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D’une planche à l’autre

Du 23 août au 17 octobre 2010

L’exposition « D’une planche à l’autre » souligne la persistance d’une tradition dans le domaine de la construction chez les Acadiens qui s’est transmise « d’une génération à l’autre ».

 

Un centenaire à commémorer : père Clément Cormier, c.s.c., 1910 – 2010

Du 15 janvier au 13 septembre 2010

Une exposition commémorant le 100e anniversaire de naissance du père Clément Cormier, c.s.c. recteur-fondateur de l'Université de Moncton en 1963.

Collaboration : Institut d'études acadiennes

 

Les Iroquoiens du Saint-Laurent au Musée acadien

Du 20 janvier 2010 au 11 avril 2010

Le Musée acadien de l'Université de Moncton présente Iroquoiens du Saint-Laurent, peuple du maïs, une exposition consacrée à cette population qui a habité les rives du Saint-Laurent jusqu'au 16e siècle. Quelque 130 artefacts provenant de sites archéologiques du Québec, de l'Ontario et de l'État de New-York font revivre ce peuple d'horticulteurs qui a introduit la culture du maïs dans la vallée du Saint-Laurent. Elle est présentée par Pointe-à-Callière, musée d'archéologie et d'histoire de Montréal.

 

Exposition "Divines fenêtres...sacrées hookeuses"

du 13 novembre au 23 décembre 2009

Exposition majeure de tapis hookés du 12 novembre au 23 décembre 2009. L'exposition révèle les richesses du patrimoine religieux de dix-sept églises de la Péninsule acadienne.
Le groupe "Les Hookeuses du Bor'de'lo" est composé d'une vingtaine de femmes de la région de Shediac. 
Information : (506) 858-4088

 

Lancement d'un site Web : 50/50 – Le cinquantenaire de Willie O’Ree et d’Yvon Durelle

le 10 décembre 2009

Une exposition virtuelle rendant hommage à deux icônes sportives du Nouveau-Brunswick sera lancée par le Temple de la renommée sportive du Nouveau-Brunswick, en collaboration avec le Centre d'études acadiennes Anselme-Chiasson (CEAAC) et le Musée acadien de l'Université de Moncton (MAUM). L’exposition s’intitule 50/50 – Le cinquantenaire de Willie O’Ree et d’Yvon Durelle.

 

L’Acadie en 120 histoires

Du 19 juin au 4 décembre 2006

À l'occasion de son 120e anniversaire, le Musée acadien de l'Université de Moncton présente, du 19 juin au 4 décembre 2006, l'exposition temporaire L'Acadie en 120 histoires. L'exposition prend l'allure d'un cabinet de curiosités de certains musées du 19e siècle, où l'on pouvait admirer, entremêlés, un éventail d'objets. On y retrouve 120 objets historiques et contemporains qui ont marqué le parcours du Musée et qui sauront, chacun à sa manière, vous présenter des témoignages de son histoire et de celle de l'Acadie de l'Atlantique.

 

Du Grand Dérangement…

Du 20 juillet au 4 décembre 2005

À l'occasion du 250e anniversaire de la Déportation des Acadiens, le Musée acadien de l'Université de Moncton a présenté, du 20 juillet au 4 décembre 2005, l'exposition temporaire Du Grand Dérangement à la Déportation des Acadiens : vieilles connaissances, nouvelles histoires.

L'exposition offrait différentes lectures de cet événement historique et cherchait à illustrer ce moment fondateur dans l'histoire acadienne par des itinéraires familiaux de déportés acadiens et leurs différentes terres d'accueil (France, Louisiane, Québec et les États-Unis d'Amérique), par des objets historiques de la période, des œuvres d'artistes contemporains inspirés par cette tragédie et par des exemples de la culture matérielle contemporaine, qui a récupéré de façon assez particulière cette importante page d'histoire.

 

Camille Cormier

Dates variées

Camille Cormier, natif de Shédiac, est né en 1924, fils de Benoît Cormier du chemin de Scoudouc. En grandissant sur la ferme de son père, il s'intéresse dès sa jeunesse aux histoires qu'il entend raconter par les vieillards. La vie et les coutumes des anciens Acadiens l'intriguent d'une façon particulière, ce qui plus tard se révélera dans son talent de peintre.

