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Communications, affaires publiques et marketing
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Vendredi 26 Juin 2015

Tanya Arseneault a soutenu avec succès sa thèse de doctorat en sciences de la vie

La photo prise suite à la soutenance de thèse de l’étudiante Tanya Arseneault nous fait voir de gauche à droite, Martin Filion, superviseur de thèse et directeur du programme de doctorat en sciences de la vie ; Francis LeBlanc, doyen de la Faculté des sciences ; Tanya Arseneault, étudiante qui a soutenu avec succès sa thèse de doctorat ; André Samson, vice-recteur à l’enseignement et à la recherche, et Lise Dubois, vice-rectrice adjointe à la recherche et doyenne de la Faculté des études supérieures et de la recherche.
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Tanya Arseneault a soutenu avec succès sa thèse de doctorat en sciences de la vie, le jeudi 18 juin, à la Faculté des sciences de l'Université de Moncton. Sa thèse a pour titre «Élucidation des mécanismes employés par Pseudomonas fluorescens LBUM223, producteur d’acide phénazine-1-carboxylique, dans le biocontrôle de la gale commune de la pomme de terre».

Résumé de la thèse

La gale commune de la pomme de terre est une maladie bactérienne des tubercules qui entraîne des pertes économiques importantes. L’agent causal le plus commun est Streptomyces scabies, qui génère des lésions à la surface des tubercules par sa production de substances phytotoxiques nommées thaxtomines. Il n’existe actuellement aucune méthode efficace pour contrôler cet agent pathogène. Dans ce contexte, le développement de méthodes alternatives de contrôle, tel que le biocontrôle, qui consiste en l’utilisation de micro-organismes bénéfiques pouvant réduire les symptômes de maladies, devient important. La souche bactérienne Pseudomonas sp. LBUM223, isolée d’un champ au Nouveau-Brunswick, est un agent de biocontrôle potentiel prometteur dû à sa capacité de production d’un antibiotique, l’acide phénazine-1-carboxylique (PCA).

Dans cette étude, il a été proposé d’étudier le potentiel de la souche LBUM223 en tant qu’agent de biocontrôle contre S. scabies, en conditions de sol contrôlées et naturelles, et tenter d’élucider les mécanismes impliqués. Nous avons voulu déterminer si LBUM223, et plus précisément sa production de PCA, pouvait : i) engendrer une réduction des populations de S. scabies, ii) activer des mécanismes de défense chez la plante de pomme de terre, et iii) réprimer l’expression de gènes impliqués dans la pathogénicité et/ou la virulence chez S. scabies. Les résultats démontrent que, tant en champs qu’en conditions contrôlées, LBUM223 (mais non son mutant isogénique phzC- incapable de produire du PCA) réduit significativement les symptômes de la gale commune de la pomme de terre. De plus, LBUM223 doit coloniser le sol, et exprimer des transcrits de gènes (phzC) impliqués dans la biosynthèse de PCA en quantités suffisantes afin d’exercer un biocontrôle. Ceci a été mis en évidence par la nécessité d’utiliser des inoculations multiples de LBUM223 afin d’obtenir une réduction de symptômes en champs, même si une seule inoculation suffisait en conditions contrôlées. L’analyse des populations de S. scabies dans le sol entourant la pomme de terre (géocaulosphère) suggère que le contrôle de la maladie n’est pas dû à une diminution des populations de l’agent pathogène en présence de LBUM223. En conditions contrôlées, les résultats portant sur l’expression de huit gènes liés à une réponse de défense chez la plante de pomme de terre démontrent que même si une surexpression de quelques gènes peut être induite par LBUM223 (PR-5 et LOX, tant par LBUM223 de type sauvage que le mutant PCA-) et S. scabies (PR-1, PR-2, PR-5, ChtA) cet effet ne peut être lié à la réduction des symptômes observés. En champs, aucun de ces gènes n’a été surexprimé en réponse à la présence de LBUM223. Ceci suggère que le biocontrôle observé semble plutôt être issu d’une interaction directe entre LBUM223 et S. scabies. L’analyse de l’expression de txtA, gène clé impliqué dans la synthèse de thaxtomines chez S. scabies, démontre que la présence de LBUM223 engendre une réduction significative du nombre de transcrits de txtA chez S. scabies, ce qui affecte vraisemblablement sa virulence et conduit à une réduction des symptômes de gale commune, tant en conditions contrôlées qu’en champs. Une étude transcriptomique plus approfondie (de type RNA-seq) chez S. scabies confronté à LBUM223 ou à du PCA pur a permis de cibler d’autres gènes fortement sous- ou surexprimés, qui peuvent potentiellement témoigner de la réduction de virulence observée (les gènes de l’opéron cfa-like) et de changements dans le métabolisme secondaire, particulièrement une diminution de la croissance du mycélium (possiblement lié aux gènes rar), et une augmentation de la réponse au stress oxydatif (cpeB, rex et sodF2). Un grand nombre de gènes différentiellement exprimés, mais jusqu’à présent non caractérisé, ont également été identifiés et mériteraient une étude plus approfondie afin d’identifier d’autres facteurs de virulence et/ou de pathogénicité potentiels. Une meilleure compréhension des mécanismes pouvant expliquer le biocontrôle de la gale commune par LBUM223 est importante afin de poursuivre le développement, la formulation et l’éventuelle l’homologation de LBUM223 comme traitement efficace, durable et écologique de la gale commune de la pomme de terre en conditions commerciales agricoles.





Source : Service des communications, affaires publiques et marketing
Communiqué de presse - Pour diffusion immédiate -
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