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Lundi 20 Mars 2017

Les anneaux de croissance des arbres à la rescousse du patrimoine acadien de Dieppe

NOTE : Une tarière fichée dans une poutre de la maison Joseph-Doiron. Cet instrument sert à retirer un échantillon de bois de taille plus petite qu’un crayon et qui est par la suite analysé selon des méthodes très précises. L’échantillonnage ne compromet pas la solidité de la structure, une qualité louable dans la conservation des bâtiments patrimoniaux.
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Récemment, on a entendu parler de l’investissement important qui a été attribué à la restauration, et donc la sauvegarde, de la maison patrimoniale Doiron de Dieppe dans le sud-est du Nouveau-Brunswick (L’Étoile, Édition Sud-Est, 9 mars 2017 et Le Moniteur acadien, 8 mars 2017). Un élément important qui a joué en faveur de cet investissement est l’âge de l’édifice qui serait une des plus anciennes demeures de la région.

Déjà, en 2006, cette habitation avait attiré l’attention de la Ville de Dieppe puisqu’elle avait commandé une étude de datation de plusieurs bâtiments de la municipalité, dont la maison Joseph-Doiron. M. Bernard LeBlanc, directeur du Musée acadien de l’Université de Moncton et très actif dans la sauvegarde des bâtiments anciens, avait alors recommandé à M. Jean Gaudet, conseiller de la ville et fervent défenseur du patrimoine, les services d’un professeur de géographie de l’Université de Moncton, campus de Shippagan, M. André Robichaud, qui utilise une méthode singulière pour dater des bâtiments : la dendroarchéologie, c’est-à-dire, l’utilisation des anneaux de croissance des arbres dans la datation d’objets archéologiques en bois. M. Robichaud s’est associé à M. Ben Phillips, résidant de Moncton et titulaire d’une maitrise en science de l’environnement de la Mount Allison University et aussi un des rares experts des provinces maritimes en dendrochronologie (étude plus générale des anneaux de croissance des arbres). À eux deux, ils avaient déterminé l’âge de la maison : 1841. Elle aurait donc eu 175 ans en 2016.

C’est à l’occasion de cette date commémorative que la Ville de Dieppe a fait sa demande de subvention auprès de Patrimoine canadien. Mme Pauline Cormier, gestionnaire au service des loisirs de la Ville, avait alors sollicité M. Robichaud pour qu’il lui procure un rapport contenant le détail de la démarche et des calculs statistiques que nécessite la dendroarchéologie pour étayer la preuve de cette date et satisfaire les experts de Patrimoine canadien qui examinent avec soin et discernement les nombreuses demandes qui leur sont faites. M. Robichaud se réjouit : « Une des choses les plus motivantes dans notre travail est que le fruit de notre expertise puisse avoir des retombés pour nos communautés. De plus, dans ce cas-ci, il s’agit de la sauvegarde du patrimoine acadien. Je suis très heureux que la Ville de Dieppe ait pu obtenir cette subvention. Et, croyez-moi, ils ont travaillé très fort pour cela! »

Comme quoi Dieppe ne s’est pas faite en un jour!
Source : Service des communications, Campus de Shippagan
Communiqué de presse - Pour diffusion immédiate -
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