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Mardi 16 Février 2010

La migration des francophones de l'Ontario

Une étude réalisée par l'Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques, logé au Campus de Moncton de l'Université de Moncton, à partir des données du recensement de 2006 permet d'analyser les tendances migratoires des francophones de l'Ontario.

Alors que la plupart des études sur la migration ne distinguent pas les francophones des autres groupes linguistiques, cette étude permet de situer les tendances migratoires des francophones par rapport à l'ensemble de la population. Disponible sur le site Web de l'ICRML (www.icrml.ca), elle fait suite à celle qui vient d'être complétée sur le Nouveau-Brunswick.

L'équipe de recherche présentera prochainement les données pour l'ensemble du Canada sur le site Web de l'ICRML.

Faits saillants
Entre 2001 et 2006, il y a eu 747 680 migrants entrant* en Ontario, ce qui correspond à 6,6 pour cent de la population. Ce nombre comprenait 581 825 anglophones et 43 185 francophones, soit 7,4 et 9,0 pour cent de leur population respective.

Entre 2001 et 2006, il y a eu 774 655 migrants sortants en Ontario, ce qui correspond à 6,8 pour cent de la population. Ce nombre comprenait 607 215 anglophones et 46 365 francophones, soit, respectivement, 7,7 et 9,7 pour cent de leurs effectifs.

L'Ontario affiche un solde migratoire négatif pour les migrants de tous âges, soit -26 975 personnes, ou -0,2 pour cent de la population. Les francophones accusaient une perte nette de 3 180 migrants, soit -0,7 pour cent de la population francophone. London et Stratford-Bruce Peninsula sont les deux régions économiques qui affichent le plus haut taux de migration nette chez les francophones (respectivement 5,0 et 5,1 pour cent), tandis que Windsor Sarnia et Toronto sont les deux régions qui affichent le solde migratoire le plus faible (respectivement -6,0 et -5,5 pour cent).

Migration interprovinciale
Pendant cette période, l'Ontario a accueilli 185 775 migrants provenant de l'extérieur de la province, dont 22 995 étaient francophones. Ces nombres équivalent respectivement à 1,6 pour cent de la population totale ontarienne et à 4,8 pour cent de la population francophone. Par ailleurs, 212 750 migrants interprovinciaux, parmi lesquels figuraient 26 175 francophones, ont quitté l'Ontario. Le nombre de migrants interprovinciaux correspondait respectivement à 1,9 pour cent de la population totale et à 5,5 pour cent de la population francophone.

Les migrants francophones ont plus tendance que l'ensemble des migrants à quitter la province : 29,5 pour cent de l'ensemble des migrants ont quitté la province alors que 56,5 pour cent des migrants francophones l'ont fait.

Provinces d'origine et de destination des migrants
Les migrants interprovinciaux francophones provenaient plus souvent du Québec (73,5 pour cent), du Nouveau-Brunswick (6,7 pour cent), ainsi que de la Colombie-Britannique (5,7 pour cent). Parmi les provinces de destination, les migrants francophones se sont établis plus souvent au Québec (74,1 pour cent), en Alberta (7,6 pour cent), au Nouveau-Brunswick (6,2 pour cent) et en Colombie-Britannique (6,1 pour cent).

Jeunes de 20 à 29 ans
Entre 2001 et 2006, 52 740 jeunes migrants sont venus s'établir dans cette province alors que 53 005 l'ont quittée, ce qui représente une différence de - 265 personnes. Du côté des jeunes migrants francophones, la province a attiré 4 980 personnes mais 5 635 jeunes francophones ont quitté la province, ce qui représente un solde négatif de - 655 jeunes, soit -1,2 pour cent de la population francophone.

Tendances infraprovinciales
Dans l'ensemble de l'Ontario, les migrants francophones proviennent principalement de Toronto (à 23 pour cent) et du Nord-Est (à 23 pour cent) de la province. Ces deux régions économiques fournissent près de la moitié (46 pour cent) des migrants infraprovinciaux (9 280 sur 20 190).

Les régions d'Ottawa (24 pour cent), du Nord-Est (17 pour cent) et de Toronto (15 pour cent) sont celles qui attirent le plus de migrants. Une part importante (plus de 20 pour cent) des migrants provenant de cinq régions privilégient Ottawa comme région de destination. Par exemple, 53 pour cent des migrants de Kingston-Pembrooke et 42 pour cent des migrants du Nord-Est se destinent vers Ottawa. Le Nord-Est est aussi une destination privilégiée par une part importante des migrants (plus de 20 pour cent) en provenance de six régions économiques. Par exemple, 58 pour cent des migrants du Nord-Ouest se destine vers le Nord-Est. Enfin, Toronto est une région qui attire un nombre important de migrants (plus de 20 pour cent) en provenance de cinq régions économiques. Les régions de Windsor-Sarnia (3 pour cent), du Nord-Ouest (2 pour cent) et de Stratford-Bruce Peninsula (2 pour cent) sont les régions qui attirent le moins de migrants francophones.

L'échange entre Ottawa et Gatineau
Sur 8 980 migrants qui se sont dirigés vers le Québec, 4 675 ont migré dans la région économique voisine, soit l'Outaouais. Sur 8 330 migrants provenant du Québec, 3 170 provenaient de la région économique voisine, soit l'Outaouais. Le solde migratoire entre Ottawa et Gatineau est de 1 505 à l'avantage de Gatineau.

* Un migrant est une personne qui habitait dans une région économique différente lors du recensement de 2006 par rapport à celui de 2001. Nous distinguons les migrants qui entrent (migrants entrants) dans une région économique ou la province des migrants qui en sortent (migrants sortants).

Renseignements:
Éric Forgues, ICRML
506-858-4668

Maurice Beaudin, Université de Moncton, Campus de Shippagan
506-336-3627

Adresse Web : http://www.icrml.ca

Source :
Communiqué de presse - Pour diffusion immédiate -
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