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Jeudi 21 Octobre 2010

La Gestion intégrée des zones côtières au Québec: le comité ZIP Baie des Chaleurs

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Ce mercredi 20 octobre, nous avons accueilli dans le cadre des cours GIZC4010 Gestion intégrée des zones côtières 1 et GEIN3700 Gestion des connaissances, Monsieur Joey Fallu, directeur du comité Zone d’Intervention Prioritaire (ZIP) Baie des Chaleurs pour nous entretenir sur la mise en œuvre de la Gestion Intégrée des Zones Côtières (GIZC) au Québec.

Le Comité ZIP Baie des Chaleurs existe depuis 1992 alors que la Loi sur les Océans du Canada (1996) n’était pas encore ratifiée et que la Politique Nationale de l’Eau du Québec (2002) était en train d’émerger. Il est donc l’un des 14 comités ZIP, groupes de concertation en environnement qui borde le fleuve Saint-Laurent d’Est en Ouest et se positionne aussi autour du golfe Saint-Laurent. Le territoire couvert par le comité ZIP Baie des Chaleurs « correspond au littoral sud de la péninsule gaspésienne, soit environ 350 kilomètres de côte incluant la baie des Chaleurs, un plan d’eau partagé avec le Nouveau-Brunswick. Il s’étend donc de l’estuaire de la rivière Restigouche jusqu’à la pointe de Cap Gaspé dans le Parc Forillon. » (ZIP Baie des Chaleurs, 2010).

Les comités ZIP sont centrés sur l’action et font participer la population par la mise en œuvre d’un Plan d’Action et de Réhabilitation Écologique (PARE). Le PARE est donc « un outil de sensibilisation permanent, dynamique et évolutif » (MPO, 2002), propice à la mise en œuvre d’une démarche GIZC. Les activités du comité ZIP sont diverses et variées, qu’il s’agisse d’acquisition de connaissances sur des espèces menacées (tel que le Satyre fauve, papillon de marais salé ou le Bar rayé) ou encore de mise en place de dispositifs de mise en valeur de milieux humides et également de réalisation d’activités de sensibilisation et d’éducation (nettoyage de plage).

Rappelons que les comités ZIP et l’organisme Stratégie Saint-Laurent constituent le Programme ZIP du Plan d’action Saint-Laurent (PASL) et permettent de « remettre le Saint-Laurent au monde » (Stratégie Saint-Laurent, 2010). Le PASL est issu d’une entente entre le gouvernement fédéral et provincial (du Québec) et ce, depuis 1988. Nous sommes aujourd’hui dans une période charnière de renégociation de cette entente alors qu’en mars dernier se terminait la quatrième phase du PASL (2005-2010). Le nouveau plan soumis à une consultation publique, suscite déjà la controverse alors que des pans du fleuve semblent vouloir être négligés et que l’intégration financière soit mise en avant (Bourgault-Côté, 2010) ce qui pourrait menacer la pérennité de plus de 20 ans de travail en direction d’une gestion intégrée des zones côtières et ce qui est de plus à l’opposé du mode de gouvernance préconisé jusqu’alors par la Gestion Intégrée du Saint-Laurent (GISL).

De plus, Monsieur Fallu a attiré notre attention sur l’Évaluation Environnementale Stratégique (EES) sur la mise en valeur d’hydrocarbure de la Baie des Chaleurs (zone 2) réalisé par le gouvernement du Québec et de toute l’importance des consultations publiques à venir. Monsieur Fallu nous a confié son désir d’entrer en contact avec des organismes du Nouveau -Brunswick, sachant que l’espace maritime de la Baie des Chaleurs est partagé par ces deux provinces.

Finalement, les discussions ont permis de nous interroger sur le rôle des organismes à but non lucratif dans la gestion des problématiques environnementales.

Monica Mallowan, Sciences de l'information - Intelligence économique
Anne Fauré, Administration publique - Zones côtières

Source : Service des communications, Campus de Shippagan
Communiqué de presse - Pour diffusion immédiate -
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