Avec une habileté naturelle pour la peinture, le jeune Camille fait son premier tableau sur une vieille nappe de table : une paire de bœufs qui halent une charrue. Il soumet la peinture à un concours provincial en Nouvelle-Écosse — sa famille demeure à Stellarton de 1937 à 1938 — et gagne le premier prix. La chose se répète l'année suivante, ce qui lui permet d'obtenir une bourse pour étudier la peinture à Boston. Cependant, sa mère n'approuve pas un déplacement si loin et la chance à une formation académique dans ce domaine ne se réalisera pas.

De retour au Nouveau-Brunswick, il fait des études en moteurs électriques à Moncton. Cette carrière le mène à travailler dans plusieurs endroits du pays : Sept-Îles, Kitchener, Bathurst et Saint-Jean. Durant ces années, Camille se plaît à faire de la peinture dans son temps libre. Il aime reproduire des photos que les gens lui apportent pour le défi que cela présente. Camille s'établit enfin à Haute-Aboujagane en 1978, où il poursuit son talent de peintre.

En 1985, il commence à exécuter une série de tableaux sur la vie des Acadiens d'antan. Inspiré par l'histoire, la tradition populaire et ses propres souvenirs d'enfance, il produit des scènes de la ferme, de l'habitation, de la pêche, des divers métiers et du folklore. Depuis quelques années, Camille a également produit un grand nombre de tableaux pour la ville de Shédiac, et du folklore. Depuis quelques années, Camille a également produit un grand nombre de tableaux pour la ville de Shédiac, œuvres qui illustrent la petite histoire de cette ville portuaire.

Cette exposition regroupait des œuvres récentes de l'artiste ainsi que des tableaux réalisés depuis quelques années. Ensemble, ces peintures témoignent du talent de Camille Cormier et de son importante contribution au patrimoine acadien.

 

Évangéline

Du 6 juillet au 21 décembre 1997

L'année 1997 marquait le 150e anniversaire de la parution du poème Evangeline, A Tale of Acadie. Afin de souligner cet anniversaire, le Musée acadien présentait du 6 juillet au 21 décembre 1997 une exposition itinérante sur le thème de notre héroïne intitulée L'Odyssée d'Évangéline / Evangeline's Odyssey.

Le poème, qui est l'œuvre du célèbre auteur américain Henry Wadsworth Longfellow, a été publié en 1847 et a fait connaître au monde entier la tragique histoire de la Déportation des Acadiens. L'exposition illustrera l'impact du poème sur la société acadienne ainsi que sur le monde des arts et du commerce.

Les objets d'art, les arts populaires, la musique, le cinéma, le théâtre, le tourisme, les produits commerciaux ont tous eu un rôle à jouer dans la diffusion de ce poème épique. Le poème a eu des effets retentissants non seulement en Acadie et en Louisiane, mais également à travers l'Amérique du Nord et l'Europe.

Evangeline, A Tale of Acadie, de l'Américain Henry Wadsworth Longfellow fut publié en 1847. Cette exposition commémore le 150e anniversaire de ce poème qui a profondément touché la vie des Acadiens du Nord et du Sud. Depuis sa création, ce personnage littéraire jouit d'une influence énorme. Évangéline a inspiré d'innombrables artistes. Elle est devenue vedette du grand écran. Elle a prêté son nom à une quantité infinie de produits commerciaux. Elle attire encore les touristes en Acadie et en Louisiane.

Longfellow, l'œuvre et l'héroine

Henry Wadsworth Longfellow est né le 27 février 1807 à Portland (Maine) et il est mort le 24 mars 1882 à Cambridge (Massachusetts). L'idylle Evangeline, A Tale of Acadie a assuré son succès à la fois littéraire et financier. C'est une histoire de la Déportation des Acadiens qui capte l'imagination du poète.

Un soir, Longfellow se retrouve avec des amis, dont l'écrivain Nathaniel Hawthorne et le révérend H.L. Conolly. Celui-ci raconte, pendant plus d'une heure, une histoire touchante qu'il a entendue d'une paroissienne canadienne-française. L'histoire se résume ainsi : une Acadienne fut séparée de son jeune mari au moment de la Déportation. Elle le chercha en Nouvelle-Angleterre pendant toute sa vie. Elle le retrouva sur son lit de mort. Le choc fut si vif qu'elle en mourut aussi.

