Université de Moncton

Communications, affaires publiques et marketing
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Vendredi 09 Mai 2014

L’Université de Moncton décernera quatre grades honorifiques lors des cérémonies de collation des grades en mai

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L’Université de Moncton décernera quatre doctorats d’honneur à d’éminentes personnalités qui se sont distinguées grâce à un apport exceptionnel à leur domaine respectif lors des cérémonies de collation des grades qui auront lieu aux trois campus en mai.

À la collation des grades du campus de Shippagan, qui aura lieu le vendredi 16 mai à compter de 14 heures au Pavillon sportif, le chancelier, Jean-Claude Savoie, remettra un doctorat d’honneur en administration à Lorio Roy.

Au campus d’Edmundston, le chancelier remettra un doctorat d’honneur en administration publique à Robert Pichette, qui a contribué grandement à la vie intellectuelle et culturelle acadienne tout au long de sa carrière. Il remettra de plus un doctorat honorifique en musique à Gilles Vigneault, auteur, compositeur, interprète, poète, comédien et éditeur qui fait vibrer depuis plus d’un demi-siècle la musique et la culture francophone. La cérémonie aura lieu le samedi 17 mai à 14 heures à la Cité des Jeunes A.-M.-Sormany d’Edmundston.

À la collation des grades du campus de Moncton, l’Université remettra un doctorat d’honneur en médecine à Réjean Hébert, qui a été ministre de la Santé et des Services sociaux, ministre responsable des Aînés, ainsi que ministre responsable de la région de l’Estrie au sein du gouvernement du Québec, entre 2012 et 2014. La cérémonie aura lieu le samedi 24 mai à 13 h 30 dans le stade du Ceps Louis-J.-Robichaud.

Lorio Roy, docteur d’honneur en administration

Ce qui ressort comme fil conducteur lorsque l’on examine le parcours professionnel de Lorio Roy, ce sont ses grandes qualités de rassembleur, de conciliateur et de chef de file en développement social et éducationnel.

Monsieur Roy a toujours été déterminé à faire rayonner la cause acadienne et francophone que ce soit dans le domaine de la formation, de la coopération, des communications ou encore dans le domaine socioéconomique et communautaire.

Originaire de Robertville, dans le nord-est du Nouveau-Brunswick, Lorio Roy possède un Baccalauréat ès arts de l’Université de Moncton (Collège de Bathurst), une scolarité de maîtrise en psychologie de l’Université de Moncton et une scolarité de maîtrise en administration publique de l’ENAP (Québec).

Il a été directeur du Collège communautaire du Nouveau-Brunswick-Campus de Bathurst et sous-ministre adjoint au ministère responsable des Collèges communautaires du Nouveau-Brunswick de 1979 à 1988. Il a été un pionnier en ce qui a trait au développement du programme de formation des enseignants œuvrant au sein des collèges francophones de la province et à la mise en œuvre de l’approche individualisée pour l’enseignement des métiers.

De 1988 à 1997, il été secrétaire général puis vice-président, commercialisation et communication chez Coop Atlantique, une coopérative régionale offrant des services à plus de 160 coopératives de détail et dont le siège social est à Moncton.

Par la suite, il a occupé les fonctions d’éditeur et de directeur général du quotidien L’Acadie Nouvelle et de directeur d’Acadie Presse de 1998 à 2006. Depuis quelques années, il exporte son savoir-faire sur la scène internationale dans le domaine de l’éducation postsecondaire pour appuyer le développement et le renforcement institutionnel dans un centre de formation au Cameroun.

Lorio Roy a été et demeure un intervenant actif au sein de nombreuses associations et organismes autant à titre bénévole qu’à titre professionnel. Il a présidé les comités d’ajustement de la main-d’œuvre de la Mine Brunswick et de la fonderie de Belledune. Il a également été à la tête du groupe de travail « Initiatives du Nord » qui a présenté au gouvernement du Nouveau-Brunswick en 2007 une série de recommandations, de stratégies et d’initiatives portant sur le développement du nord de la province.

Il est le président-fondateur de la Fondation du Collège de Bathurst qu’il préside toujours, président de la Fédération des associations des anciens, anciennes et amis du CCNB, membre du conseil d’administration de l’Autorité aéroportuaire du nord du Nouveau-Brunswick, trésorier de la Compagnie des Cent-Associés francophones et vice-président de la Coopérative de Robertville. En 2011, il a été admis membre à vie de l’Association des anciens, anciennes et amis de l’Université de Moncton, campus de Shippagan.

