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Mardi 20 Octobre 2009

La Chaire K.-C.-Irving estime que les coûts additionnels des délais

Les citoyens du Nouveau-Brunswick ont appris récemment que le retard dans la remise à neuf de la centrale nucléaire de Pointe Lepreau serait de 18 mois. Par ailleurs, Énergie NB a annoncé que les coûts additionnels engendrés par ce délai seraient absorbés par une augmentation ponctuelle de 1,8 à 2,5 pour cent et qu'elle serait reflétée dans les tarifs d'électricité pour la durée de vie prévue de la centrale, soit de 25 à 30 ans.

Selon l'information disponible, la Chaire K.-C.-Irving en développement durable de l'Université de Moncton estime que les coûts de cette augmentation des tarifs pour les consommateurs se situent entre 900 millions de dollars et 1,6 milliard de dollars.

« Avec son annonce sommaire portant sur les impacts financiers de la remise à neuf de la centrale nucléaire, Énergie NB tente de banaliser ce dossier pour les consommateurs d'électricité et les industries de la province, mentionne le titulaire de la Chaire, le professeur Yves Gagnon. La remise à neuf de Pointe Lepreau comporte des risques technologiques importants qui engendrent des risques financiers encore plus importants. Nous voyons maintenant que les coûts additionnels engendrés par les délais pourraient atteindre 1,6 milliard de dollars, soit plus de 2 000 $ pour chaque citoyen et citoyenne de la province. »

Les différentes expériences de remise à neuf de centrales nucléaires en Ontario ont démontré les risques inhérents à ce genre d'activité. En effet, l'expérience de remise à neuf de deux réacteurs nucléaires a engendré de coûts représentant 273 pour cent et 467 pour cent des coûts initiaux prévus, tandis que les travaux ont nécessité 250 pour cent du temps prévu. De surcroit, à la suite de ces travaux, l'efficacité de ces réacteurs a chuté à 50 pour cent et 65 pour cent.

Par ailleurs, Énergie NB valorise l'énergie nucléaire en soulignant l'absence d'émission de gaz à effet de serre dont le CO2 qui a une durée de vie entre 50 et 200 ans dans l'atmosphère. Or, selon la Société de gestion des déchets nucléaires du Canada, les déchets des centrales nucléaires « représentent un risque pour la santé pendant des milliers d'années ». Ce à quoi renchérit M. Gagnon « qu'il est irresponsable de faire la promotion de solution de rechange pour les émissions de gaz à effet de serre en faisant appel à des technologies qui ont un impact négatif d'un ordre de grandeur beaucoup plus important. »
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Dans ce contexte de risques technologiques et financiers importants et compte tenu que la contribution de cette centrale dans le portefeuille énergétique interne du Nouveau-Brunswick est somme toute relativement modeste, M. Gagnon exhorte le gouvernement du Nouveau-Brunswick d'imposer un moratoire de six mois dans les travaux de remise à neuf de Pointe Lepreau et de réévaluer le dossier en faisant appel à des expertises reconnues dans les aspects techniques et financiers du secteur de l'énergie, et d'arrêter de faire appel à des lobbyistes de l'Ontario pour décider de l'avenir énergétique du Nouveau-Brunswick.

« Le dossier de l'énergie nucléaire au Nouveau-Brunswick est beaucoup trop politisé, conclut M. Gagnon. Il est impératif de le dépolitiser et d'analyser la question nucléaire de façon rationnelle et objective et ce dans les meilleurs intérêts à long terme du Nouveau-Brunswick. »

Renseignements : Yves Gagnon, au 858-4152 ou 875-1896.
Source :
Communiqué de presse - Pour diffusion immédiate -
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