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Mercredi 03 Novembre 2010

Antonine Maillet ou l’écriture contre la mort

Blanca Navarro Pardiñas
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Blanca Navarro Pardiñas, professeure en études françaises et hispaniques et chef du Secteur des arts et lettres de l’Université de Moncton, campus d’Edmundston (UMCE), présentait ses recherches sur la romancière et dramaturge Antonine Maillet lors d’un colloque international qui s’est tenu à la University of New Brunswick à Fredericton, les 22 et 23 octobre dernier.

Réunissant une cinquantaine de chercheurs en provenance d’une quinzaine de pays différents, ce colloque a été une occasion exceptionnelle de réfléchir sur un sujet bien d’actualité dans le domaine des recherches en littérature : les trajectoires et les dérives de la « littérature-monde » en français.

Issu d’un manifeste signé par quarante-quatre écrivains, dont le Prix Nobel de littérature Jean-Marie-Gustave Le Clézio, qui a été publié le 16 mars 2007 dans le journal français Le Monde, le concept de « littérature-monde » se veut l’affirmation de la pluralité et de l’hétérogénéité des nouvelles poétiques qui s’affirment en dehors de la France.

Les invités d’honneur du colloque, les romanciers Michel Le Bris et Alain Borer, tous deux écrivains signataires du « Manifeste pour une littérature-monde en français », se sont montrés très intéressés par la communication de la professeure Navarro Pardiñas, qui présentait le rôle essentiel qu’a joué Antonine Maillet dans l’avènement de cette nouvelle réalité de la littérature. Notre chercheure a proposé de nouvelles pistes de recherche pour l’œuvre d’Antonine Maillet, une littérature qui, pour reprendre les mots du manifeste, a la tâche « de donner voix et visage à l’inconnu du monde — et à l’inconnu en nous. »

Antonine Maillet, « écrivaine-monde »? Oui et non, répond la professeure Navarro Pardiñas avec une pointe d’ironie. Oui, si on convient que l’oeuvre de Maillet donne voix et visage à un monde qui n’a d’autres limites que celles de la liberté de l’imaginaire. Et, non, parce qu’en l’étiquetant de la sorte, ajoute la professeure, nous risquons d’enlever à l’imaginaire mailletien tout son pouvoir évocateur, toute son ambigüité.

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Renseignements : Blanca Navarro Pardiñas, professeure en études françaises et hispaniques et chef du Secteur des arts et lettres (blanca.navarro.pardinas@umce.ca; 506 737-55134 - b)
Source : Service des communications, Campus d'Edmundston
Communiqué de presse - Pour diffusion immédiate -
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