Robert Pichette, docteur d’honneur en administration publique

Fonctionnaire, conseiller politique, journaliste, écrivain, historien, Robert Pichette a excellé dans divers domaines d’activités.

Né à Edmundston en 1936, Robert Pichette a fait ses études primaires et secondaires à l’Académie Conway d’Edmundston. Il a poursuivi ses études collégiales au Collège Saint-Laurent de Montréal et au Collège Saint-Louis d’Edmundston.

Robert Pichette a occupé plusieurs postes clés au cours de sa fructueuse carrière. Il a contribué de façon significative à la vie intellectuelle et culturelle acadienne. Durant les années 1960, il a travaillé pour le gouvernement du Nouveau-Brunswick comme chef de cabinet et sous-ministre du premier ministre Louis-J. Robichaud et comme délégué aux affaires culturelles de la province. Monsieur Pichette contribue tout particulièrement à façonner le caractère du bilinguisme officiel néo-brunswickois, en premier lieu à titre de corédacteur du livre blanc du gouvernement sur la politique en matière de langues officielles, puis à titre de corédacteur de la Loi sur les langues officielles. En 1977, il est nommé représentant du Commissaire aux langues officielles dans la région de l’Atlantique, inaugurant ainsi à Moncton le premier bureau régional du genre au Canada. Il travaille ensuite pour l'Agence de promotion économique du Canada atlantique à Sydney et Moncton.

Monsieur Pichette a signé des éditoriaux et des chroniques dans des quotidiens provinciaux et nationaux, notamment L’Acadie Nouvelle, The Globe and Mail et The Telegraph Journal. Il est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages traitant surtout de l’histoire de l’Acadie et du Nouveau-Brunswick, dont L’Acadie par bonheur retrouvée : De Gaule et l’Acadie et Napoléon III, l’Acadie et le Canada français, des livres unanimement salués sur les plans de la recherche et de l’écriture. Au printemps 2012, Robert Pichette a signé un magnifique récit historique publié par la Chaire de recherche en études acadiennes de l’Université de Moncton intitulé La cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption : Monument de la Reconnaissance. Il est aussi l’auteur de plus de 70 articles parus dans diverses revues.

Héraldiste dont la compétence est reconnue à l’échelle internationale, Robert Pichette a été en 1968 membre fondateur de la Société héraldique du Canada en plus d’en assumer la présidence. Il a également été élu membre de l’Académie internationale d’héraldique. C’est à Monsieur Pichette que l’on doit la conception du drapeau du Nouveau-Brunswick adopté en 1965 et celui de la République du Madawaska. ll détient, depuis 1995, le titre officiel de Héraut Dauphin extraordinaire au sein de l'Autorité héraldique du Canada.

Plusieurs prix, gardes et distinctions honorifiques lui ont été conférés au Canada, en France, en Grande-Bretagne et aux États-Unis. Il est Commandeur de l’Ordre très vénérable de Saint-Jean de Jérusalem, Officier de l’Ordre national du mérite (France), Chevalier de l'Ordre des palmes académiques, Fellow de la Royal Society of Arts de Grande-Bretagne et Colonel honoraire de la garde nationale de l’État de la Louisiane. Le Nouveau-Brunswick a reconnu son apport exceptionnel à la province en le faisant membre de l’Ordre du Nouveau-Brunswick en 2006.

Gilles Vigneault, docteur d’honneur en musique

Auteur, compositeur, interprète, poète, comédien, éditeur, homme engagé, Gilles Vigneault est une véritable légende vivante. Son oeuvre est riche et comprend d’innombrables succès qui ont marqué la vie des gens pendant plus d’un demi-siècle. L’artiste a écrit plus de 400 chansons et plus de 40 livres, dont plusieurs destinés à la jeunesse. Sa contribution aux lettres, à la musique et à la vie culturelle est inestimable.

De descendance acadienne, Gilles Vigneault est né en 1928 et a grandi à Natashquan, petit village de la Basse-Côte-Nord. Il a fait des études classiques au Séminaire de Rimouski et il a complété une Licence en lettres à l'Université Laval en 1953.

Après ses études, il enseigne le français à Valcartier et à l'École de technologie de Québec. Il écrit des textes pour la télévision, y anime des émissions et fait du théâtre. En 1959, il fonde Les Éditons de l'Arc où il publie son premier recueil de poèmes, Étraves. C’est par la littérature que Gilles Vigneault parvient à la chanson, après avoir exercé, de 1953 à 1960, de nombreux métiers qui l’ont préparé à sa carrière future.

