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C'était en 1963…

Extraits du discours prononcé par le docteur Léon Richard, chancelier de l'Université de Moncton, à l'occasion du banquet du Retour 1988.

Je ne sais pas si le lieutenant gouverneur d'alors connaissait toute la portée de son geste, ce que je sais pertinemment, c'est que le premier ministre d'alors l'honorable Louis J. Robichaud, lui, connaissait la portée de la loi qu'il venait de faire voter à l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick.

Dans le volume de l'histoire des peuples, certains documents cachés dans ses replis changent le cours de leur destinée. La charte de l'Université de Moncton est un de ces documents pour le peuple acadien. Si ce n'eut été de la clairvoyance de ses chefs, de ses fondateurs, le peuple acadien serait encore dans la pénombre dans laquelle il a vécu après le retour du grand voyage.

Je veux saluer et remercier les auteurs de notre propre « magna carta ».

C'était en 1963!

Les inscriptions s'élevaient à 615 étudiants - le budget d'opération s'élevait à $200,000, c'était beaucoup d'argent pour des pauvres. $300,000 pour fin d'immobilisation - comment dépenser tous ces argents!

Les besoins étaient si nombreux et tellement urgents que les administrateurs de l'heure inventèrent une formule nouvelle, certains diront même douteuse. Ils hypothéquaient un édifice construit à crédit pour en bâtir un autre.

Si en 1963, l'Université avait un budget de $200,000 pour ses dépenses administratives et $300,000 pour dépenses d'immobilisation; 25 ans après où en sommes-nous? L'Université a franchi le cap des 50 millions par année en dépenses de fonctionnement et elle est sur le point d'atteindre les 75 millions en valeurs immobilières.

Si en 1963 elle comptait 636 élèves répartis dans ses 3 facultés, en 1988, elle en compte 4366 à temps plein dans ses trois constituantes et un total de 6378 avec ceux de l'éducation permanente dans ses six facultés et ses six écoles et leurs 21 départements.

En 1963, l'Université avait à peine trois douzaines de professeurs, elle en compte maintenant 337 et un personnel complet de 827. Ses responsabilités, elle les assume avec beaucoup d'ardeur et de succès.

Lorsqu'on examine les réalisations phénoménales de ces 25 dernières années, il faut bien se demander quelles sont ces personnalités qui, du promontoire de nos collèges classiques voyaient au-delà des années et des horizons? Ils étaient les fils et les filles des grandes communautés religieuses, celles des Pères Ste-Croix et des Pères Eudistes, la congrégation de Jésus Marie et la congrégation du Sacré-Coeur.

Parmi tous ces hommes et toutes ces femmes, vous me permettrez d'en mentionner un dont le regard pénétrait l'avenir et avait compris que le statu quo n'était plus acceptable. Je veux dire le Père Clément Cormier, le fondateur de l'Université de Moncton.

Il a eu la sagesse de s'entourer d'une équipe de religieux et de laïcs avec les mêmes rêves et les mêmes aspirations. Il a confié l'oeuvre à la Providence et a lancé le projet de la grande aventure.

Si cette aventure a réussi et si une université s'est bâtie dans une période record de 25 ans, c'est que les successeurs du Père Cormier, que ce soit Me Adélard Savoie, Monsieur Jean Cadieux, l'honorable Gilbert Finn et Monsieur Louis-Philippe Blanchard, sont venus chacun poser des pierres importantes à l'édifice. Chacune de ces pierres est venue solidifier le bâtiment. Les édifices ont surgi de terre et continuent comme par miracle.

Les hommes que je viens de nommer ont tous pu compter sur une équipe de professeurs, de bibliothécaires, d'un personnel administratif et professionnel, de techniciens et techniciennes, un personnel d'entretien et un personnel de soutien.

Il y a aussi les étudiants pour qui l'existence même de l'université est la raison d'être. Ce sont eux qui témoignent de la qualité de l'enseignement de l'université.

Il y a aussi les anciens et anciennes et les ami(e)s de l'Université qui représentent son prolongement dans la société.

On connaît bien le rôle important qu'ont joué les anciens(iennes) et amis(es) de l'Université dans les campagnes de financement. On connaît aussi leur rôle important de soutien dans la communauté.

Je n'avais pas le temps de vous parler de la période pré-1963 i.e. la commission Deutsch, qui a été un point tournant de l'évolution du dossier "Université de Moncton".

Les auteurs et les négociateurs méritent notre admiration et notre reconnaissance, comme aussi les nombreux et généreux bienfaiteurs qui ont contribué généreusement à l'édification de l'Université.

Monsieur Jean-Louis Lévesque dont le nom est immortalisé sur un édifice bien connu sur le campus - Monsieur K.C. Irving - la Société l'Assomption et les Caisses Populaires - la Congrégation Notre-Dame du Sacré-Coeur, la Banque Nationale et combien d'autres trop nombreux pour que je puisse les nommer. Je les remercie tous.

Depuis 1982, il s'est donné au-delà de 7 millions en subventions de recherche et 2.3 millions en bourses aux étudiants et étudiantes.

Je vous encourage à vous servir de votre influence pour grossir ces chiffres, tout en vous rappelant que 25 ans c'est peu dans la vie d'une université et qu'elle aura encore besoin de votre support.

vJe suis de plus en plus convaincu que l'Université de Moncton avec ses trois constituantes, représente pour nous, les acadiens, l'outil de survivance par excellence. Je remercie ceux qui l'ont conçue et guidée pendant ses premières 25 années et je souhaite à ceux qui la dirigent et la dirigeront dans l'avenir, la sagesse et la bonne fortune.

Source : Bulletin des Anciens / Université de Moncton, no 84 (décembre 1988), p. 5.

Historique de l'Université de Moncton, Clément Cormier, 1975

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