Université de Moncton

Communications, affaires publiques et marketing
Fil de nouvelles Bookmark and Share
Lundi 12 Septembre 2011

Résidence d’artistes autour de l’identité acadienne à la Galerie d’art Louise et Reuben-Cohen

Du 17 au 30 septembre, la Galerie d’art Louise et Reuben-Cohen du campus de Moncton accueille trois artistes en résidence qui réaliseront chacun une oeuvre posant un regard sur l’Acadie et son histoire.

Tous d’origine acadienne, les artistes participants à la résidence « À l’ombre d’Évangeline » sont Maryse Arseneault et Jean-Denis Boudreau, de Moncton, et Stefan St-Laurent, d’Ottawa. Cette résidence sera ouverte au public qui pourra rencontrer les artistes et être témoin du processus de création à deux moments, les mercredi 21 et 28 septembre entre 15 heures et 19 heures.

Depuis 1997 et à l’initiative de son directeur de l’époque, Luc A. Charette, la Galerie d’art Louise et Reuben-Cohen donne son appui à la réalisation d’oeuvres par des artistes acadiens sur le thème d’Évangeline. Figure mythique ayant fortement marqué la société acadienne, le personnage d’Évangeline est en réalité une fabrication issue de l’imaginaire de l’auteur américain, H.W. Longfellow. Le projet Évangeline pose ainsi la question : Où se situe l’identité acadienne contemporaine face à l’image historique et traditionnelle transmise? Grâce à la démarche de trois artistes, le projet cherche à revoir cette identité « romantique », revisitant l’histoire afin de définir une identité plus complexe et actuelle.

Par le biais du projet entamé lors de cette résidence, Maryse Arseneault dénonce la prépondérance historique de la culture acadienne par rapport à celle des peuples autochtones des Maritimes. L’artiste questionne l’agenda nationaliste qui, pour le bien de la cause, a fait fi de la présence et de l’apport culturel des premiers habitants de ce territoire « acadien ». Maryse Arseneault s’inspire du motif de l’étoile à huit pointes tel qu’utilisé dans la fabrication des couvertures piquées mais dont les origines sont issues des décorations traditionnelles autochtones.

Au cours de sa résidence, Jean-Denis Boudreau tentera de fabriquer une machine qui servira à communiquer un signe de détresse en code morse, soit le « SOS ». Inspiré par la saga d’Évangeline qui, dans le conte de Longfellow, parcourt de grandes distances à la recherche de son amant Gabriel, ce projet joue sur la multiplication des moyens de communication à distance. Mêlant les techniques anciennes des peuples autochtones avec l’intérêt pour les technologies lo-fi de l’artiste, Jean-Denis Boudreau conçoit et fabrique une machine qui communique par l’entremise de signaux de fumée.

Dans une nouvelle série d’oeuvres intitulée « Ne me quitte pas », Stefan St-Laurent explore les liens culturels et familiaux qui ont rapproché les Acadiens et les Mi’kmaq de la côte est, des rapprochements historiques qui ne sont d’ailleurs que très rarement acceptés et encore moins célébrés. Une animation de perlage de la tradition ornementale mi’kmaq sera projetée sur une forme masculine habillée d’un costume acadien ancien. Le mouvement des perles rouges sur le corps rappelleront le sang qui coule dans les veines.

L’artiste fera aussi une intervention dans le Musée acadien qui sera présentée pendant le vernissage et collaborera avec l’artiste Cri-des-plaines/Wolastoqiyik, Ned Bear (nation Ekpahag, N.-B.), pour produire une oeuvre sculpturale gravée dans des sabots de bois. Cette série d’oeuvres cherche à démontrer la beauté intrinsèque de la collaboration interculturelle et des échanges, tant aujourd’hui qu'à travers l'histoire.

La résidence prendra fin avec des activités publiques cadrant dans les Journées de la culture, dont un vernissage et une conférence d’artiste. Le vernissage de l’exposition présentant les oeuvres créées au cours de la résidence aura lieu le vendredi 30 septembre à 17 heures. Le samedi 1er octobre, à 13 heures, les artistes en résidence seront invités à participer à une discussion portant sur l’identité acadienne telle qu’elle se manifeste dans leur démarche et dans l’art contemporain.

L’exposition « À l’ombre d’Évangeline » sera en montre du 30 septembre au 30 octobre.

Renseignements : 506 858-4687 / nisk.imbeault@moncton.ca
Source :
Communiqué de presse - Pour diffusion immédiate -
Fil de nouvelles Bookmark and Share
Imprimer cette page
Calendrier
Nouvelles
Bottin
Accueil  |  Communications, affaires publiques et marketing  |  Urgence  |  Assistance technique © 2017, Université de Moncton. Tous droits réservés.