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Jeudi 16 Juin 2016

Florence Ott a présenté une communication à l'Université de Saint-Boniface, à Winnipeg

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Florence Ott a présenté une communication au 6e colloque international « Les français d’ici » organisé par l’Université de Saint-Boniface, la Chaire de recherche du Canada sur les migrations, les transferts et les communautés francophones et le projet « Le français à la mesure d’un continent : un patrimoine en partage » à Winnipeg, le 7 juin 2016.

Lors de ce colloque, organisé pour la première fois dans l’Ouest, la professeure Florence Ott a évoqué l’œuvre des Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph dans le nord-est du Nouveau-Brunswick. Elle s’est interrogée sur l’importance de leur contribution dans les domaines de la santé, de la formation des infirmières francophones et de l’enseignement en français, et le soutien qu’elles ont apporté à la communauté francophone minoritaire dans une province bilingue.

L’importance du français a été soulignée par la congrégation des hospitalières qui, dans leurs chroniques, en aout 1952, mentionnaient que « si l’on perd sa langue, il peut être dangereux de perdre sa foi ».

Il a été aussi question de leur implication dans les soins de santé des francophones et la création des écoles d’infirmières de Campbellton, de Tracadie et de Bathurst. L’école d’infirmières de Campbellton est fondée en 1916, et l’une de ses premières directrices est sœur Anastasia Carroll, dite sœur Carroll (1888-1970). Son enseignement est repris par sœur Allard pour la rédaction d’un cours de technique, « Principes élémentaires concernant le soin des malades. Cours de technique », le premier à être imprimé en langue française en 1931. Il devient le livre de chevet des élèves des écoles françaises d’infirmières pendant de nombreuses années en Amérique et en France. Pour l’école de Tracadie, les religieuses constatent qu’à partir de 1949, mademoiselle Alma F. Law, préposée aux affaires des écoles de garde-malades de la province, effectue des visites fréquentes. Les religieuses subodorent que c’est en raison de l’enseignement en français. La question de la langue est aussi soulevée aux examens quand une garde a écrit en français et que les garde-malades de l’Association provinciale ont refusé de corriger sa copie.

Autre difficulté, dans les années 1950, pour les écoles d’infirmières. Les élèves sont satisfaites des classes de première année mais elles n’ont pas suffisamment d’anglais dans la deuxième année. C’est un problème onéreux qui peut nuire au recrutement. Aussi, les sœurs décident de séparer les classes anglaises et françaises en fonction des besoins car l’enseignement uniquement en français est impossible compte tenu de la baisse du nombre de nouvelles élèves même s’il doit être encouragé.

Les religieuses vont se battre pour conserver l’école d’infirmières à Bathurst tout en aidant la nouvelle Université de Moncton. En effet, l’une de leurs religieuses, Jacqueline Bouchard, infirmière enregistrée et diplômée de l’Université de Montréal en science du nursing, est chargée par l’Université de Moncton d’organiser la nouvelle école en science infirmière qui ouvre ses portes en septembre 1965 et dont elle devient la directrice.

Ce colloque a permis des rencontres enrichissantes et mis en avant l’importance pour les minorités francophones de préserver leur langue.

Légende de la photographie : La professeure Florence Ott devant l’Université de Saint-Boniface à Winnipeg, lors du colloque international « Les français d’ici » à Winnipeg, le 7 juin 2016.
Source : Service des communications, Campus de Shippagan
Communiqué de presse - Pour diffusion immédiate -
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