Université de Moncton

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Mercredi 31 Juillet 2019

Réaction de l’Université de Moncton face au dépôt d’une plainte au Commissariat aux langues officielles du Nouveau-Brunswick

La déclaration qui suit est de Jacques Paul Couturier, recteur et vice-chancelier par intérim de l’Université de Moncton. Elle fait suite à la signature et au dépôt d’une plainte au Commissariat aux langues officielles du Nouveau-Brunswick provenant de plusieurs personnes qui étudient, pratiquent ou ont exercé la profession infirmière.

La province du Nouveau-Brunswick est en pleine pénurie d’infirmières et infirmiers francophones. Nous tentons par tous les moyens de régler cette situation le plus rapidement possible en collaborant avec toutes les parties prenantes afin d’améliorer les décisions reliées à l’examen d’admission à la profession. L’Association des infirmières et infirmiers du Nouveau-Brunswick (AIINB) est une association professionnelle qui a le pouvoir d’encadrer l’accès et l’exercice de la profession infirmière. Elle est soumise aux dispositions de la Loi sur les langues officielles. C’est pourquoi nous appuyons la décision de ce groupe de personnes qui ont déposé une plainte au commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick.

En maintenant en place l’examen américain NCLEX-RN comme examen d’admission à la profession infirmière, l’AIINB viole la Loi sur les langues officielles et défavorise l’entrée sur le marché du travail d’une main-d’œuvre qualifiée. 

Les ressources francophones pour se préparer à cet examen étant très limitées, nous trouvons déplorable que les candidates et candidats francophones continuent d’être pénalisés après avoir fait de multiples demandes à l’AIINB.

Nul ne peut être défavorisé du fait qu’il a exercé son droit de choisir la langue officielle dans laquelle il satisfait aux exigences qu’impose leur association professionnelle. Nous soutenons que l’examen NCLEX-RN défavorise les diplômées et diplômés qui ont choisi la langue française pour satisfaire aux exigences de l’AIINB.

À l’heure actuelle, cette inégalité linguistique nuit à l’entrée sur le marché du travail à bon nombre d’infirmières et infirmiers et accentue la pénurie dans les hôpitaux du Nouveau-Brunswick.

Nous réitérons que le recours à un examen d’entrée bilingue et canadien demeure la meilleure solution à ce problème. Cette solution permettrait d’offrir les mêmes ressources aux étudiantes et étudiants francophones et anglophones afin de les préparer à leur évaluation pour pouvoir exercer la profession infirmière.
 
Source : Direction des communications, des affaires publiques et du marketing
Communiqué de presse - Pour diffusion immédiate -
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