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Mardi 23 Avril 2019

Conférence sur l’acidification des océans

Coquilles difformes de larves d’huitres de l’Est exposées à l’acidification.  Crédit photo : France Béland et Sébastien Plante, 2018.
 
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Elise Mayrand, professeure de biologie et de développement durable à l’Université de Moncton, campus de Shippagan (UMCS), a présenté une conférence sur les impacts probables de l’acidification des océans sur l’industrie aquacole dans les eaux côtières du Nouveau-Brunswick. Madame Mayrand a été invitée à partager ses résultats de recherche dans le cadre de l’Atelier de formation et d’information pour les travailleurs ostréicoles, organisé par le ministère de l’Agriculture, de l’Aquaculture et des Pêches du Nouveau-Brunswick, qui s’est tenu le 12 avril 2019 à Miramichi.  Environ quatre-vingts personnes participaient à cet évènement, tant des aquaculteurs que des fonctionnaires et des gestionnaires provinciaux.

L’acidification des océans est causée par la production excessive de CO2 par les activités humaines, particulièrement la combustion d’essence, de charbon et d’autres combustibles fossiles. Depuis 2005, ce phénomène a causé des mortalités importantes de larves d’huitres creuses du Pacifique, sur la côte Ouest. Les travaux de la professeure Mayrand montrent que l’acidification n’a pas encore dégradé de façon marquée la qualité des eaux côtières du nord-est du Nouveau-Brunswick, du moins dans les sites qui ont été étudiés jusqu’à présent, soit les baies de Saint-Simon et de Caraquet. Les niveaux de pH (la mesure de l’acidité) qui ont été mesurés durant les étés 2017 et 2018 sont en effet favorables au recrutement naturel des jeunes huitres et à la survie de la faune marine. Toutefois, des épisodes prolongés d’acidification ont été notés durant la saison hivernale, ce qui pourrait nuire à la production de larves d’huitres en écloserie, qui se fait durant cette saison. Les résultats obtenus jusqu’à présent suggèrent aussi que l’huitre de l’Est est moins sensible à l’acidification que l’espèce cultivée sur la côte Ouest. Toutefois, au fur et à mesure que le processus d’acidification se poursuivra, nous risquons d’avoir à faire face aux mêmes problèmes que ceux qui accablent actuellement les écosystèmes et les aquaculteurs de la côte Ouest.

Les travaux d’Elise Mayrand sont subventionnés par le Fonds en fiducie pour l’environnement du Nouveau-Brunswick, par le Programme coopératif de recherche et développement en aquaculture, ainsi que par l’UMCS.
 
Source : Service des communications, Campus de Shippagan
Communiqué de presse - Pour diffusion immédiate -
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