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Lundi 23 Mai 2016

Julie Bédard : il n’y a pas d’âge pour apprendre et se dépasser

Une photo de famille, quelques instants après la cérémonie. Julie Bédard pose en compagnie de trois de ses six enfants venus assister à un moment très important dans la vie de leur mère. De gauche à droite, Camille (22 ans), Pierre-Louis (16 ans), Julie Bédard et Perrine (14 ans). Jean-Christophe (20 ans) était présent à la cérémonie mais absent au moment de la photo. Les deux autres enfants, Alexandre (26 ans) et Florence (24 ans) étaient retenus respectivement à Seattle et à Halifax où ils travaillent. (Photo Michel Carrier, MPA)
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À 50 ans, Julie Bédard est plus âgée que la moitié des membres du corps professoral de son secteur d’études. Elle pourrait également être la mère des 20 autres étudiantes et étudiants qui viennent, comme elle, d’obtenir leur diplôme du baccalauréat en science infirmière au campus d’Edmundston de l’Université de Moncton (UMCE).

Mère de six enfants, âgés de 14 à 26 ans, Julie Bédard a donné aux mots « amour », « passion », « persévérance » et « excellence » toute leur signification.

En septembre 2012, elle prend son courage à deux mains et décide de se lancer dans la grande aventure des études universitaires. Elle doit également s’occuper de cinq des six enfants encore à la maison. La tâche sera ardue, notamment sur le plan financier, où elle devra combiner travail et études à temps plein, un équilibre qui n’est pas toujours évident.

Julie Bédard a défié toutes les probabilités. Non seulement a-t-elle réussi à pourvoir aux besoins de sa grande famille, mais elle s’est surpassée dans les salles de classe de l’UMCE si bien qu’elle a obtenu la plus haute moyenne parmi ses condisciples. C’est avec grande fierté qu’elle a reçu samedi son prix d’excellence des mains du recteur et vice-chancelier de l’Université de Moncton, Raymond Théberge.

« Je suis très contente d’avoir décroché ce diplôme, a-t-elle mentionné quelques instants avant la cérémonie. Le baccalauréat en science infirmière est très exigeant, d’autant plus que j’avais un emploi auquel je consacrais environ 20 à 25 heures par semaine. Les enfants étaient un peu plus âgés en 2012 et cela a facilité ma transition vers les études. C’était une façon de leur montrer l’exemple, qu’il n’y a pas d’âge pour apprendre. En fait, on n’a jamais fini d’apprendre. »

La nouvelle diplômée en a parcouru du chemin. Native de Québec, elle arrive à Edmundston en 1997 où elle donnera naissance à ses cinquième et sixième enfants. Elle avait comme bagage un diplôme en industrie de la mode obtenu dans les années 1980 au Cégep de Cap-Rouge. Quand elle est arrivée dans le nord-ouest du Nouveau-Brunswick, elle gérait une garderie privée et faisait du tutorat pour des enfants dyslexiques à Saint-Basile.

« J’ai décidé de suivre des formations alternatives par l’entremise de l’Éducation permanente de l’UMCE, a expliqué Julie Bédard. J’étais particulièrement attirée par le domaine de la santé. Puis, j’ai fait la rencontre de Pierrette Fortin, aujourd’hui la doyenne des Études au campus d’Edmundston. Elle m’a fortement encouragée de suivre une formation complète ici à Edmundston. J’ai suivi ses conseils et opté pour le baccalauréat en science infirmière. »

Julie Bédard vient de décrocher un emploi à l’Hôpital régional d’Edmundston. Sur une base hebdomadaire, elle travaillera pendant trois jours sur l’équipe flottante. Son département prioritaire sera l’urgence.

« S’il est difficile pour certains de travailler à l’urgence, moi je vois ce défi comme très stimulant. J’aime l’action et à l’urgence on voit de tout, a-t-elle précisé tout feu tout flamme. Je suis une personne calme de nature et il importe de prendre des bonnes décisions dans les moments opportuns. Je privilégie également le travail en équipe. Voilà des aspects du travail qui me guideront à l’hôpital. »

Julie Bédard a fait remarquer qu’elle restera très reconnaissante envers la Fondation Saint-Louis-Maillet qui offre des bourses d’études aux étudiantes et étudiants fréquentant l’UMCE. « J’ai reçu une aide financière fort appréciée de la Fondation. Parfois, elle m’a remis des bourses quand je ne l’avais même pas demandé. À l’UMCE, on connaissait mes besoins. C’est cela la beauté d’un petit campus avec des installations modernes, par surcroit, et les portes des bureaux des professeurs toujours ouvertes ».

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Source : Hugues Chiasson, coordonnateur des communications (506 737-5034 – b)
Autres photos (haute résolution) :Photo 1
Source : Service des communications, Campus d'Edmundston
Communiqué de presse - Pour diffusion immédiate -
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