Membres de la communauté universitaire,

L’Acadie Nouvelle a rapporté la semaine dernière des cas de discrimination raciale au programme de science infirmière du campus de Moncton de l’Université de Moncton.

Je tiens à réitérer haut et fort que la communauté universitaire condamne toute forme de discrimination, y compris la discrimination raciale. Elle s’engage à la combattre en ses murs et hors de ses murs.

Le Code de conduite adopté par le Conseil des gouverneurs en décembre dernier est clair à ce sujet (voir l’article 9). Il stipule entre autres que « tout membre de la communauté universitaire doit s’abstenir de faire de la discrimination dans l’exercice de ses fonctions ».

L’engagement de l’Université à l’égard d’un milieu d’études et de travail exempt de discrimination s’est traduit par la mise en place d’un poste de commissaire. Ce mécanisme permet de traiter en toute confidentialité et en toute indépendance des plaintes découlant de tout manquement au Code de conduite.

C’est pourquoi j’invite toute personne qui juge qu’elle a été victime de discrimination raciale à se tourner vers la commissaire, Johanne Savoie, et, au besoin, à déposer une plainte officielle auprès d’elle. Je rappelle que la commissaire dispose d’un pouvoir d’enquête et de recommandation et que son indépendance est assurée par le fait qu’elle relève directement du Conseil des gouverneurs.

En ce 8 mars, je tiens à souhaiter aux membres de la communauté universitaire une excellente Journée internationale des femmes.

De telles journées, si elles ont tendance à s’inscrire de façon routinière dans notre calendrier, ont encore leur importance et leur signification. C’est tout particulièrement le cas de celle-ci, qui est la journée de la moitié du monde. La Journée internationale des femmes nous donne l’occasion de constater le chemin parcouru et de célébrer les réalisations des femmes, bien sûr, mais aussi et surtout de prendre la mesure de ce que nous avons à accomplir en matière de situation des femmes pour combler les écarts, surmonter les barrières, libérer la parole et sécuriser le quotidien, entre autres.

En cette Journée internationale des femmes, j’invite les membres de la communauté universitaire à engager la discussion au sujet des grands enjeux de la cause des femmes qui devraient nous interpeller toutes et tous : la violence fondée sur le sexe, l’égalité des genres, le pouvoir et la démocratie des femmes. Forte des recherches menées par les membres de son corps professoral et de leur engagement dans la cause féministe, l’Université de Moncton apporte d’ailleurs une belle contribution à la discussion sur le sujet, au sein de la communauté universitaire et de la communauté en général. Merci aux personnes concernées pour cette contribution !

À cet égard, je tiens notamment à saluer le travail du Regroupement féministe du Nouveau-Brunswick, au sein duquel plusieurs membres de la communauté universitaire œuvrent activement, pour son travail en faveur des femmes, et plus spécifiquement pour l’initiative de conscientisation à l’égalité des genres qu’elle mène actuellement à l’échelle de la province.

Bonne Journée internationale des femmes 2018 !