Longfellow déclare que c'était « la plus belle histoire de la fidélité et de la persévérance de la part d'une femme qu'il m'ait été donné l'occasion d'entendre ou de lire ». Il travaille sur le poème entre 1845 et 1847. Il dira par la suite que si le poème est si facile à lire, c'est parce qu'il était si difficile à écrire. Hésitant entre Gabrielle, Celestine et Evangeline, Longfellow finit par choisir le nom Evangeline. Il crée ainsi un nom qui est connu maintenant à travers le monde. Il décide de ne pas rester tout à fait fidèle à l'histoire qui lui avait été racontée. Par exemple, il préfère qu'Évangéline soit fiancée et non mariée et qu'elle ne meure pas à la fin.

Évangéline illustrée

Il y a plus de 300 éditions du poème et il a été traduit dans la plupart des principales langues écrites. Les éditions illustrées ont beaucoup contribué à la popularité du poème. Plus de 160 artistes ont illustré l'œuvre. N'ayant jamais visité l'Acadie, la plupart de ces artistes ont dû se fier aux descriptions évocatrices de Longfellow.

Évangéline occupe souvent une place centrale dans les illustrations de la Déportation. De cette façon, fiction et réalité s'entremêlent. À la fin du poème, la plupart des illustrations montrent Gabriel vieux et malade. Évangéline, en revanche, conserve toute la beauté de sa jeunesse.

Évangéline en bref

La vie à Grand-Pré

Évangéline, fille de Bénédicte Bellefontaine, et Gabriel, fils du forgeron Basile Lajeunesse, habitent à GrandPré. En âge de se marier, ils se promettent l'un à l'autre, en présence de leurs pères et du notaire René Leblanc. Le bonheur de la fête des fiançailles est interrompu par le son des cloches de l'église qui convoquent les hommes du village. Le colonel John Winslow lit l'ordre de la déportation. Le père Félicien tente de calmer les esprits, tout en demandant à Dieu de pardonner aux malfaiteurs.

La Déportation et l'exil

Cinq jours plus tard, les hommes sortent de l'église. Hommes, femmes et enfants sont embarqués sur des bateaux séparés. Les familles sont déchirées. Le père d'Évangéline, affligé de chagrin, meurt sur la grève. Grand-Pré est incendié.

Accompagnée du père Félicien et d'un groupe d'exilés, Évangéline part à la recherche des parents et des amis. Certains lui disent d'oublier Gabriel, mais elle ne peut pas. Les pérégrinations mènent les exilés de la rivière de l'Ohio jusqu'au Mississippi, d'où ils se rendent au bayou de Plaquemine et aux lacs de l'Atachafalaya. Un soir, les exilés amarrent leur bateau en sécurité sur une île. À leur insu, Gabriel passe de l'autre côté de l'île, sans les apercevoir. Évangéline se réveille, convaincue que Gabriel est tout près. Les exilés poursuivent leur périple jusqu'au bayou Teche. Ils traversent la prairie de l'Opelousas pour se rendre aux villages de Saint-Maur et de Saint-Martin.

En compagnie des compatriotes

Basile le forgeron, maintenant propriétaire de ranch, s'étonne qu'ils n'aient pas retrouvé son fils qui vient tout juste de quitter le village. Le groupe remet son départ au lendemain. L'hospitalité règne chez les anciens amis. Évangéline sent que Gabriel n'est pas loin.

La poursuite

Évangéline et ses compatriotes cherchent Gabriel à travers le centre et l'ouest du pays. Des rumeurs qu'il vient de quitter tel ou tel endroit raniment sans cesse l'espoir de le retrouver. Ils se rendent jusqu'au pied des monts Ozarks. Évangéline rencontre une Shawni qui lui parle de sa propre souffrance depuis la mort de son mari, coureur de bois. Chez un missionnaire jésuite, Évangéline apprend que Gabriel est parti vers le nord, mais qu'il reviendra après la chasse. Le printemps amène la rumeur qu'il est au Michigan. Arrivée là-bas, elle découvre la cabane de Gabriel en ruines.

Les retrouvailles

Pendant des années, Évangéline cherche Gabriel sans succès. À Philadelphie, elle devient sœur de la Miséricorde pour travailler auprès des pauvres. La peste s'abat sur la ville. Parmi les mourants à l'hospice, Évangéline trouve enfin Gabriel! Elle lui baise les lèvres, mais il meurt dans ses bras.

