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Mardi 06 Septembre 2016

Parution d’un ouvrage sur la contribution de l’économie sociale au développement du Bas-Saint-Laurent

Le professeur Majella Simard
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Majella Simard, professeur au Département d’histoire et de géographie de l’Université de Moncton, est l’auteur d’un ouvrage portant sur la contribution de l’économie sociale au développement socio-économique des milieux ruraux et urbains du Bas-Saint-Laurent. L’ouvrage a été lancé le 8 juillet dernier à l’occasion du 53e colloque de l’Association de science régionale de langue française qui s’est tenu à Gatineau.

Dans le cadre de son étude, le professeur Simard a interrogé 129 gestionnaires d’entreprises d’économie sociale réparties dans les huit MRC du Bas-Saint-Laurent. La dimension sociale a été mesurée à partir de variables telles que le capital social, la perception interne et externe à l’égard de l’entreprise, le réseautage, le partenariat et la gouvernance. Quant aux principaux paramètres ayant servi à évaluer la dimension économique, il s’agissait du nombre d’emplois créés au sein de l’entreprise, des ressources financières et humaines mobilisées, des relations d’affaires et de la contribution de l’entreprise au développement économique local. L’originalité de l’étude tient du fait que les réponses exprimées par les répondants ont été croisées avec la situation géographique de l’entreprise, la taille démographique de la municipalité et l’indice de développement conçu par le ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire (MAMOT).

L’étude révèle, entre autres, que le rôle de l’économie sociale en matière de développement social serait davantage manifeste en milieu urbain. Des villes comme Cabano, Matane, Dégelis et Trois-Pistoles se démarqueraient à cet égard. Néanmoins, certains milieux ruraux ne seraient pas en reste. Par ailleurs, les impacts des entreprises d’économie sociale sur la dynamique sociale seraient moins probants dans les municipalités rurales de 1 000 habitants ou plus dont certaines exercent le rôle de petits centres de services dans leur environnement immédiat. Sur le plan économique, ce sont les entreprises sises au sein de la MRC de La Matapédia qui auraient le plus d’impact en termes de développement. Bien que les différences soient peu significatives entre milieux urbains et ruraux, les organismes compris au sein des plus petites localités et celles considérées comme «dynamiques» par le MAMOT contribueraient davantage au développement économique de leur milieu respectif. À ces endroits, l’économie sociale semblerait constituer une composante incontournable de l’économie locale. À l’inverse, la MRC de Témiscouata abriterait des entreprises dont les répercussions sur la trajectoire économique régionale seraient plus mitigées. Mais dans tous les cas, les entreprises d’économie sociale apparaissent fortement ancrées dans le territoire. Cet ancrage se matérialise notamment par la création de liens sociaux, le réseautage entre les différents partenaires et acteurs impliqués au sein de ces organismes et l’appui des bénévoles. L’auteur s’est aussi attardé sur les perspectives d’avenir des entreprises à l’étude. En cette matière, les répondants ont manifesté un niveau élevé d’optimisme quant à l’avenir de leur organisme, bien que la majorité d’entre eux souhaiteraient qu’elles soient davantage soutenues par les diverses instances gouvernementales.

L’ouvrage est disponible au coût de 25 $ au bureau du professeur Simard (local 149-1A du pavillon des arts) ainsi qu’aux Éditions du GRIDEQ (grideq@uqar.ca).
Source : Service des communications, affaires publiques et marketing
Communiqué de presse - Pour diffusion immédiate -
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