Poète devenu chanteur en 1960, après une première apparition à La Boîte à chansons à Québec, qu'il a fondée avec quelques amis, Gilles Vigneault voit sa carrière éclater au Québec comme un feu d'artifice avant de prendre son envol en Europe. En 1962, il enregistre un premier album sur lequel on retrouve ce qui allait devenir des classiques de la chanson québécoise, dont Jack Monoloy, J'ai pour toi un lac, Quand vous mourrez de nos amours et La danse à Saint-Dilon. Ce premier opus reçoit le Grand Prix du disque canadien.

En plus de 50 ans de carrière, Gilles Vigneault a reçu un nombre impressionnant de prix et de distinctions tant au Québec qu'au Canada et en France. Il a reçu le Prix du Gouverneur général pour son recueil de poèmes Quand les bateaux s'en vont; le Prix Molson du Conseil des arts du Canada pour l'ensemble de son œuvre et le Grand Prix du disque de l'Académie Charles-Cros. Il a été fait Chevalier de l’Ordre de la Pléiade; Chevalier de l'Ordre national du Québec puis Grand Officier; Chevalier de la Légion d'honneur et Commandeur des arts et des lettres de la République française. Il a reçu le Prix des arts de la scène du gouverneur général du Canada et a été intronisé au Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens. Près d’une dizaine d’universités canadiennes et françaises lui ont décerné un doctorat honorifique.

Connu et célébré autant ici qu'en Europe, il n'hésite pas à défendre d'abord et avant tout sa contrée natale. Sa fidélité à ses racines et à la défense de la langue française fait de lui un poète majeur et un ambassadeur respecté.

Réjean Hébert, docteur d’honneur en médecine

Réjean Hébert a été ministre de la Santé et des Services sociaux, ministre responsable des Aînés, ainsi que ministre responsable de la région de l'Estrie au sein du gouvernement du Québec de 2012 à 2014.

Avant de faire le saut en politique, Réjean Hébert a mené une longue et fructueuse carrière comme médecin et chercheur en gériatrie et en gérontologie.

Après avoir complété sa formation médicale et sa résidence en médecine de famille à l’Université de Sherbrooke, le docteur Hébert a fait une année de formation en gériatrie à Grenoble. Il a aussi obtenu un diplôme de gérontologie de l’Université des sciences sociales de Grenoble. Après avoir effectué une formation en épidémiologie à l’Université McGill, il a complété une maîtrise en philosophie épidémiologie de l’Université de Cambridge.

Le Dr Hébert a commencé sa carrière en médecine familiale à l’Hôtel-Dieu de Lévis et au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS). Il est devenu en 1988 l’un des premiers médecins gériatres au Québec et a pratiqué de nombreuses années en réadaptation et en soins prolongés à l’Hôpital D’Youville de Sherbrooke.

Pendant 28 ans, il a été professeur au Département de médecine de famille de l’Université de Sherbrooke. De 2004 à 2010, il a occupé, au sein de cette même institution, le poste de doyen de la Faculté de médecine et des sciences de la santé. Au nombre des réalisations au cours de ses deux mandats, notons la délocalisation du Programme des études médicales à Moncton et à Chicoutimi.

Dr Hébert a été chercheur national du Fonds de la recherche en santé du Québec, et jusqu’en 2003, le premier directeur scientifique de l’Institut du vieillissement des Instituts de recherche en santé du Canada. Il a fondé et dirigé le Réseau québécois de recherche sur le vieillissement. En 1988, il a également fondé le Centre de recherche sur le vieillissement de l’Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke qu’il a dirigé jusqu’en 2001. Ce centre est d’ailleurs l’un des plus importants organismes de recherche sur le vieillissement au Canada. De 2000 à 2012, il a été directeur du groupe PRISMA (Programme de recherche sur l’intégration des services de maintien de l’autonomie). En 2007-2008, il a coprésidé la consultation publique sur la condition de vie des personnes âgées instituée par le gouvernement du Québec.

Auteur prolifique, il a publié une vingtaine de livres dont le Précis pratique de gériatrie, dont la troisième édition a été publiée en 2007, 190 chapitres de livres et près de 200 articles scientifiques dans des revues internationales. Conférencier recherché, il a présenté plus de 300 communications scientifiques dans des congrès nationaux et internationaux.
Source : Service des communications, Campus d'Edmundston
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