Université de Moncton

Communications, affaires publiques et marketing
Fil de nouvelles Bookmark and Share
Lundi 16 Juillet 2012

Mathieu Gourde soutient avec succès une thèse de doctorat à l'École de psychologie

La photo nous fait voir, de gauche à droite, la professeure Sarah Pakzad, directrice de la thèse; le professeur John Tivendell, président du jury; Mathieu Gourde, qui a soutenu avec succès sa thèse de doctorat en psychologie; la professeure Ann Beaton, lecture interne; et Odette Gould, professeure associée en psychologie à Mount Allison University.
Agrandir l'image
Mathieu Gourde a soutenu avec succès une thèse de doctorat à l’École de psychologie de l’Université de Moncton, intitulée «L’adaptation universitaire chez l’enfant unique ».

L’adaptation universitaire est un sujet de plus en plus étudié car comparativement à autrefois, la scolarisation aujourd’hui est une composante importante et nécessaire à l’employabilité. Depuis le baby-boom après la Deuxième Guerre mondiale, le Canada se situe au 169e rang en ce qui a trait au taux de naissances annuelles (World Health Organization, 2009). Non seulement la population canadienne est vieillissante mais le taux de natalité est parmi les plus bas à l’échelle de la planète.

Par l’entremise de ce courant, M. Gourde rappelle qu’on remarque davantage la croissance du nombre d’enfants uniques chez les familles canadiennes. « En effet, dit-il, on estime qu’une famille sur quatre serait composée d’un seul enfant. Cette croissance du nombre d’enfants uniques se ressent aussi aux États-Unis où le chiffre se situe à plus de 20 millions (White, 2011). »

Selon Mancillas (2006), les enfants uniques font face à diverses limites. Or, les recherches de Falbo (1986, 1992) ont non seulement démontré le contraire mais spécifient également que cette population afficherait quelques forces distinctes comparativement aux enfants non uniques.

« Le but de cette étude est de contribuer à l’exploration des différences entre ces deux groupes auprès d’un échantillon composé principalement d’étudiants universitaires de première année au baccalauréat », ajoute M. Gourde.

Spécifiquement, l’objectif de ce travail est d’évaluer si l’adaptation universitaire et les motifs d’inscription de l’enfant unique sont différents de celui qui ne l’est pas. De plus, cette étude tend à évaluer si les motifs d’inscription à l’université ont un impact sur la qualité de l’adaptation universitaire. D’autres variables considérables peuvent aussi être influentes, notamment l’attachement parental et amical, l’introversion/extroversion et l’estime de soi. D’ailleurs l’un des facteurs qui semble le plus communément relié à une meilleure adaptation universitaire chez l’enfant est l’attachement parental sécurisant (Kenny et Donaldson, 1991).

Un aspect intéressant qui s’ajoute à cette recherche longitudinale est qu’elle se fait en deux temps de mesures (temps 1 - novembre 2009 et temps 2 - mars 2010) afin d’évaluer la progression de l’étudiant, principalement au cours de sa première année universitaire.

« Tel que prédit, les résultats obtenus à l’étude révèlent que l’enfant unique affiche certaines composantes significativement supérieures à l’enfant non unique en ce qui a trait à son adaptation universitaire au temps 2 - l’ajustement social, l’appartenance à l’institution et l’adaptation globale, poursuit M. Gourde. Si l’on tient compte des motifs d’inscription à l’université dans les deux temps de mesures, les plus significatifs chez lui sont ceux liés à l’aide à la famille, aux encouragements/attentes et prouver sa valeur. »

À la lumière de cette étude, il a été démontré que le développement personnel représente le seul motif d’inscription à l’université qui contribue de façon unique et significative à prédire la qualité de l’adaptation universitaire de l’étudiant selon toutes ses composantes spécifiques, et ce aux deux temps de mesures. Il est à noter que le sexe de l’étudiant n’influence pas de façon marquée les variables.

En conclusion, l’enfant unique et non unique présentent des dissimilitudes quant à l’adaptation et aux motifs d’inscription à l’université. De plus, un attachement parental et amical de type sécurisant, une estime de soi élevée et des traits de personnalité plutôt extrovertis (spectre de l’ambiversion) favoriseraient significativement une meilleure adaptation universitaire tant chez l’enfant unique que non unique.

L’étude avance des explications pouvant justifier les résultats obtenus et soulève certaines limites méthodologiques ainsi que des pistes de solutions pour les recherches futures.

La directrice de la thèse était la professeure Sarah Pakzad.

Renseignements : Mathieu_Gourde@ssss.gouv.qc.ca
Source : Service des communications, affaires publiques et marketing
Communiqué de presse - Pour diffusion immédiate -
Fil de nouvelles Bookmark and Share
Imprimer cette page
Calendrier
Nouvelles
Bottin
Accueil  |  Communications, affaires publiques et marketing  |  Urgence  |  Assistance technique © 2017, Université de Moncton. Tous droits réservés.