadaVic, de l’organisme Famille et petite enfance Nord-Ouest, du ministère du Développement social. On comptait également sur la présence de travailleurs sociaux et psychologues du secteur privé, ainsi que des professeures et employés de l’Université ainsi que des étudiantes et étudiants dont plusieurs du programme de science infirmière.

Articulée par des temps de conférence, des moments d’échanges et des partages d’expériences vécues ou d’analyse des pratiques des participants, la formation s’inscrivait dans les efforts de sensibilisation et d’éducation encadrés par la Politique sur la violence à caractère sexuel adoptée par l’Université de Moncton en décembre 2017. Cette politique a également permis la création d’un Groupe de travail sur la culture du consentement regroupant des membres des trois campus de l’Université de Moncton, ainsi qu’un comité local au campus d’Edmundston. Le mandat du Groupe de travail comprend, entre autres, la prévention, la sensibilisation et l’éducation, ainsi que l’émission de recommandation pour contrer la violence à caractère sexuel.

La formation du 3 avril, intitulée « Faire face au trauma : processus de résilience en contexte de violences sexuelles », était offerte par l’Escale MadaVic et son service l’Éclipse. Les sessions étaient animées par les experts Jean-Philippe Gauthier et Jeanne-Marie Rugira, professeurs au département de psychosociologie et travail social de l’Université du Québec à Rimouski. Richard Plourde, qui vit dans la région de Montréal, a également présenté un témoignage saisissant de son expérience personnelle.

Selon le professeur Gauthier, les formes de violences sexuelles font de plus en plus l’actualité mondiale depuis le début des années 2000. « Au Canada seulement, les statistiques de cette décennie annoncent que les sondages révèlent 630 000 cas d’agressions sexuelles déclarées par année. Sur ce nombre, seulement 20 000 cas sont dénoncés à la police et seulement 1 800 se concluent par une condamnation. C’est pour ces raisons que nous ne pouvons reléguer cette question à la seule sphère juridique puisque cette situation devient de plus en plus une question de santé publique et communautaire ».

Toujours d’après M. Gauthier, « les traumatismes qui entourent les abus sexuels, surtout lorsqu’ils sont vécus en contexte intrafamilial, fragilisent la santé physique, psychique et spirituelle, non seulement des personnes, mais aussi des familles et des communautés. Ainsi, accompagner les systèmes humains à faire face à ce type de trauma dans une perspective de formation à la résilience est une urgence sanitaire et une responsabilité citoyenne et politique.

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Renseignements : Hugues Chiasson, coordonnateur des communications (506 737-5050, poste 5034)
Source : Service des communications, Campus d'Edmundston
Communiqué de presse - Pour diffusion immédiate -
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