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Mardi 08 Novembre 2016

Projet DILAN : un modèle de partenariat public-privé-université gagnant en recherche et développement dans le domaine des technologies langagières

Dans la photo, dans l’ordre habituel, Judy Ross, vice-présidente par intérim des services organisationnels à Service Nouveau-Brunswick, Nathalie Levesque, directrice générale de Transmed, Anne Rae, gestionnaire des applications à Service Nouveau-Brunswick, Rachel Arseneau-Ferguson, présidente de Transmed, Pascale Bergeron, directrice du Bureau de traduction du Nouveau-Brunswick et Sid Ahmed Selouani, responsable du laboratoire LARIHS de l’Université de Moncton, campus de Shippagan, lors de la rencontre d’évaluation du projet DILAN le 28 juillet 2016.
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Les collaborateurs du projet « Développement de l’industrie langagière (DILAN) » se sont rencontrés le 28 juillet pour faire le point sur les derniers avancements. DILAN est un projet qui découle d’une volonté provinciale d’occuper une plus grande part du marché dans le développement de l’industrie langagière canadienne. Ce projet respecte également la volonté de mise en valeur d’une grappe d’expertises, dans l’industrie de la langue, dans la province.

Dans ce contexte et pour répondre aux besoins sans cesse grandissants dans le domaine de la traduction, un modèle de partenariat novateur a été mis en place grâce à la collaboration technique très rapprochée entre le Bureau de traduction du Gouvernement du Nouveau-Brunswick, de l’entreprise Transmed de Campbellton œuvrant dans le domaine de la traduction et du laboratoire de recherche d’interaction Humain-Système (LARIHS) de l’Université de Moncton, campus de Shippagan (UMCS). Ainsi, en optimisant les ressources et en mettant à profit l’expertise déjà existante à l’UMCS, par le biais du LARIHS, il a été possible d’accentuer les activités de recherche d’avant-garde menant au développement de produits novateurs en technologies langagières aux fins de commercialisation.

Œuvrant en étroite collaboration avec l’industrie, ce partenariat vise à assurer le transfert de technologie aux cabinets de traduction afin d’optimiser leurs processus de traitement et d’augmenter ainsi leur productivité. Dans le cadre d’un partenariat, des ententes bilatérales ont été signées afin, d’une part, de garantir un volume suffisant de documents à traduire à la compagnie Transmed provenant du bureau de traduction NB et, d’autre part, de permettre à Transmed de mettre à la disposition des chercheurs de l’UMCS les ressources linguistiques et humaines requises. Grâce à ces ententes, Transmed a pu recruter du personnel pour travailler directement auprès des chercheurs à l’intérieur des murs de l’UMCS. Ce modèle de partenariat a l’avantage de permettre aux chercheurs d’avoir une emprise sur la réalité du monde de la traduction et de pouvoir appliquer et valider ainsi leurs techniques directement sur des cas réels. Cela représente un cas de figure inespéré pour les chercheurs qui trouvent un terrain d’application réaliste de leurs travaux.

Les prototypes issus de la recherche et du développement sont conçus, testés et validés sur la base des commentaires et évaluations des professionnels de la traduction. Lors de la rencontre du 28 juillet, la suite logicielle DILAN, conçue dans le cadre de ce projet et qui est composée de plusieurs modules, soit DILAN partage, DILAN ressource, DILAN Ergo et DILAN VocTrad, a été présentée. DILAN partage optimise les échanges électroniques des documents entre le client et le personnel impliqué dans la traduction afin d’assurer une fiabilité et une efficacité accrues. DILAN ressource permet un accès personnalisé et intelligent aux ressources disponibles induisant un gain de temps et un confort appréciable au personnel de traduction. DILAN ergo permet de mesurer un ensemble de paramètres évaluant la charge cognitive de la personne responsable de la traduction en fonction des différentes tâches effectuées. Quant à DILAN voctrad, il exploite les technologies vocales développées au LARIHS pour améliorer l’interaction du traducteur humain avec la machine en éliminant au maximum le recours au clavier, et ce, dans un milieu bruyant et quel que soit l’accent de la personne. Des versions améliorées de ces modules sont en cours de développement dans une perspective de commercialisation.

Il faut mentionner l’apport inestimable des partenaires financiers dans ce projet que sont : la Société de développement régional (SDR) du Nouveau-Brunswick, la Fondation de l’innovation du Nouveau-Brunswick (FINB) à travers son Fonds pour l’innovation en recherche (validation de concept), l’Agence de promotion économique du Canada atlantique (APÉCA) en vertu de son programme de développement des entreprises, le Conseil de recherche en sciences naturelles et génie (CRSNG subvention à la découverte), la Fondation de l’innovation du Canada à travers son Fonds des leaders, et l’Université de Moncton, campus de Shippagan. Le financement global du projet est de l’ordre de 1,149 M$. Le nombre de personnes recrutées à travers ce projet est de vingt. Le personnel est composé de deux chercheurs postdoctoraux, quatre doctorants, six assistants de recherche, deux personnes à la maitrise, une coordonnatrice de projet, et un technicien de recherche. Deux autres personnes vont s’intégrer à l’équipe lors des deux prochaines années. De plus, Transmed a créé trois postes additionnels grâce à ce projet dont deux sur place à l’UMCS.

Il faut noter que, depuis 2002, une expertise unique s’est développée à l’UMCS et des contributions notables dans le domaine des technologies langagières, évaluées par les pairs et présentées dans divers forums et conférences, ont pu être concrétisées. Ces contributions se situent à plusieurs niveaux et visent des applications dans bon nombre de domaines de la vie (services électroniques vocalisés robustes, aide aux apprenants de langues, traduction automatique, Web vocal, assistance aux personnes ayant des troubles de langage, télécommunications mobiles interactives, etc.) et se basent sur divers substrats linguistiques (français standard, français acadien, anglais, etc.). Le laboratoire LARIHS a pu mener des travaux de recherche hautement spécialisés dans le domaine des technologies langagières multilingues. Ceci a permis l’établissement d’un réseau de collaboration et de partenariats stratégiques avec des experts en provenance d’universités et de centres de recherche, et ce, autant sur la scène provinciale, nationale, qu’internationale.
Source : Service des communications, Campus de Shippagan
Communiqué de presse - Pour diffusion immédiate -
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