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Mercredi 18 Novembre 2015

Nicolas Lecomte participe à une expédition au nord du Groenland pour étudier les conséquences des changements climatiques

Vue d’hélicoptère du brise-glace Oden, en route vers le nord du Groenland en août 2015.
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Titulaire de la Chaire de recherche du Canada en écologie polaire et boréale et professeur au Département de biologie de l’Université de Moncton, Nicolas Lecomte revient d’un périple au Groenland où il a étudié, sur une période de six semaines, les changements climatiques du Grand Nord. La logistique de l’expédition était assurée par le Swedish Polar Institute. Le professeur Lecomte était le seul Canadien à faire partie de l’aventure basée sur une forte collaboration avec des chercheurs suédois et américains.

L’expédition a permis de mesurer l’ampleur des changements climatiques dans le Grand Nord ainsi que sur les glaciers du Groenland, dont le glacier Petermann, situés à la limite-nord de l’Arctique. Ce glacier est l’un des derniers de l’Arctique qui ont encore une partie de glace flottante. Juste au début de l’expédition, une grande partie de cette glace s’est séparée du glacier. L’expédition a permis de découvrir, entre autres, que l’eau chaude de l’océan Atlantique est à l’origine de la fonte des glaces accélérée de la région.

L’aspect logistique de l’expédition était très important. C’est pourquoi une soixantaine de scientifiques d’un peu partout dans le monde ont pris part à l’opération qui s’est déroulée à l’aide de l’un des plus gros et plus puissants brise-glace au monde, l’Oden.

« L’aspect central de notre périple scientifique au Groenland était d’étudier les océans, la glace ainsi que la géologie des montagnes. Avec mes proches collaborateurs, nous nous sommes penchés principalement sur les écosystèmes terrestres de la région qui comprennent, entre autres, des populations de caribous, de bœufs musqués et de loups arctiques. Nous avons été déposés sur la terre ferme par hélicoptère à plusieurs reprises afin d’étudier la résistance de ces écosystèmes aux perturbations climatiques présentes et passées. La durée de nos campements était d’environ une dizaine de jours par site et nous devions marcher en moyenne de vingt à vingt-cinq kilomètres quotidiennement afin de couvrir une grande surface de terrain », a expliqué le professeur Lecomte.

Les résultats, combinés à ceux des glaciologues et géomorphologues, contribueront à alimenter les discussions dans le cadre de la conférence sur le climat, qui aura lieu à Paris à la fin novembre.

Cette expédition fait suite à celle d’Igloolik, au Nunavut, où la chaire de recherche du professeur Lecomte est active afin de mesurer à long terme les changements de la dynamique des espèces migratrices. Ce projet est aussi un vecteur important de formation pour les étudiantes et étudiants afin d’acquérir une expertise en changements climatiques, un savoir essentiel dans notre société et une compétence académique et professionnelle en grande demande.

Le professeur Nicolas Lecomte cherche à détecter les changements clés qui se produisent dans les écosystèmes polaires et boréaux en menant des études à court et à long terme ainsi que des études à grande échelle spatiale dans plusieurs stations situées un peu partout dans l’Arctique.
Source :
Communiqué de presse - Pour diffusion immédiate -
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