Évangéline et identité

Le souffle mystique

L'auteur français, Ernest Martin, croit que le poème de Longfellow a contribué à un « souffle mystique » qui a redonné à une Acadie mourante la volonté de vivre, en ranimant la flamme de l'ancienne fierté française. Sortant d'un siècle d'isolement après la Déportation, les Acadiens rebâtissaient petit à petit leurs assises. Évangéline devint alors un symbole d'espoir et un point de ralliement au coeur de cette renaissance.

Grand-Pré : La Mecque de l'Acadie

En 1907, John Frederic Herbin, descendant acadien du côté maternel, achète un terrain de grande valeur historique. Aujourd'hui, le lieu historique national de Grand-Pré couvre une partie de ce terrain. En 1916, Herbin vend le terrain au Dominion Atlantic Railway qui, à son tour, l'offre aux Acadiens, moyennant certaines conditions. Les Acadiens se cotisent pour construire un monument commémoratif. Mgr Édouard LeBlanc, premier évêque acadien, bénit la pierre angulaire de l'église souvenir le 16 août 1922. Bien que les Acadiens aient été déportés de divers villages de l'Acadie, c'est grâce au poème que Grand-Pré devient le lieu symbolique de la Déportation et un site de pèlerinage pour les Acadiens, surtout lors de leur fête lieu nationale, le 15 août. Sur le site se trouve une statue d'Évangéline conçue par Louis-Philippe Hébert et réalisée par son fils, Henri Hébert. La statue fut dévoilée en 1920.

St. Martinville, Louisiane

En 1895, Felix Voorhies publie une nouvelle consacrée à Évangéline dans le journal Weekly Iberian et, en 1907, un livre intitulé Acadian Reminiscences: The True Story of Evangeline. Voorhies voulait mousser la fierté acadienne, tout en rétablissant l'honneur des Acadiens, qui avaient été malmenés dans la presse et dans la société. Il raconte une histoire apprise, dit-il, de sa grand-mère. En fait, c'est lui-même qui a inventé cette histoire de toutes pièces.

L'histoire se résume ainsi :

Une orpheline, Emmeline Labiche, séparée de son fiancé Louis Arceneaux pendant la Déportation, s'est rendue au Poste des Attakapas (aujourd'hui St. Martinville) où elle a retrouvé son être cher, sous un grand chêne. Malheureusement, Louis en avait épousé une autre. Affligée de peine, Emmeline a perdu la raison et elle est morte peu après.

Les touristes accourent à St. Martinville pour admirer le chêne Évangéline et le bayou Teche, site de l'une des scènes du poème. En 1931, une statue d'Évangéline, financée par l'actrice Dolores Del Rio après le tournage du film Evangeline, stimule l'intérêt des touristes.

Le bicentenaire de la Déportation des Acadiens, 1955

Il y a eu de nombreuses festivités pendant le bicentenaire de la Déportation des Acadiens. Les rassemblements et les défilés plaçaient Évangéline et Gabriel au premier plan. Les gens portaient des costumes représentant ces deux personnages, affichant ainsi leur identité acadienne. En Acadie, on commémore le bicentenaire avec des manifestations telles que des messes solennelles, des défilés, des levées de drapeaux, des banquets, des spectacles historiques, des pièces de théâtre et des concerts folkloriques. En Louisiane, on marque l'événement avec une reconstitution de l'arrivée d'Évangéline à St. Martinville, un grand festival folklorique, des spectacles historiques et des concerts. C'est le comité ABC (Acadian Bicentennial Celebration), sous la présidence de Thomas J. Arceneaux, qui organise les fêtes. En tant que représentante officielle, Emelie Breaux incarne Évangéline et assiste à de nombreuses cérémonies en Louisiane et en Nouvelle-Écosse.

Évangéline la vedette

La dispersion des Acadiens, 1939

Ce film a été tourné sur les rives de la rivière Petitcodiac, près du quai de Belliveau-Village (Nouveau-Brunswick) à l'occasion d'un congrès de la Société Mutuelle l'Assomption.

