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Mercredi 12 Juin 2013

Acfas : Stephen Wyatt et Michel Soucy partagent leur savoir

Stephen Wyatt et Michel Soucy
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Les professeurs Stephen Wyatt et Michel Soucy, de la Faculté de foresterie de l’Université de Moncton, campus d’Edmundston (UMCE), ont partagé leurs travaux à l’occasion du 81e Congrès de l’Association francophone pour le savoir (Acfas) qui s’est déroulé à Québec, du 6 au 10 mai dernier, et ayant pour thème « Savoirs sans frontières ».

Spécialiste de la foresterie sociale et de la politique forestière, Stephen Wyatt a fait partie du comité organisateur du colloque portant sur « L’évolution du rôle des Premières nations dans la gestion des forêts au Québec : transformations des cadres, des capacités et des formes d’engagement ».

Qui plus est, le professeur Wyatt a prononcé une conférence intitulée « Les multiples visages de la foresterie autochtone : négocier les modalités de collaboration et d’aménagement » qui s’inscrivait dans la thématique des enjeux de la multiplication et du chevauchement des processus de gestion pour la participation autochtone. La communication présentait un survol des résultats d’un recensement portant sur l’engagement dans le secteur forestier de 481 communautés autochtones à travers le Canada. Ce recensement démontre que la majorité des communautés sont engagés dans au moins deux processus différents, souvent en même temps mais également séquentiellement. Ces processus peuvent avoir pour les Autochtones de multiples objectifs. Parmi ceux-ci on compte l’affirmation de leurs droits, le développement économique, l’occupation du territoire et une meilleure gestion environnementale. Même si plusieurs études ont examiné de tels processus à titre de mécanisme distinct, très peu se sont intéressés aux relations et aux répercussions qu’un processus peut avoir sur un autre.

Monsieur Wyatt est également codirecteur de l’étudiante à la maitrise, Audrey Fournier, de l’Université du Québec à Rimouski, qui a elle-même adressé une communication au cours du même colloque.

Le professeur Michel Soucy se spécialise dans le domaine de l’économie et des opérations forestières. Il a prononcé deux conférences consécutives lors du colloque.

Il s’est d’abord penché sur l’estimation du nombre d’entailles potentielles pour la production acéricole de la forêt publique du Nouveau-Brunswick pour ensuite élaborer sur l’identification des sites à potentiel élevé pour l’exploitation acéricole.

Pour ce qui est de l’estimation du nombre d’entailles potentielles, une équipe a modélisé la structure diamétrale par espèce des peuplements forestiers en combinant les informations de l’inventaire forestier avec celles du réseau de placettes échantillons temporaires du Nouveau-Brunswick. En appliquant les normes d’entaillages du Nouveau-Brunswick, le nombre potentiel d’entailles d’érables à sucre s’élève à environ 35 millions. Cependant, pour qu’une superficie forestière soit admissible pour l’exploitation acéricole, la province exige que le peuplement ait une densité d’entailles par hectare supérieure à 150. Ce critère additionnel fait passer le nombre d’entailles potentielles d’érable à sucre à un peu plus de 10 millions d’entailles réparties sur près de 60 000 hectares.

Quant à l’identification des sites à potentiel élevé pour l’exploitation acéricole en forêt publique du Nouveau-Brunswick, le professeur Soucy et son équipe ont analysé l’accessibilité des peuplements actuellement en exploitation en terme de distance du chemin forestier le plus près ainsi qu’en terme de distance d’un chemin public (chemin qui est déneigé par le gouvernement). Grâce aux données recueillies, on a qualifié l’accessibilité de l’ensemble des peuplements de la forêt publique à partir des distances observées dans les exploitations actuelles. L’équipe a également calculé, pour chaque peuplement, le nombre d’entailles présentes dans un rayon de 2 km et de 5 km afin de déterminer l’importance du bassin d’approvisionnement. La combinaison des classes d’accessibilité et d’importance du bassin d’approvisionnement a permis de déterminer l’ampleur et l’emplacement des sites présentant le meilleur potentiel pour soutenir une exploitation acéricole viable. Ces résultats pourront servir à identifier les sites à privilégier pour les développements futurs de l’industrie acéricole en forêt publique au Nouveau-Brunswick.

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Sources : Hugues Chiasson, coordonnateur des communications à l'UMCE (506 737-5034) et programme du 81e Congrès de l’Acfas
Source : Service des communications, Campus d'Edmundston
Communiqué de presse - Pour diffusion immédiate -
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