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Mardi 13 Mars 2012

Exercice pédagogique au Département d’art dramatique

Dans le cadre de leur prochain exercice pédagogique, les étudiantes et étudiants de troisième et quatrième années du Département d’art dramatique de l’Université de Moncton présentent la pièce « Cinq NÔ modernes », de l’auteur japonais Yukio Mishima dans une traduction de Marguerite Yourcenar avec la collaboration de Jun Shiragi, du 10 au 14 avril à 20 heures au studio-théâtre La Grange du campus de Moncton.

L’un des plus populaires auteurs et dramaturges japonais en Occident, Yukio Mishima, né en 1925 et qui se donne la mort par « seppuku » en 1970 à l’âge de 45 ans, nous a laissé une œuvre impressionnante par sa prodigalité, sa diversité et par l’intensité des situations et des personnages qui y évoluent. Il a écrit une quarantaine de romans, une vingtaine de pièces de théâtre et une vingtaine de nouvelles et d’essais. Il a aussi joué des rôles au cinéma, il a réalisé un film et mis en scène des pièces de théâtre. Dans toute son œuvre, on retrouve les thèmes de la beauté, de l’érotisme et de la mort.

Les « Cinq NÔ modernes », cinq très courtes pièces mais d’une rare densité et dont les sujets sont complètement différents, ont en commun la confrontation entre un monde matérialiste et un autre qui se caractérise par l’aspiration vers l’absolu. Écrites en prenant comme référence le NÔ traditionnel japonais, théâtre sacré à forme et structure fixes, s’exprimant en codes comme un rite où les fantômes hantent le monde des vivants pour trouver finalement la paix, les pièces de M. Mishima semblent s’inscrire en faux dans cette tradition. Leur structure dramaturgique est de facture très moderne, non conventionnelle même, et la réconciliation entre le monde des esprits ou plutôt de la spiritualité et le monde d’aujourd’hui semble impossible.

Les « Cinq NÔ modernes » illustrent en fait la crise morale et sociale du Japon après la Deuxième Guerre mondiale et l’enfer du bombardement atomique suivis par l’occupation américaine et l’avènement de la société moderne de consommation.

D’une efficacité théâtrale inégalable, les cinq courtes pièces nous font connaitre des histoires situées à la frontière de la poésie et de l’horreur, pleines d’érotisme, d’ambiguïté et d’une quête forcenée d’absolu.

Dans une mise en scène du professeur Andréi Zaharia, le spectacle réunit sur scène le finissant Ludger Beaulieu, que certains ont eu le plaisir de voir dans la production de l’automne « Cul de sac », de Daniel McIvor, avec ses collègues de troisième année, Isabelle Bartkowiak, Carole Belliveau, Stéphan Bénard, Marilyn Bouchard, Solange LeBlanc, Sébastien Leclerc, Xavier Lord-Giroux, Bianca Richard, Joannie Thomas et Myriam Vaudry.

Les billets seront en vente à la Librairie acadienne et à l’entrée du théâtre les soirs de représentation, 10 $ tarif ordinaire et 5 $ pour les étudiants et étudiantes. (Les comédiens fument sur scène).

Renseignements : 858-4444.
Source :
Communiqué de presse - Pour diffusion immédiate -
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