Évangéline en musique

Plus de 90 compositeurs se sont inspirés d'Évangéline pour écrire toutes sortes de pièces de musique : au moins 10 opéras, des cantates, des valses, des polkas et des chansons country. Chez les Acadiens du Nord, c'est la chanson d'André-Thaddée Bourque, publiée en 1910, qui est souvent chantée lors des rassemblements publics et des fêtes de famille. En Louisiane, de nombreux interprètes ont fait des enregistrements de la Evangeline Waltz et de la Evangeline Special de Iry Lejeune. Ces pièces sont presque obligatoires aux faits-dodo, qui sont des soirées dansantes.

Évangéline sur scène

Une histoire d'amour pleine d'aventures dramatiques, Evangeline se prête bien à l'adaptation théâtrale. Jouées par des classes scolaires et par des troupes professionnelles, les pièces de théâtre en anglais et en français suivent de près les vers de Longfellow. De nos jours, la danse moderne reproduit les pas d'Évangéline à la recherche de son Gabriel.

Évangéline à tout prix

Commerce

À travers les années, Évangéline a donné son nom à toute une gamme de produits. Les plus populaires sont des produits alimentaires : lait, pain, boissons gazeuses, vin, chocolats, fruits et produits traditionnels acadiens. En Louisiane, le nom Évangéline sert à la fois à indiquer que le commerce appartient à un Acadien et à s'affirmer en tant qu'Acadien. Souvent, il n'y a pas d'image d'Évangéline, car le nom seul suffit à identifier le produit.

Il y a beaucoup plus de commerces en Louisiane qui portent le nom Évangéline qu'en Acadie. Dans les provinces Maritimes, le nom est utilisé par de nombreux commerces anglophones, tels que des agences immobilières, un centre commercial ou une banque. Les Acadiens ont tendance à utiliser le nom davantage pour des institutions comme des caisses populaires, des écoles, des coopératives et des centres de santé, sans toutefois négliger le potentiel commercial du nom.

Tourisme

En Nouvelle-Écosse, le tourisme basé sur le phénomène Évangéline débute dans les années 1860, grâce au transport par voie maritime et par chemin de fer. La compagnie Dominion Atlantic Railway organise des excursions par train et par bateau au « Pays d'Évangéline ». Grand-Pré devient le pôle d'attraction de cette région. En Louisiane, l'histoire inventée par Felix Voorhies donne naissance à l'industrie touristique dans la région de St. Martinville au tournant du siècle. Le nombre de touristes croît considérablement avec la venue de l'automobile, la sortie du film en 1929 et l'érection de la statue d'Évangéline à St. Martinville.

Évangéline aujourd'hui

Quel est le rôle d'Évangéline dans la société acadienne contemporaine? Le mouvement contestataire des années 1970 et 1980 en Acadie et en Louisiane percevait les symboles acadiens comme des carcans vieillots qui empêchaient le progrès. On ridiculisait les symboles à l'aide de chansons et de textes. On rejetait Évangéline, création d'un descendant de ceux qui avaient rejetés les Acadiens.

Peut-on renier un symbole qui a capté l'imagination pendant si longtemps? Peut-on se détourner complètement d'un personnage qui a suscité tant de respect et de vénération? En dépit des attaques, Évangéline demeure profondément enracinée dans la société acadienne. Elle reste apparentée à l'héroïne de Longfellow, symbole de la fidélité et de l'espoir.

À l'échelle mondiale, Évangéline ne connaît plus la même popularité. Les poèmes de Longfellow ne sont presque plus enseignés dans les écoles et les universités. Rares sont les enfants américains ou canadiens qui doivent apprendre les vers de Longfellow par coeur.

Que deviendra Évangéline?

Les événements autour de son 150e anniversaire ont suscité une recrudescence d'intérêt à son égard. Le lieu historique national de Grand-Pré et les terres avoisinantes connaîtront des aménagements au cours des prochaines années. Le public semble se prononcer contre la création d'un parc thématique. Exploitée et honorée à travers les décennies, Évangéline sera-telle vendue au plus offrant? Cette reine du romantisme a survécu à plusieurs tentatives de la détrôner. Citoyenne du monde, elle gardera néanmoins une place privilégiée dans le cœur des Acadiens et Acadiennes, et inspirera toute personne qui lira son histoire.

 

La musique

Du 22 novembre 1997 au 14 avril 1998

Le Musée acadien de l'Université de Moncton a présenté du 22 novembre 1997 au 14 avril 1998 une exposition ayant pour thème la musique.

