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Jeudi 11 Octobre 2012

Nicolas Landry et Florence Ott ont présenté deux communications à Rimouski

Nicolas Landry et Florence Ott ont présenté deux communications à Rimouski.
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Afin de poursuivre ses activités de recherche et de publication, le Groupe de recherche en patrimoine religieux acadien de l’Université de Moncton, campus de Shippagan (UMCS), a présenté deux communications au congrès annuel de la Société canadienne d’histoire de l’Église catholique à Rimouski le 28 septembre dernier.

Les communications ont abordé les changements institutionnels ayant affecté deux congrégations religieuses féminines œuvrant en éducation dans le nord-est du Nouveau-Brunswick durant le 20esiècle, soit les Religieuses de Jésus-Marie à Shippagan et les Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph à Tracadie.

Le professeur Nicolas Landry a traité du processus de laïcisation du Collège Jésus-Marie au début des années 1970 et analysé l’environnement pédagogique et parascolaire des années 1960 et la rupture s’imposant à compter du milieu des années 1970. Il arrive au constat que les religieuses éprouvent un sentiment ambivalent. Autant acceptent-elles de céder les rênes administratives aux laïques, autant affichent-elles parfois certaines résistances à ces changements en cascades qu’elles estiment trop rapides et parfois tranchant démesurément avec leurs valeurs et leurs traditions. Afin d’illustrer ce phénomène, le conférencier a abordé deux aspects de la question, soit la composante à teneur religieuse rythmant la vie étudiante des années 1960 et les relations parfois difficiles entre les religieuses et les intervenants laïques dans le cours du transfert des pouvoirs au milieu des années 1970.

Dans la continuité de la commémoration du centenaire de l’Académie Sainte-Famille de Tracadie, la professeure Florence Ott a présenté une analyse quantitative des effectifs des Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph à Tracadie entre 1869 et 2012. Au travers des dépouillements des offices, des registres des entrées, des vêtures et des décès de Tracadie ainsi que des biographies de religieuses, elle a pu affiner les chiffres et répondre à de nombreuses questions apparues au cours des recherches. Ainsi, on dispose maintenant de chiffres précis sur le nombre d’hospitalières ayant œuvré à Tracadie, leur origine, l’influence de l’Académie sur le choix des vocations, la proportion de religieuses enseignantes par rapport aux religieuses soignantes, le rapport entre le nombre de religieuses chargées de l’enseignement et le nombre d’élèves et surtout l’influence des sœurs québécoises envoyées pour quelques années à Tracadie afin de favoriser le développement de l’éducation dans la Péninsule acadienne. Il faut signaler un grand esprit de collaboration démontré par les religieuses pour faciliter la compilation et la vérification des données en raison de documents de nature souvent confidentielles. Elles ont puisé sans relâche dans leur mémoire et dans leurs archives pour collaborer de manière inestimable à cette communication.

Nicolas Landry et Florence Ott étaient au Salon du livre de Shippagan le 5 octobre dernier afin de présenter les deux livres sur L’histoire de l'enseignement universitaire à Shippagan et L’Académie Sainte-Famille de Tracadie (1912-2012) : témoin de l’œuvre d’éducation des religieuses hospitalières de St-Joseph, tout en participant à une table ronde sur « Le livre garant de l’histoire ».

Légende de la photographie : Les professeurs Nicolas Landry et Florence Ott à Rimouski, lors du congrès annuel de la Société canadienne d’histoire de l’Église catholique présenté le 28 septembre dernier.
Source : Service des communications, Campus de Shippagan
Communiqué de presse - Pour diffusion immédiate -
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