Cette exposition, organisée et montée par le Musée acadien, se donnait pour but de fournir au public intéressé l'unique occasion de voir l'ensemble complet des artefacts de sa collection d'objets reliés au monde merveilleux de la musique.

Il s'agit de la septième exposition thématique organisée dans le cadre du 100e anniversaire du Musée acadien (fondée en 1886). Cette série d'expositions a pour but de montrer au public éventuellement sa collection entière qui se chiffre à plus de 35 000 objets acquis par le Musée au cours de son siècle d'existence.

Les visiteurs de l'exposition de musique pourront voir plus de 500 objets datant des 19e et 20e siècles : violons, harmoniums, phonographes, disques, rouleaux perforés, anciennes radios et autres.
La pièce d'importance singulière est un « orgue de Barbarie » (à droite, Collection permanente du Musée acadien) dont l'origine française remonte au 17e siècle. Cet orgue fut utilisé dans des églises acadiennes - notamment à Richibouctou Village et Cocagne - au siècle dernier.

L'exposition La musique relève aussi l'importance de grands noms acadiens tels que le violoniste Arthur LeBlanc et les cantatrices Anna Malenfant et Laura Gaudet.

S'ajoute également à l'exposition une importante collection d'affiches annonçant les divers spectacles musicaux des années 1960 aux années 1990. Celle-ci fournit aux visiteurs un impressionnant survol de la scène musicale en Acadie par l'entremise d'un vaste panorama de styles graphiques tant professionnels qu'amateurs.

Il devient donc possible, par exemple, de suivre la carrière d'Edith Butler ou de 1755 en faisant l'étude des différentes affiches utilisées par ces musiciens durant leurs carrières.

 

À la une du Devoir

Du 20 juin au 3 septembre 1995

L'exposition À la une du Devoir : une société en évolution fait le point sur 85 ans de journalisme indépendant. Elle a été présentée au Musée acadien du 20 juin au 3 septembre 1995.

Extrait d'un article de Marc Thibodeau :

Afin de souligner de façon particulière le 85e anniversaire du quotidien, le Musée David M. Stewart (Montréal) a mis sur pied, en collaboration avec la Fondation du Devoir, une exposition itinérante intitulée À la une du Devoir : une société en évolution qui vient faire le point sur près d'un siècle de journalisme indépendant.

Les débuts du Devoir et son évolution à travers les années sont explorés par plus de 25 thèmes distincts, qui couvrent l'histoire du journal de ses origines jusqu'à aujourd'hui. Plusieurs événements importants survenus au sein des communautés québécoise et canadienne depuis 1910 ont été retenus et viennent illustrer les grandes causes pour lesquelles le quotidien a livré bataille.

L'exposition, qui se veut chronologique, consacre sa première partie aux réalisations d'Henri Bourassa, qui a veillé sur les destinées du Devoir depuis sa création jusqu'en 1932. Convaincu que « le réalisations d'Henri Bourassa, qui a veillé sur les destinées du Devoir depuis sa création jusqu'en 1932. Convaincu que « le journal est devenu, pour le bien comme pour le mal, l'agent le plus efficace de pénétration des idées », cet homme politique s'entoure d'associés pour fonder La Publicité inc., la première compagnie éditrice du Devoir. C'est le 10 janvier 1910 qu'est publié le premier numéro.

Le journal se distingue par sa volonté d'indépendance idéologique, à une époque où la vaste majorité des quotidiens au Canada sont liés à des partis politiques. Sous la gouverne d'Henri Bourassa, Le Devoir s'affiche résolument pour l'indépendance du Canada face à l'empire britannique et défend la conception selon laquelle les deux peuples fondateurs doivent vivre en harmonie dans le respect mutuelle de leur langue et de leur foi. Quelques thèmes de l'exposition, comme le Congrès eucharistique de 1910, les percées du Devoir en dehors du Québec et la Première Guerre mondiale, viennent mettre ces conceptions en relief. Un autre volet est consacré au droit de vote des femmes.

Au total, ce ne sont pas moins de 700 éléments provenant de 38 collections institutionnelles et privées qui sont utilisés afin de faire revivre l'histoire du Devoir. Aux photographies, documents, coupures de presses et vidéos viennent s'ajouter plusieurs objets qui évoquent des moments précis de l'histoire.

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